PARIS (awp/afp) - Les Bourses mondiales évoluent sans grand changement lundi, dans une séance sans catalyseur majeur, le marché attendant la décision de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed) mercredi soir, dans l'espoir d'assister à une nouvelle baisse de ses taux directeurs.

A New York, vers 15h45, l'indice Nasdaq grappillait 0,15%, tandis que le Dow Jones (-0,09%) et le S&P 500 (-0,03%) oscillaient autour de leur point d'équilibre.

En Europe, la Bourse de Paris était quasiment stable (-0,05%), tout comme Milan (+0,06%), alors que Francfort gagnait 0,28% et Londres reculait de 0,22%. Vers 16h30, l'indice phare SMI de la Bourse suisse prenait 0,32%.

"Toutes les attentions cette semaine seront tournées vers la réunion (de politique monétaire)" de la Réserve fédérale américaine qui se tient mardi et mercredi, commente Jim Reid, économiste de Deutsche Bank. Les marchés "s'attendent à ce que la Fed procède à une dernière et troisième baisse de taux de 0,25 point de pourcentage pour 2025, portant à 6 le nombre de baisses depuis septembre 2024", résume M. Reid.

Les taux directeurs de la Fed sont actuellement situés dans une fourchette comprise entre 3,75% et 4%.

"La faiblesse récente des données sur l'emploi et un indice d'inflation (PCE) stable (...) soutiennent cette perspective", note Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote.

A 2,8% sur un an contre 2,7% en août, l'inflation s'éloigne encore de la cible de la banque centrale américaine qui est de 2%. L'inflation sous-jacente (hors prix de l'énergie et de l'alimentation) a quant à elle légèrement ralenti à 2,8% en glissement annuel, contre 2,9% le mois précédent.

Et "au-delà de cette décision de premier plan, le ton de la conférence de presse du président (Jerome) Powell et le communiqué qui l'accompagne seront essentiels" mercredi, note Jim Reid. "Le président Powell a tout intérêt à préserver sa marge de manoeuvre", estime Daniela Hathorn, analyste chez Capital.com. "Une baisse accompagnée de commentaires prudents pourrait soutenir l'appétit pour risque des investisseurs dans un premier temps", poursuit-elle.

Dans ce contexte, le dollar restait atone face à la monnaie unique (-0,05%) à 1,1648 dollar pour un euro vers 14H55 GMT.

Paramount lorgne sur Warner Bros

Le groupe de télévision et cinéma Paramount Skydance (+3,33% à New York) a présenté lundi une contre-offre pour son concurrent Warner Bros Discovery (+6,61%), valorisé 108,4 milliards de dollars, trois jours après l'annonce d'un accord de rachat entre Warner et Netflix (-2,90%).

A la différence de Netflix, qui ne propose de racheter pour l'essentiel que le studio Warner Bros et la plateforme de streaming HBO Max, Paramount Skydance veut acquérir l'ensemble de WBD, y compris son portefeuille de chaînes de télévision.

Le pétrole en repli

Du côté du pétrole, vers 15h55, le prix du baril de Brent de la mer du Nord perdait 1,40% à 63,75 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 1,43% à 59,22 dollars.

Les investisseurs pétroliers "mettent en balance les risques géopolitiques pesant sur l'offre et les inquiétudes liées à un surplus mondial imminent", commente Soojin Kim, analyste chez MUFG.

Sur le front géopolitique, le président ukrainien Volodymyr Zelensky retrouve lundi ses alliés européens à Londres pour consolider leurs positions sur un plan de règlement du conflit en Ukraine, après que Donald Trump a reproché au président ukrainien de "ne pas avoir lu" la dernière proposition américaine.

Un haut responsable au fait des dernières discussions a indiqué à l'AFP que la question des concessions territoriales éventuelles de l'Ukraine restait "la plus problématique" dans ces négociations, qui visent à mettre fin au conflit déclenché par l'invasion russe de l'Ukraine en février 2022.

"Les espoirs d'un accord de paix potentiel entre l'Ukraine et la Russie restent incertains, les tensions diplomatiques persistant", souligne Soojin Kim.

afp/vj