Ces derniers mois, plusieurs transactions massives et opportunément programmées ont suscité l'inquiétude de législateurs américains et d'experts juridiques. Ces derniers craignent que les décisions liées à la guerre et à la diplomatie n'offrent à certains intervenants un avantage indu sur des marchés de dérivés volatils et opaques.
* Entre 12h24 et 12h25 GMT, des investisseurs ont vendu un total de 7 990 lots de contrats à terme sur le Brent, selon les données de LSEG.
* Sur la base des cours de l'époque, ces transactions représentaient une valeur d'environ 760 millions de dollars.
* À 12h45 GMT, le ministre iranien des Affaires étrangères a publié sur X que le passage de tous les navires commerciaux par le détroit d'Ormuz était déclaré totalement libre pour la durée restante de la trêve, conformément au cessez-le-feu au Liban.
* Cette annonce a entraîné une chute du brut allant jusqu'à 11% sur la journée dans les minutes qui ont suivi.
* Reuters a rapporté que le 7 avril, des paris d'une valeur d'environ 950 millions de dollars avaient été pris quelques heures seulement avant que les États-Unis et l'Iran n'annoncent un cessez-le-feu de deux semaines. Le 23 mars, des investisseurs avaient vendu pour 500 millions de dollars de contrats à terme sur le pétrole 15 minutes avant que le président américain Donald Trump ne déclare qu'il suspendait les frappes contre les infrastructures énergétiques iraniennes, provoquant un plongeon de 15% des cours.
* La Commodity Futures Trading Commission (CFTC) des États-Unis enquête sur une série de transactions sur les contrats à terme pétroliers, notamment celles du 23 mars et du 7 avril, exécutées peu avant des revirements politiques majeurs de Donald Trump liés au conflit avec l'Iran, a indiqué mercredi une source proche du dossier. (Reportage Amanda Cooper ; rédaction Elisa Martinuzzi et Kirsten Donovan)





















