Paris (awp/afp) - Les Bourses mondiales naviguent à vue vendredi, attentives à l'évolution de la situation au Groenland, tandis que l'argent a atteint pour la première fois les 100 dollars l'once, poussé par les incertitudes et la demande industrielle.
En Europe, Paris (-0,07%) et Londres (-0,07%) ont terminé à l'équilibre. Milan a cédé 0,58%. Francfort a grappillé 0,18%. Zurich a terminé sur un débours de 0,61%.
A New York, vers 17H50, le S&P 500 prenait 0,21% et le Dow Jones perdait 0,43%. Le Nasdaq gagnait 0,61%.
Les investisseurs temporisent après la nette hausse des cours de la veille, provoquée par le renoncement de Donald Trump à de nouveaux droits de douane contre plusieurs pays européens opposés à son annexion du Groenland par les Etats-Unis mercredi à Davos.
Une source au fait des discussions a indiqué à l'AFP que Washington et Copenhague allaient notamment renégocier leur accord de défense sur le territoire autonome danois datant de 1951.
Mais il y a "encore beaucoup de travail à faire", a confié à l'AFP Mark Rutte, secrétaire général de l'Otan.
"Certes, les menaces de droits de douane qui avaient pesé sur le marché en début de semaine sont pour l'instant écartées, mais le dossier du Groenland est loin d'être clos", note Christine Romar, chez CMC Markets.
L'or s'approche des 5000 dollars l'once, l'argent à 100 dollars
L'argent a dépassé pour la première fois le seuil des 100 dollars l'once (31,1g) vendredi, porté par son statut de valeur refuge face aux incertitudes suscitées par la politique de Donald Trump, ainsi que par la demande industrielle dans le solaire et l'électronique.
Après avoir plus que doublé en moins de quatre mois, le métal précieux s'envolait de 4,62% vers 17H50, à 100,6869 dollars l'once.
L'or frôlait lui le cap symbolique des 5000 dollars l'once, à 4983,05 dollars l'once.
Le "spread" franco-allemand se réduit
L'écart entre le taux d'intérêt français à échéance dix ans et son équivalent allemand, baromètre de la confiance des investisseurs envers la France, se réduit vendredi, alors que la perspective d'une adoption d'un budget pour 2026 se rapproche.
Cet écart, dit "spread", est passé sous la barre des 0,60 point de pourcentage vendredi, à 0,59 point dans les derniers échanges, contre 0,62 point la veille. En début de semaine, il était à 0,70 point.
Nvidia monte, Intel décroche
Le géant des puces Nvidia était en hausse (+1,49% à 187,59 dollars). Selon plusieurs médias américains, Pékin aurait conseillé à plusieurs entreprises technologiques chinoises de préparer leurs commandes de puces H200 de Nvidia, après des mois de blocage.
En revanche, Intel décroche, après la publication de ses prévisions pour le premier trimestre 2026: un chiffre d'affaires estimé entre 11,7 et 12,7 milliards de dollars, ce qui constituerait, au mieux, une stagnation, au pire une contraction de 8%.
Vers 17H50, son titre dévissait de plus de 15% à 45,74 dollars.
Puma et Adidas chutent à Francfort
L'équipementier Puma (-14,11%) a dégringolé à Francfort après des informations de presse selon lesquelles les discussions auraient pris fin entre la famille Pinault, qui détient 29% de Puma, et le groupe chinois Anta Sports.
Adidas (-5,70%) a chuté à son plus bas niveau depuis près de trois ans, après une note de la banque RBC qui a abaissé sa recommandation sur le titre et mis en garde les investisseurs contre une possible déception lorsque le groupe présentera, début mars, ses résultats annuels 2025 et communiquera ses objectifs pour la nouvelle année.
Hausse du pétrole
Les cours du pétrole sont en hausse vendredi, Donald Trump ayant affirmé jeudi qu'une "armada" navale américaine était en route pour le Golfe, ce qui renforce la pression sur Téhéran et ajoute un risque sur l'approvisionnement de cette région cruciale pour l'or noir.
Vers 17H50, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, prenait 2,70% à 64,06 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, gagnait 2,76% à 61,00 dollars.
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