Paris (awp/afp) - Wall Street était stable lundi, restant prudente en attendant plusieurs résultats d'entreprises et des indicateurs économiques dans la semaine, tandis que les grandes places européennes se repliaient une heure avant la fermeture, sans catalyseur majeur pour aller de l'avant.
A Wall Street, vers 15h25 GMT, l'indice S&P 500 était tout proche de l'équilibre (+0,03%), tout comme le Dow Jones (-0,03%) et le Nasdaq (+0,08%).
En Europe, la Bourse de Paris perdait 0,41%, Francfort 0,88%, Milan 0,34%, tandis que Londres faisait du sur place (-0,01%).
Sur le front des entreprises, les investisseurs attendaient surtout de prendre connaissance mercredi des résultats du troisième trimestre (exercice décalé 2025-2026) du géant des puces Nvidia, dans un contexte d'inquiétudes grandissantes autour des valorisations faramineuses du secteur de l'intelligence artificielle (IA).
Ailleurs à l'agenda micro-économique, les résultats des grands distributeurs américains Target et Walmart donneront au marché un aperçu de la santé des consommateurs aux Etats-Unis.
Les investisseurs restent aussi prudents en attendant de rattraper plusieurs des publications manquées pendant le "shutdown", achevé mercredi après 43 jours qui ont marqué la plus longue paralysie budgétaire des Etats-Unis.
La période a laissé une visibilité limitée sur l'état de économie américaine, les données de nombreux organismes publics ayant été gelées. Les investisseurs attendent notamment jeudi le rapport sur l'emploi en septembre aux États-Unis.
L'absence de données économiques depuis octobre a poussé certains membres de la Réserve fédérale à se montrer plus prudents quant à la prochaine décision concernant une baisse des taux d'intérêt en décembre.
Dans ce contexte, les investisseurs se tourneront mercredi vers la publication du compte-rendu de la réunion de la Fed d'octobre, qui avait été marquée par une division inhabituelle parmi les membres de l'institution monétaire.
Sur le marché des changes, le billet vert prenait 0,25% par rapport à la monnaie unique européenne, à 1,1592 dollar pour un euro vers 15h25 GMT.
Sur le marché obligataire, le rendement de l'emprunt américain à dix ans était de 4,14%, contre 4,15% à la clôture vendredi. Son équivalent allemand, qui fait référence en Europe, était également presque stable, à 2,71%, après 2,72%.
La défense française dans le vert
Le secteur de la défense progressait après que le président ukrainien Volodymyr Zelensky a signé lundi avec son homologue français Emmanuel Macron à Paris une "déclaration d'intention" qu'il a qualifiée d'"historique" en vue de l'achat futur d'avions de combat français Rafale, dont l'Ukraine se doterait ainsi pour la première fois, et de systèmes de défense aérienne nouvelle génération.
Selon l'Elysée, cet accord, qui se projette "sur un horizon d'une dizaine d'années", prévoit de possibles contrats à venir pour "l'acquisition par l'Ukraine de matériel de défense français neuf": "de l'ordre de 100 Rafale, avec leurs armements associés", ainsi que le système de défense aérienne SAMP-T nouvelle génération, "en cours de développement", et des systèmes de radar.
Après cette annonce, le titre Dassault Aviation bondissait de 5,40% à Paris, et dans son sillage, Thales gagnait 1,63% et Airbus 0,63%, vers 15h25 GMT.
Bitcoin sous pression, pétrole atone
La fin de l'optimisme lié à la levée du "shutdown" aux États-Unis est également visible sur le bitcoin, la star des cryptomonnaies étant très sensible à l'aversion au risque des investisseurs.
Le bitcoin reprenait 2,47% à 94.165 dollars vers 15h25 GMT, après être tombé à 92'935 dollars, un plus bas depuis avril.
Les cours du pétrole restaient atones. Le cours du Brent de la mer du Nord perdait 0,11% à 64,32 dollars le baril et son équivalent américain, le WTI, cédait 0,19% à 59,97 dollars.
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