New York (awp/afp) - Les titres des compagnies aériennes américaines s'envolaient en Bourse vendredi, sur la foi d'une information du Wall Street Journal annonçant que leur concurrent Spirit Airlines, en procédure de faillite, préparait l'arrêt de ses activités.

Rival direct de Spirit sur le marché des compagnies à bas prix, JetBlue prenait 4,41% vers 16H45 GMT. La seconde avait tenté de racheter la première en 2022 avant de renoncer après une décision de justice défavorable.

Egalement considéré comme membre historique de la catégorie "low-cost", Southwest Airlines était aussi à la fête (+3,16%), de même que Frontier Airlines (+6,32%).

United Airlines (+2,71%), Delta Air Lines (+2,28%) et American Airlines (+1,58%) étaient elles aussi recherchées, dans une moindre mesure.

Selon le Wall Street Journal, Spirit a pris la décision de suspendre ses opérations après que les discussions avec ses créanciers et le gouvernement américain n'ont pas permis de trouver d'issue au dossier.

"Spirit fonctionne normalement", a déclaré à l'AFP un porte-parole en réaction à l'article, refusant de commenter les négociations en cours.

Fin avril, plusieurs médias ont fait état de pourparlers avec l'exécutif américain en vue d'obtenir une aide de 500 millions de dollars.

Donald Trump a même évoqué une possible prise de contrôle par l'Etat fédéral "pour sauver des emplois".

"Nous examinons le dossier", a-t-il déclaré vendredi en réponse à une question liée à l'article du Wall Street Journal. "Nous le ferons si c'est une bonne affaire", a ajouté le président américain, promettant "une annonce aujourd'hui".

Selon des données publiées par le ministère américain des Transports, Spirit a transporté, entre février 2025 et janvier 2026, 27,7 millions de passagers, ce qui le situe à la neuvième place aux Etats-Unis.

La compagnie dont le siège se situe à Dania Beach (Floride) est en procédure de sauvegarde depuis août 2025, après un premier passage sous ce statut entre novembre 2024 et mars 2025.

Spirit avait annoncé, fin février 2026, un accord de principe avec ses créanciers et une possible sortie de la procédure de faillite au tournant de l'été.

Mais la guerre au Moyen-Orient a fait flamber le cours du kérosène et remis la société dans une situation financière délicate.

afp/rp