Paris (awp/afp) - Les Bourses mondiales sont atones mercredi, à quelques heures de connaître l'issue de la réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed), qui devrait baisser ses taux directeurs, le marché attendant surtout des indications sur leur trajectoire en 2026.

A New York, vers 14H50 GMT, l'indice S&P 500 faisait du sur-place (+0,04%), le Nasdaq reculait légèrement de 0,15% et le Dow Jones grappillait 0,10%.

En Europe, Paris perdait 0,35%, Milan 0,33%, Francfort 0,41% et Zurich 0,17%, tandis que Londres prenait 0,28%.

Les marchés "restent relativement calmes avant la dernière décision de la Fed en 2025", a résumé Patrick Munnelly, analyste pour Tickmill Group.

La réunion du comité monétaire de la Fed (FOMC) a débuté mardi et s'achève mercredi. Selon l'outil de veille CME FedWatch, les investisseurs anticipent à près de 90% une nouvelle baisse des taux, ce qui les ramènerait dans une fourchette comprise entre 3,50% et 3,75%.

"Ce que nous ignorons, c'est ce que la Fed prévoit pour l'an prochain. Combien de baisses de taux anticipe-t-elle et si ses projections convaincront les marchés", s'interroge Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote Bank.

Les gouverneurs sont divisés sur la marche à suivre dans les prochains mois. Trois camps se dessinent: les partisans d'un statu quo, ceux qui ont laissé planer le doute et les défenseurs d'un desserrement monétaire.

Des statistiques ayant fait état mardi d'une hausse des offres d'emploi aux Etats-Unis, à rebours des attentes des analystes, ont récemment entraîné une "réévaluation" des attentes, en faveur d'une politique plus restrictive, explique Chris Weston, analyste chez Pepperstone.

Plus un marché de l'emploi - donc une économie - est dynamique, plus une baisse des taux directeurs devient risquée: elle peut provoquer une relance de l'inflation, car elle augmente la demande par rapport à l'offre.

Désormais, "les marchés anticipent donc des baisses de taux de la Fed au premier semestre 2026, suivies d'une pause" et il existe même "une probabilité faible, mais croissante, d'une hausse des taux l'an prochain", relève Kathleen Brooks, analyste pour XTB.

Côté change, le dollar restait stable (-0,09%) face à la monnaie unique européenne, à 1,1627 dollar pour un euro.

Sur le marché obligataire, le rendement de l'emprunt américain à dix ans évoluait à 4,19% vers 14H50 GMT, comme à la clôture mardi. Son équivalent allemand, qui fait référence en Europe, était à 2,86%, après 2,85% la veille.

Amazon investit des dizaines de milliards en Inde

Le géant du commerce en ligne Amazon (+0,82% à New York) a annoncé mercredi qu'il allait presque doubler ses investissements en Inde, afin d'augmenter les exportations, créer des emplois et innover dans l'intelligence artificielle (IA) de ce pays d'Asie du Sud.

"Amazon a annoncé son intention d'investir plus de 35 milliards de dollars dans toutes ses activités en Inde d'ici 2030, s'appuyant sur près de 40 milliards de dollars déjà investis dans le pays jusqu'à présent", a déclaré le géant américain dans un communiqué.

Delivery Hero bondit

Le titre du service de livraison de repas Delivery Hero (+11,24% à Francfort) est recherché après une lettre envoyée mardi par le groupe berlinois à ses actionnaires dans laquelle il dit examiner des "options" stratégiques, comme de nouvelles cessions, en réponse à la faiblesse récente du cours.

Le pétrole recule

Le marché pétrolier poursuit son mouvement de repli, après déjà plusieurs séances minées par les craintes d'une surabondance de l'offre.

Vers 14H50 GMT, le baril de WTI nord-américain lâchait 0,57% à 57,92 dollars et celui de Brent de la mer du Nord 0,52% à 61,94 dollars.

L'once d'or abandonnait 0,26% à 4.208 dollars.

Le bitcoin cédait 0,74% à 91.976 dollars.

afp/al