La séance de mardi s’est refermée sur une note hésitante en Europe, malgré un CAC 40 quasi stable (-0,07% à 7.981,76 points) et un Euro Stoxx 50 inchangé (+0,04% à 5.851,16). Francfort a grappillé 0,38%, Londres 0,07%, tandis que Milan a cédé 0,65%. En toile de fond, la tension est montée sur les marchés obligataires : le Bund 10 ans a touché 3,19%, l’OAT 10 ans 3,83%, des niveaux inédits depuis plus d’une décennie, sur fond de pétrole toujours au‑dessus de 110 dollars le baril et de détroit d’Ormuz paralysé. 

Outre‑Atlantique, Wall Street a enchaîné une troisième séance de repli, le Dow Jones perdant 0,65% à 49.363 points, le S&P 500 0,67% à 7.353 et le Nasdaq Composite 0,84% à 25.870. La flambée des rendements – le 10 ans américain à 4,69%, le 30 ans à 5,19%, un plus haut depuis 2007 – ravive les paris de hausse de taux de la Fed d’ici la fin de l’année, alors que la guerre en Iran entretient la poussée des prix de l’énergie.

Côté macro, la journée a été marquée par une nouvelle accélération de l’inflation canadienne (CPI à 2,8% sur un an en avril, contre 2,4% en mars) et par des taux longs en nette hausse des deux côtés de l’Atlantique. Aux États‑Unis, les promesses de ventes de logements ont progressé de 1,4% en avril, mieux qu’attendu.

Aujourd'hui, le CAC 40 ouvre dans un climat prudent, en repli initial de 0,3%.
Les investisseurs auront les yeux rivés sur une salve de statistiques : inflation britannique (CPI et PPI d’avril), PPI allemand, inflation finale de la zone euro, mais aussi les stocks pétroliers, les minutes de la Fed. Surtout, les résultats trimestriels de Nvidia, attendus après la clôture de Wall Street, pourraient donner le ton à l’ensemble de la thématique IA et, par ricochet, aux grands indices mondiaux.

Graphiquement, le yoyo continue et seule la sortie des 7850/8095 points permettra de renouer avec une dynamique affirmée.