Paris (awp/afp) - Les Bourses mondiales évoluent sans élan mercredi, dans l'attente de l'issue de la réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed) qui devrait baisser ses taux directeurs et dessiner des perspectives pour 2026.
En Europe, vers 8H15 GMT, peu après l'ouverture, Paris perdait 0,19%, Milan 0,34%. Francfort (-0,06%) et Londres (+0,09%) étaient à l'équilibre.
En Asie, dans les derniers échanges, Hong Kong prenait 0,29% et Shanghai cédait 0,23%. Tokyo a terminé en léger recul (-0,10%).
"L'attentisme domine alors que la réunion de la Fed approche à grands pas", relève John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion Private Bank.
La réunion du comité monétaire de la Fed (FOMC) a lieu entre mardi et mercredi. Selon l'outil de veille CME FedWatch, les investisseurs anticipent à près de 90% une nouvelle baisse des taux, qui les ramènerait dans une fourchette comprise entre 3,50% et 3,75%.
"Ce que nous ignorons, c'est ce que la Fed prévoit pour l'an prochain. Combien de baisses de taux anticipe-t-elle et si ses projections convaincront les marchés", s'interroge Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote Bank.
Les gouverneurs sont divisés sur la marche à suivre dans les prochains mois. Trois camps se dessinent: les partisans d'un statu quo, ceux qui ont laissé planer le doute et les défenseurs d'un desserrement monétaire.
Des statistiques ayant fait état mardi d'une hausse des offres d'emploi aux Etats-Unis, à rebours des attentes des analystes, ont récemment entraîné une "réévaluation" des attentes, en faveur d'une politique plus restrictive, explique Chris Weston, analyste chez Pepperstone.
Plus un marché de l'emploi - donc une économie - est dynamique, plus une baisse des taux directeurs risque de provoquer une relance de l'inflation, car elle accélère la consommation et augmente la demande par rapport à l'offre.
Désormais, "les marchés anticipent donc des baisses de taux de la Fed au premier semestre 2026, suivies d'une pause" et il existe même "une probabilité faible, mais croissante, d'une hausse des taux l'an prochain", relève Kathleen Brooks, analyste pour XTB.
Dans ce contexte, le discours de Jerome Powell, le président de la Fed sera particulièrement scruté.
Côté change, le dollar cédait 0,19% face à la monnaie unique européenne, à 1,1648 dollar pour un euro.
Le budget de la Sécu adopté en France
En France, les députés ont adopté le projet de budget de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026 mardi, suspendant notamment la mise en oeuvre de la réforme des retraites jusqu'en janvier 2028.
"Ce vote sonne comme un succès pour l'approche conciliante du Premier ministre Sébastien Lecornu, qui aura sauvegardé au moins temporairement les apparences pour un budget de la Sécurité sociale de compromis", relèvent les analystes de Natixis.
En revanche, "il est encore cependant bien trop tôt pour crier victoire" et les "espoirs d'un budget français en bonne et due forme pour 2026" devraient "être vraisemblablement déçus", jugent-ils.
Dans ce contexte, le rendement à échéance dix ans de l'emprunt français atteignait 3,58%, contre 3,55% la veille. Son équivalent allemand, référence en Europe, atteignait 2,86%, contre 2,85%.
Delivery Hero en hausse
Le titre du service de livraison de repas Delivery Hero (+6,87% à Francfort) est recherché après une lettre envoyée mardi par le groupe berlinois à ses actionnaires dans laquelle il dit examiner des "options" stratégiques, comme de nouvelles cessions, en réponse à la faiblesse récente du cours. Le groupe a aussi été mis sous pression d'agir par des investisseurs, comme récemment rapporté par Bloomberg.
TUI prudent
Le premier voyagiste européen TUI (-3,01%) va de nouveau verser un dividende à ses actionnaires, le premier depuis la pandémie de Covid-19, après un bond d'environ son bénéfice lors de l'exercice bouclé fin septembre. Il a en revanche présenté mercredi des prévisions pour 2026 prudentes en raison du contexte commercial actuel ainsi que des incertitudes macroéconomiques et géopolitiques persistantes.
Le pétrole à l'équilibre
Le marché pétrolier se stabilise, après plusieurs séances minées par les craintes d'une surabondance de l'offre. Vers 8H10 GMT, le baril de WTI nord-américain était à l'équilibre (+0,07%) à 58,25 dollars, tout comme celui de Brent de la mer du Nord (+0,05%) à 61,97 dollars.
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