Le secteur de la distribution au Royaume-Uni est sous pression face à la croissance fulgurante des plateformes 'ultra-low-cost' telles que Shein, Temu, AliExpress et, plus récemment, Amazon Haul. Ces dernières expédient les colis directement depuis les usines chinoises vers les consommateurs, bénéficiant ainsi d'une exonération de droits de douane pour les envois d'une valeur inférieure à 135 livres.
En novembre dernier, le gouvernement britannique a annoncé qu'il commencerait à taxer les colis de commerce électronique de faible valeur à partir de mars 2029 'au plus tard' et a lancé une consultation à ce sujet.
Toutefois, ce calendrier place la Grande-Bretagne bien derrière l'Union européenne, qui prévoit une taxe de 3 euros dès le mois de juillet, et les États-Unis, premier marché de Shein et Temu, qui ont mis fin en août à leur exonération douanière, dite 'de minimis', sur les colis de moins de 800 dollars.
LE GOUVERNEMENT DOIT AGIR PLUS VITE, SELON LES DISTRIBUTEURS
Dans une lettre adressée au Premier ministre Keir Starmer et à la ministre des Finances Rachel Reeves, 16 distributeurs britanniques - parmi lesquels figurent également Primark, Argos, ASOS, Kingfisher et Currys - ont affirmé que le gouvernement devait accélérer le processus.
'Il est impératif d'agir maintenant', souligne la lettre, notant que les importations de faible valeur ont bondi de plus de 50% entre les exercices 2023-2024 et 2024-2025.
'Nous vous exhortons à accélérer la mise en oeuvre de la réforme douanière, avec des avancées significatives d'ici la période de pointe commerciale de 2026.'
Le courrier précise que si cela s'avère impossible, le gouvernement doit suivre l'exemple de l'UE en instaurant une mesure transitoire sous la forme d'une taxe forfaitaire par colis.
'Cela ... commencerait à rétablir une concurrence loyale entre les détaillants britanniques et les vendeurs étrangers, au bénéfice final des consommateurs du Royaume-Uni', ajoute le texte.
(1 dollar = 0,7437 livre)


















