Le blocus du détroit d'Ormuz persiste, tandis qu'un déplacement des pétroliers vers l'Atlantique pèse sur les tarifs en Europe, les navires qui opéraient précédemment dans le Golfe se repositionnant désormais.
La baisse des taux de fret soutient une hausse des prix nets (netbacks) pour les exportations de pétrole russe. Reuters estime que ce dernier repli du fret pourrait relever les prix de l'Urals de 3 à 7 dollars par baril aux ports de chargement, sur une base FOB.
La demande d'Urals en Inde, l'un de ses principaux débouchés, reste robuste, soutenue par la prolongation des dérogations américaines et le redémarrage de la raffinerie de Nayara après maintenance. Washington a prolongé le 18 mai, pour une durée de 30 jours, une exemption de sanctions autorisant l'achat de pétrole russe déjà en mer, afin de soutenir les pays énergétiquement vulnérables confrontés aux perturbations liées au conflit iranien.
Selon des sources, le coût d'expédition des cargaisons par Aframax de Primorsk vers l'Inde est tombé à 13 millions de dollars, contre plus de 18 millions de dollars entre fin avril et début mai.
Le fret pour les pétroliers Suezmax sur la même route s'affiche à environ 16 millions de dollars par voyage.
Le coût du transport de l'Urals depuis le port de Novorossiisk, en mer Noire, vers l'Inde sur des Suezmax a reculé à 18 millions de dollars, contre 20 à 21 millions précédemment. L'exportation et le transit de pétrole via les ports de l'ouest de la Russie ont progressé d'environ 150 000 barils par jour, soit près de 9%, au cours des deux premières semaines de mai par rapport à avril, selon les données des négociants, de LSEG et les calculs de Reuters. (Rédaction par Reuters ; Montage par Kirsten Donovan)



















