Paris (awp/afp) - Les Bourses mondiales patientent mercredi au second jour de la réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed), la première de son nouveau président Kevin Warsh, sur fond de stabilisation des prix du pétrole.

En Europe, vers 14H10 GMT, les Bourses évoluaient prudemment: Francfort cédait 0,10% et Londres 0,12% quand Paris et Milan gagnaient toutes deux 0,11%. Zurich progressait de 0,23%.

A Wall Street également, les premiers échanges se faisaient sans élan: l'indice Nasdaq prenait 0,35%. L'indice élargi S&P 500 gagnait 0,17% et le Dow Jones montait de 0,37%.

Il s'agit de la première réunion de la Fed de son nouveau patron Kevin Warsh, nommé par le président américain Donald Trump en remplacement de Jerome Powell.

"Il n'y a aucun doute sur le fait que la Réserve Fédérale laisse sa fourchette de taux inchangée ce soir, l'attention des marchés se portera sur les nouvelles projections d'inflation et de croissance, et sur la première intervention officielle de Kevin Warsh", estime Alexandre Baradez, responsable de l'analyse marché chez IG France.

Il prendra la parole à partir de 18H30 GMT, une demi-heure après l'envoi d'un communiqué concluant deux jours de réunion. Les observateurs attendent un statu quo malgré une inflation au plus haut depuis trois ans.

M. Warsh "prend les rênes d'une Fed inhabituellement divisée: lors de la dernière réunion, trois membres ont voté en faveur d'une hausse des taux, contre huit qui ont opté pour le statu quo", détaille Ipek Ozkardeskaya, de Swissquote Bank.

Les économistes de la Deutsche Bank anticipent que Kevin Warsh "adoptera une position relativement centriste au sein du comité. Autrement dit, il ne devrait ni plaider activement en faveur d'une baisse prochaine des taux, ni exclure totalement la possibilité de futures hausses de taux".

La récente baisse des prix du pétrole, permise par l'accord signé au Moyen-Orient offre toutefois "une plus grande marge de manoeuvre", souligne Daniela Hathorn, analyste de Capital.com. "Mais les pressions inflationnistes sous-jacentes n'ont pas disparu", prévient-elle.

Dans ce contexte, le billet vert restait presque stable (+0,09%) face à la monnaie unique, à 1,1597 dollar pour un euro.

Côté indicateurs, les ventes au détail ont progressé plus qu'attendu le mois dernier aux États-Unis, selon des données officielles publiées mercredi, tirées en particulier par les achats en stations-service, où les prix ont augmenté sur la période.

Le pétrole monte légèrement

Sur les marchés pétroliers, les prix remontaient légèrement après avoir fortement chuté lundi et mardi dans la foulée de l'annonce, ce week-end, de l'accord entre Washington et Téhéran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Vers 14H10 GMT, le cours du baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale, gagnait 1,52% à 80,16 dollars. Son équivalent américain, le WTI, prenait 1,50% à 77,19 dollars. Les deux références dépassaient encore les 90 dollars la semaine dernière.

Pour Tamas Varga, analyste de PVM Energy, le fort recul du pétrole ces derniers jours "constitue un vote de confiance manifeste indiquant que le pire, du moins en ce qui concerne les perturbations de l'approvisionnement, est désormais derrière nous".

Après presque quatre mois de blocage à cause de la guerre, le détroit d'Ormuz, artère commerciale cruciale pour le transport de marchandises, devrait rouvrir vendredi.

De premiers pétroliers iraniens ont d'ailleurs franchi la zone du blocus américain dans le détroit d'Ormuz, rapporte un site spécialisé mercredi, deux jours avant la signature officielle de l'accord par les représentants des deux belligérants en Suisse pour mettre fin au conflit.

afp/al