Paris (awp/afp) - Les marchés boursiers mondiaux évoluent sereinement vendredi, à quelques instants de la publication très attendue de l'inflation américaine, dernier indicateur important avant la prochaine réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed).

A Wall Street, dans les premiers échanges vers 14H30 GMT, le Dow Jones prenait 0,16%, le Nasdaq 0,38% et l'indice élargi S&P 500 0,25%.

En Europe, Paris restait stable (+0,03%), Londres reculait légèrement (-0,16%) et Francfort grimpait de 0,88%.

Les investisseurs attendent la publication à 15H00 GMT de l'indice d'inflation PCE pour le mois de septembre, retardée à cause de la longue paralysie budgétaire ("shutdown") de 43 jours qui a touché l'administration américaine.

Ces chiffres "donneront de nouveaux éléments d'appréciation aux marchés avant la décision de la Fed, même s'il s'agit des chiffres de septembre", estime Alexandre Baradez, responsable de l'analyse marchés à IG France.

Il s'agit en effet du dernier indicateur important sur l'état de l'économie américaine, avant la réunion de politique monétaire de la banque centrale américaine des 9 et 10 décembre prochain.

Après plusieurs publications ayant montré un ralentissement du marché de l'emploi et donc de l'activité, ces dernières semaines, les acteurs du marché attendent massivement une baisse des taux, ce qui serait bon pour les actions.

L'inflation devrait en outre permettre d'"affiner les attentes" des investisseurs pour la trajectoire monétaire de l'institution en 2026, selon Ipek Ozkardeskaya, analyste à Swissquote.

Côté change, le dollar restait stable vers 14H15 GMT, en recul de 0,07% à 1,1652 dollar pour un euro.

Le taux d'intérêt à échéance deux ans de l'emprunt américain, plus sensible à la politique monétaire, atteignait 3,53%, contre 3,52% la veille en clôture. A échéance dix ans, il était à 4,12% contre 4,10%.

L'Argentine revient sur le marché de la dette

Le gouvernement argentin va émettre des obligations en dollars à échéance quatre ans, marquant ainsi son retour sur les marchés internationaux pour financer sa dette, a annoncé vendredi le ministre de l'Économie Luis Caputo.

Ces obligations, assorties d'un taux d'intérêt de 6,5%, seront les premières émises par Buenos Aires depuis 2018, a précisé le ministre. L'Argentine négocie actuellement un prêt d'environ 7 milliards de dollars auprès de banques et doit faire face à des échéances de dettes supérieures à 4 milliards de dollars en janvier.

Le pétrole ne bouge pas

Les cours du pétrole oscillent autour de l'équilibre vendredi, dans l'attente d'une évolution des discussions sur la guerre en Ukraine, tout en surveillant la progression des tensions entre les États-Unis et le Venezuela.

Vers 14H10 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, cédait 0,21% à 63,13 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, reculait de 0,28% à 59,50 dollars.

Netflix rachète Warner Bros

Netflix, le géant des services de vidéo à la demande par abonnement, va racheter le studio de cinéma et de télévision Warner Bros Discovery pour près de 83 milliards de dollars, ont annoncé les deux entreprises américaines dans un communiqué commun vendredi.

Cette acquisition permet à Netflix d'acquérir un immense catalogue de films, mais aussi le service de "streaming" HBO Max. C'est la plus grosse opération de consolidation dans le domaine du divertissement depuis le rachat de Fox par Disney, pour 71 milliards de dollars en 2019.

Dans les premiers échanges après l'ouverture de Wall Street, Netflix perdait 4,42% quand Warner Bros Discovery gagnait 3,22%.

BASF en forme

Le patron du premier chimiste allemand BASF (+1,82% à Francfort à 43,56 euros vers 14H10 GMT), Markus Kamieth, a indiqué dans une interview au Handelsblatt que plus de 2 milliards d'euros d'investissements par an étaient prévus dans son site principal de Ludwigshafen, en Allemagne.

Il a aussi vanté la demande pour ses produits chimiques en Chine, avec une hausse des ventes de 12% au troisième trimestre sur ce marché.

afp/cw