La séance d'hier a été marquée par un brutal retour de l’aversion au risque, sur fond de menaces douanières de Donald Trump liées au dossier du Groenland. Tous les indices ont décroché, le CAC 40 a pour sa part terminé en baisse de 0,61% à 8062 points, après une brève incursion sous les 8000 points.
Outre-Atlantique, le S&P 500 a chuté de 2,06%, le Dow Jones de 1,76% et le Nasdaq de 2,39%, leur pire séance depuis octobre. Les valeurs de croissance et la tech ont été particulièrement attaquées, alors que l’or et l’argent ont inscrit de nouveaux records.
Côté macro, la journée d’hier a surtout été rythmée par la flambée des rendements obligataires, emmenés par le marché japonais, et par la glissade du dollar, dans un climat de « Sell America ». Les taux US à 10 ans ont grimpé à 4,29%, tandis que les rendements japonais à long terme atteignaient des plus hauts de plusieurs décennies avant de se détendre en Asie ce matin.
Aujourd’hui, le CAC 40 et ses voisins auront les yeux rivés sur Davos, où Donald Trump doit prononcer un discours très attendu, tout comme Christine Lagarde. Sur le front des statistiques, le Royaume-Uni publie son inflation de décembre, tandis que l’agenda européen sera animé par une nouvelle salve de résultats d’entreprises, notamment en France avec Atos et plusieurs poids lourds du luxe et des infrastructures.
Le marché parisien est pour le moment proche de l'équilibre en préouverture.
Techniquement, pas de changement, on maintiendra pour le moment un biais baissier sous les 8165 points dans une logique de prudence.





















