Washington (awp/afp) - Les marchés boursiers mondiaux ont cédé du terrain mardi, la publication d'un indice d'inflation aux Etats-Unis n'ayant pas modifié les attentes sur le calendrier monétaire de la Réserve fédérale (Fed), tandis que l'or et l'argent poursuivent leur course aux records.
En Europe, Paris a perdu 0,14%, Londres (-0,03%) est restée stable. Milan a cédé 0,45%. Francfort a grappillé 0,06%. A Zurich, le SMI a cédé 0,46%.
A New York, le Dow Jones a perdu 0,80%, l'indice Nasdaq 0,10% et l'indice élargi S&P 500 a reculé de 0,19%.
Le rythme de l'inflation américain s'est calmé en fin d'année 2025, l'indice des prix à la consommation (CPI) ayant progressé de 2,7% le mois dernier en rythme annuel, contre 2,9% en décembre 2024.
C'est "légèrement inférieur aux attentes des consensus, ce qui laisse espérer que la Fed pourra continuer à soutenir l'économie", donc baisser ses taux en 2026, estime Jeff Schulze, responsable de la stratégie économique et de marché chez ClearBridge Investments.
Mais "cela ne suffit pas pour que la Fed agisse en janvier", lors de sa prochaine réunion de politique monétaire, les 27 et 28 janvier, tempère Steve Wyett, de BOK Financial.
Les experts sont encore une majorité à attendre un statu quo lors des trois prochaines réunions, ce qui n'amènerait une nouvelle détente qu'en juin, selon l'outil de veille CME FedWatch.
Le taux d'intérêt de l'emprunt américain à échéance dix ans restait stable vers 21H45 GMT, à 4,18%.
Le dollar grappillait 0,18% par rapport à la monnaie unique européenne, à 1,1646 dollar pour un euro.
En parallèle, "les actualités ne cessent d'affluer", assure auprès de l'AFP Pat Donlon, de Fiduciary Trust Company. L'analyste note les "nombreuses" déclarations de Donald Trump, qui donnent du fil à retordre au marché.
Le président américain a notamment continué d'éreinter le patron de la banque centrale américaine Jerome Powell et à demander des baisses de taux d'intérêt, sans s'émouvoir des appels à sauvegarder l'indépendance de l'institution.
M. Powell est sous le feu des projecteurs depuis qu'il a rendu publique dimanche une procédure lancée à son encontre par le ministère américain de la Justice.
Mardi, les dirigeants des grandes banques centrales de la planète, de l'Union européenne à la Corée du Sud en passant par le Brésil, ont apporté leur soutien à leur homologue américain.
L'or et l'argent au sommet, le pétrole en hausse
"Les inquiétudes concernant l'indépendance de la Fed, combinées à la terrible violence infligée aux manifestants en Iran (et aux récentes menaces de Trump à l'encontre du régime) et à l'instabilité mondiale plus générale, continuent de soutenir la demande de valeurs refuges", souligne David Morrison, de Trade Nation.
Les métaux précieux se sont envolés à de nouveaux records: l'once d'or (31,1 g) a atteint 4.634,55 dollars et celle d'argent 89,12 dollars.
Le pétrole a aussi progressé, après que Donald Trump a menacé lundi de sanctions les partenaires commerciaux de l'Iran. La Chine, premier importateur mondial de pétrole et principal partenaire commercial de l'Iran, est tout particulièrement visée.
Le baril de Brent de la mer du Nord a pris 2,51% à 65,47 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, a gagné 2,77% à 61,25 dollars.
JPMorgan Chase fait grise mine
La banque américaine JPMorgan Chase a ouvert le bal de la saison des résultats trimestriels aux Etats-Unis.
Ses performances pour les trois derniers mois de 2025 ont été contrastées, marquées par un recul de son bénéfice net à cause d'une charge liée à la reprise annoncée récemment de la gestion de la carte bancaire Apple Card.
Le titre a perdu 4,19% à 310,90 à Wall Street mardi.
Moderna en grande forme
Le laboratoire Moderna, à l'origine de l'un des premiers vaccins contre le Covid-19, s'est envolé de plus de 17% à Wall Street après des propos de son patron assurant que le chiffre d'affaires de 2025 s'établirait autour de 1,9 milliard de dollars.
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