Paris (awp/afp) - Les Bourses mondiales digèrent une nouvelle salve de résultats d'entreprises jeudi, dont ceux meilleurs qu'attendu du géant américain des puces Nvidia, ravivant l'optimisme sur les marchés sans lever pleinement les doutes autour de l'intelligence artificielle (IA).

En Europe, vers 12H45 GMT, la Bourse de Paris prenait 0,94%, Francfort 0,48%, Londres 0,14% et Milan 0,26%.

A Wall Street, les contrats à terme sur les trois principaux indices laissaient présager une ouverture dans le vert.

En Asie, à la Bourse de Tokyo, l'indice vedette Nikkei a terminé en hausse de 0,29%. La Bourse de Séoul a bondi de 3,67%, Sydney a gagné 0,51%, mais l'indice hongkongais Hang Seng a cédé 1,44%.

"Les marchés abordent la fin de semaine avec un optimisme renouvelé après que Nvidia a publié une nouvelle série de résultats spectaculaires, apaisant les craintes liées aux dépenses en intelligence artificielle et ravivant [l'optimisme] dans l'ensemble du secteur technologique", commente Daniela Hathorn, de Capital.com.

Le géant américain des puces a présenté mercredi des résultats sensiblement supérieurs aux attentes pour le quatrième trimestre de son exercice décalé (clôturé fin janvier), son patron évoquant une demande de capacités pour l'IA en "croissance exponentielle".

Le bénéfice net du groupe ressort à 42,96 milliards de dollars, en hausse de 94% sur un an.

Dans les échanges électroniques avant l'ouverture de Wall Street, Nvidia s'affichait en petite hausse de 0,99%.

"Ces résultats ont agi comme un catalyseur pour les actifs risqués dans leur ensemble, faisant évoluer le ton d'un climat prudent vers une approche plus constructive, dans un environnement macroéconomique devenu de plus en plus incertain", explique Mme Hathorn.

"En résumé, les résultats sont excellents, les prévisions sont excellentes, les perspectives sont excellentes", a estimé Ipek Ozkardeskaya, analyste à Swissquote. Elle note toutefois "que des préoccupations importantes subsistent".

"Même si Nvidia a livré un nouveau trimestre exceptionnel, cela ne suffit pas à raviver pleinement l'appétit mondial pour le risque", souligne-t-elle.

Dans le secteur tech européen, SAP, éditeur de logiciels allemand, prenait 1,53% vers 12H45 GMT à Francfort.

A Paris, les entreprises d'informatique Capgemini (+1,28%), Atos (+6,41%) et Dassault Systèmes (+0,78%) évoluaient en hausse.

Hic pharmaceutique

Le laboratoire britannique Hikma Pharmaceuticals plongeait de 15,13% vers 12H45 GMT à la Bourse de Londres jeudi après avoir annoncé des prévisions décevantes pour 2026 et le remplacement de son directeur financier et ce, malgré la publication d'un bénéfice 2025 en hausse de 12% et d'un programme de rachat d'actions de 250 millions de dollars.

Indra s'envole

L'industriel de défense espagnol Indra s'envolait de 22,22% à la Bourse de Madrid vers 12H45 GMT, après avoir annoncé une explosion de son bénéfice net de plus de 50% en 2025, tiré par l'attribution de nouveaux contrats, en plein chamboulement du paysage de la défense en Espagne et en Europe du fait de l'invasion russe en Ukraine.

Spécialisé dans les technologies de l'information, la défense et la sécurité, ainsi que la gestion de trafic aérien, le groupe a dégagé 436 millions d'euros de profits l'an passé, contre 278 millions en 2024, soit une hausse vertigineuse de 57%, selon ses résultats annuels publiés mercredi.

Engie s'envole après l'annonce d'une acquisition majeure

L'action du groupe énergétique français Engie grimpait de 7,30% à la Bourse de Paris vers 12H45 GMT, au lendemain de l'annonce de l'acquisition de UK Power Networks (UKPN), distributeur d'électricité de référence au Royaume-Uni, et de la présentation de résultats 2025 en baisse, mais au-dessus des attentes.

Cette acquisition fera du Royaume-Uni le deuxième marché d'Engie après la France.

Le pétrole flanche

Les cours du pétrole évoluent en petite baisse jeudi, avant l'issue de la troisième session de pourparlers entre l'Iran et les États-Unis, qui a pour objectif de sortir du flou actuel "ni guerre ni paix", selon les mots du président iranien.

Vers 12H45 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord perdait 1,54% à 69,76 dollars, et son équivalent américain, le WTI, cédait 1,90% à 64,18 dollars.

afp/cw