Paris (awp/afp) - Les marchés boursiers mondiaux évoluent sereinement vendredi, après la publication de l'inflation américaine en septembre qui a conforté leurs attentes d'une baisse imminente des taux de la Réserve fédérale américaine (Fed).
En Europe, Francfort a pris 0,61%. Paris est restée stable (-0,09%). Londres a perdu 0,45% et Milan 0,20%. A la Bourse suisse, le SMI a clôturé en hausse de 0,33% à 12936,30 points.
A Wall Street, vers 16H50 GMT, le Dow Jones prenait 0,12%, le Nasdaq 0,16% et l'indice élargi S&P 500 0,13%.
Les investisseurs digèrent les chiffres de l'inflation américaine, dernier indicateur important sur l'état de la première économie mondiale, avant la réunion de politique monétaire de la Fed des 9 et 10 décembre prochain.
Dans le détail, selon les chiffres officiels publiés au cours de la séance, l'inflation sous-jacente, hors prix volatils de l'énergie et de l'alimentation, a légèrement ralenti à 2,8%, contre 2,9% le mois précédent.
De quoi donner à la Fed des marges de manoeuvre pour baisser ses taux sans prendre le risque de relancer la hausse des prix.
"Il n'y a plus aucun élément remettant en cause une baisse des taux", relève David Kruk, responsable du trading de La Financière de l'Échiquier.
Cela intervient après plusieurs publications ayant montré un ralentissement du marché de l'emploi et donc de l'activité, ce qui a déjà donné de nombreux arguments en faveur d'un assouplissement monétaire pour stimuler l'économie.
Côté change, le dollar restait stable vers 16H40 GMT, en recul de 0,07% à 1,1635 dollar pour un euro.
Le taux d'intérêt à échéance deux ans de l'emprunt américain atteignait 3,55%, contre 3,52% la veille en clôture. A échéance dix ans, il était à 4,13% contre 4,10%.
L'Argentine revient sur le marché de la dette
Le gouvernement argentin va émettre des obligations en dollars à échéance de quatre ans, marquant ainsi son retour sur les marchés internationaux pour financer sa dette, a annoncé vendredi le ministre de l'Economie Luis Caputo.
Ces obligations, assorties d'un taux d'intérêt de 6,5%, seront les premières émises par Buenos Aires depuis 2018, a précisé le ministre. L'Argentine négocie actuellement un prêt d'environ sept milliards de dollars auprès de banques et doit faire face à des échéances de dettes supérieures à quatre milliards de dollars en janvier.
Le pétrole attentiste
Les cours du pétrole connaissent de faibles mouvements, dans l'attente d'une évolution des discussions sur la guerre en Ukraine, tout en surveillant la progression des tensions entre les États-Unis et le Venezuela.
Vers 16H40 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord prenait 0,57% à 63,26 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate gagnait 0,57% à 59,97 dollars.
Netflix rachète Warner Bros
Netflix, le géant des services de vidéo à la demande par abonnement, va racheter le studio de cinéma et de télévision Warner Bros Discovery pour près de 83 milliards de dollars, ont annoncé les deux entreprises américaines dans un communiqué commun vendredi.
Cette acquisition permet à Netflix d'acquérir un immense catalogue de films, mais aussi le service de "streaming" HBO Max. C'est la plus grosse opération de consolidation dans le domaine du divertissement depuis le rachat de Fox par Disney, pour 71 milliards de dollars en 2019.
Vers 16H40 GMT, Netflix perdait 2,40% et Warner Bros Discovery gagnait 3,48%.
BASF en forme
Le patron du premier chimiste allemand BASF (+2,34% à Francfort à 43,77 euros), Markus Kamieth, a indiqué dans une interview au Handelsblatt que plus de deux milliards d'euros d'investissements par an étaient prévus dans son site principal de Ludwigshafen, en Allemagne.
Il a aussi vanté la demande pour ses produits chimiques en Chine, avec une hausse des ventes de 12% au troisième trimestre sur ce marché.
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