Les contrats à terme sur les indices américains se sont stabilisés mercredi, après la plus forte chute enregistrée par Wall Street en trois mois. L'attention se tourne désormais vers l'intervention du président Donald Trump à Davos, après que ses commentaires sur l'acquisition du Groenland ont déstabilisé les marchés plus tôt dans la semaine.

Les trois principaux indices américains ont terminé la séance de mardi en baisse de près de 2 %, alors que les investisseurs se sont rués sur les valeurs refuges après que Trump a menacé de mettre en place une nouvelle vague de droits de douane contre les alliés européens tant que les États-Unis ne seraient pas autorisés à acheter le Groenland, territoire autonome du Danemark.

Trump prononce mercredi un discours d'ouverture au Forum économique mondial de Davos, en Suisse, où il devrait une nouvelle fois plaider en faveur de l'acquisition du Groenland.

Les grandes capitalisations américaines, dont Nvidia et Apple, ont figuré parmi les plus fortes baisses lors de la séance de mardi. Combiné à une baisse du dollar et des bons du Trésor, ce mouvement a relancé les discussions autour du "Sell America trade" apparu après l'annonce tarifaire du "Liberation Day" en avril.

L'indice de volatilité CBOE s'est légèrement replié à 19,60 points mercredi, après avoir atteint un sommet de deux mois à 20,99 la veille.

À 06h48 (heure de l'Est), les contrats Dow E-minis reculaient de 36 points, soit 0,07 %, les S&P 500 E-minis progressaient de 2,5 points, soit 0,04 %, et les Nasdaq 100 E-minis perdaient 22,5 points, soit 0,09 %.

DAVOS, DONNÉES & RÉSULTATS

Le discours de Trump à Davos pourrait clarifier la position de la Maison Blanche sur le Groenland, déterminant si les tensions avec l'Europe vont s'intensifier ou s'apaiser.

Les investisseurs suivront également les déclarations d'autres dirigeants économiques et mondiaux à Davos. À Washington, les marchés seront attentifs à la Cour suprême des États-Unis, qui doit examiner les arguments concernant la volonté de Trump de révoquer la gouverneure de la Réserve fédérale, Lisa Cook.

Par ailleurs, les investisseurs devront faire face à une semaine chargée en données, dont le PIB du troisième trimestre, les indices PMI de janvier et le rapport sur les dépenses de consommation personnelle (PCE), la mesure d'inflation privilégiée par la Fed. S'ajoute à cela un calendrier dense de publications de résultats, avec Procter & Gamble, Johnson & Johnson et Intel, qui devraient donner un aperçu de la demande des consommateurs et de la dynamique économique générale.

Le titre Netflix a chuté de 6,8 % avant l'ouverture, malgré des résultats supérieurs aux attentes pour le quatrième trimestre, alors que le géant du streaming reste engagé dans une bataille acharnée pour le contrôle de Warner Bros Discovery.

United Airlines a gagné 3,8 % après avoir publié des perspectives optimistes pour le trimestre en cours et l'année complète, portée par une forte demande de la part des voyageurs aisés et des entreprises.

Ses concurrentes American Airlines et Delta Air Lines ont chacune progressé d'environ 1 %.

Halliburton a pris 1,3 % après avoir dépassé les attentes pour son bénéfice du quatrième trimestre.

Sur les 33 entreprises du S&P 500 ayant publié leurs résultats trimestriels jusqu'à vendredi dernier, 84,8 % ont battu les estimations des analystes, selon les données LSEG I/B/E/S, contre une moyenne à long terme de 67,3 %.

Kraft Heinz a reculé de 4,6 % après qu'un document réglementaire a révélé que Berkshire Hathaway pourrait céder sa participation de 27,5 % dans la société de produits de grande consommation.