22 avril (Reuters) - Le président américain Donald Trump a annoncé mardi soir prolonger pour une durée indéterminée la trêve avec l'Iran, dont la fin était imminente, disant vouloir permettre la poursuite des négociations avec Téhéran.
Revenant sur les menaces brandies plus tôt dans la journée, Donald Trump a déclaré que les Etats-Unis allaient s'abstenir d'attaquer l'Iran jusqu'à ce qu'une proposition soit transmise par Téhéran et les discussions terminées, citant une demande du Pakistan, médiateur des négociations entre les deux camps.
L'annonce du président américain semble toutefois être unilatérale et on ne savait pas encore si l'Iran ou Israël, allié de Washington, accepteraient de prolonger la trêve.
Donald Trump a précisé que le blocus maritime de l'Iran par l'armée américaine, vivement dénoncé par Téhéran, se poursuivrait.
L'agence de sécurité maritime britannique a de son côté signalé qu'un porte-conteneurs avait été attaqué durant la nuit au large d'Oman par une vedette des Gardiens de la révolution.
Un conseiller de Mohammed Baqer Qalibaf, président du Parlement et négociateur en chef iranien, a réagi à l'annonce du président américain en estimant que celle-ci ne "vaut rien", dénonçant un "stratagème" pour gagner du temps en vue d'une attaque et appelant à une réponse militaire au blocus maritime.
Ce n'est pas la première fois depuis le début du conflit, déclenché le 28 février par les bombardements des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran, que Donald Trump repousse un ultimatum. Il avait réitéré ces derniers jours sa menace de détruire toutes les centrales électriques et ponts iraniens - comme il l'avait fait avant l'annonce le 7 avril au soir de la trêve actuelle, faisant fi de tout risque de commettre des crimes de guerre.
En outre, un doute subsiste sur la tenue ou non d'une nouvelle session de négociations au Pakistan. Si Islamabad s'est préparé à accueillir de nouveaux pourparlers, un représentant de la Maison blanche a dit que J.D. Vance ne se rendrait pas au Pakistan ce mardi. Le vice-président américain était à la tête de la délégation qui a rencontré il y a dix jours à Islamabad des représentants iraniens de haut rang.
Le POINT SUR le conflit au Moyen-Orient
LES DERNIERS DÉVELOPPEMENTS (heure de Paris)
09h38 - L'armée israélienne dit ne pas avoir connaissance d'une frappe dans la région libanaise de la Bekaa. Selon l'agence de presse libanaise ANI, cette attaque de drone menée par Israël a fait un mort et deux blessés dans les faubourgs d'Al-Jbour, en violation de la trêve en vigueur entre Israël et le Liban.
08h47 - Une vedette du Corps des gardiens de la révolution iraniens a ouvert le feu durant la nuit sur un porte-conteneurs au nord-est d'Oman, causant d'importants dégâts sur le pont du navire, d'après l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO.
Aucun incendie ou impact sur l'environnement n'a été signalé et l'équipage est indemne, ajoute l'UKMTO sur son site.
07h26 - Cités par l'agence Mehr, les Gardiens de la révolution se disent prêts à affronter toute nouvelle agression, promettant d'"infliger des coups cuisants aux intérêts ennemis" en cas de reprise des hostilités avec les Etats-Unis. Ils appellent à la vigilance sur "le champ de bataille silencieux" et à la surveillance des actions ennemies durant le "soi-disant cessez-le-feu".
07h10 - Une personne a été tuée et deux autres ont été blessées la nuit dernière lors d'une frappe de drone israélienne sur les faubourgs d'Al-Jbour dans la plaine libanaise de la Bekaa, rapporte l'Agence nationale d'information (ANI).
06h52 - L'Iran a exécuté un homme reconnu coupable d'espionnage au profit des services de renseignements israéliens et d'avoir transmis des informations sensibles, rapporte l'agence de presse Mizan.
02h55 - Donald Trump envisage de prolonger la levée des restrictions sur le trafic maritime visant à faciliter les livraisons de carburant et d'autres biens, rapporte Axios, citant un responsable américain.
Le président américain avait autorisé la levée du Jones Act pour une durée de 60 jours à compter du 17 mars dans l'espoir que cela endigue la flambée des prix du carburant provoquée par la guerre au Moyen-Orient.
La loi de 1920 sur la marine marchande, ou Jones Act, limite le trafic interportuaire américain aux seuls navires construits, possédés et exploités par des Américains.
A VOIR AUSSI
Le DIRECT de la journée de mardi
(Reportage de Reuters, rédigé par le bureau de Paris)
























