Le taux annoncé, supérieur aux 15% envisagés en août, sera appliqué à Taïwan, où les puces sont fabriquées, avant des contrôles de sécurité aux Etats-Unis, puis l’envoi vers la Chine.

L’annonce a immédiatement eu un impact sur le marché, puisque l’action Nvidia a gagné 2% après la clôture de Wall Street, après avoir déjà pris 3% en séance, portée par la rumeur de cet accord. Selon Trump, le président chinois Xi Jinping a salué la décision.

Le département américain du Commerce finalise encore les modalités de l’accord, qui pourrait aussi concerner d’autres fabricants de puces d’IA, comme AMD et Intel. Cette mesure tranche un débat de fond : faut-il continuer à vendre des puces à la Chine ou restreindre les exportations pour préserver la suprématie technologique américaine ?

Certains parlementaires, notamment chez les démocrates, dénoncent une décision "dangereuse" sur les plans économique et sécuritaire. Des experts rappellent que la H200 est près de six fois plus puissante que la H20, actuellement la plus avancée des puces exportables vers la Chine. Elle reste toutefois moins performante que les modèles Blackwell, réservés au marché américain et utilisés pour l’entraînement et le déploiement des systèmes d’IA.