(Alliance News) - Les actions à Londres ont terminé la séance de vendredi quasiment inchangées, les valeurs vedettes cédant légèrement du terrain après avoir atteint un nouveau record, alors que les investisseurs préféraient temporiser à l'approche du long week-end aux États-Unis.
« Les investisseurs sont restés sur le qui-vive depuis le début de l'année, entre les problèmes géopolitiques incessants et les signaux contradictoires du monde des affaires. Un calendrier d'annonces d'entreprise plus calme a permis aux marchés de souffler et de faire le point », a commenté Dan Coatsworth, responsable des marchés chez AJ Bell.
L'indice FTSE 100 a terminé en baisse de seulement 3,65 points à 10 235,29. Il avait précédemment atteint un nouveau sommet intrajournalier à 10 257,75.
Le FTSE 250 a progressé de 31,39 points, soit 0,1 %, à 23 311,37, tandis que l'AIM All-Share a gagné 0,27 point à 804,75.
Sur la semaine, le FTSE 100 a grimpé de 1,1 %, le FTSE 250 de 1,2 %, et l'AIM All-Share de 2,1 %.
Le Cboe UK 100 a reculé de 0,2 % à 1 022,85, le Cboe UK 250 a progressé de 0,3 % à 20 437,13, et le Cboe Small Companies a perdu 0,6 % à 18 003,11.
Sur les places européennes vendredi, le CAC 40 à Paris a terminé en baisse de 0,7 %, tandis que le DAX 40 à Francfort a cédé 0,2 %.
« Une tonalité légèrement négative a prévalu sur les principaux indices européens ce vendredi », a relevé David Morrison, analyste principal chez Trade Nation. « Il semble que les investisseurs aient préféré réduire leur exposition au risque, conscients que les marchés américains seront fermés lundi pour Martin Luther King Day. »
À Londres, le FTSE 100 a été freiné par la faiblesse des valeurs minières, moteur clé de la résistance récente de l'indice.
Le prix du cuivre a chuté de 3,0 %, l'argent a reculé de 3,7 %, effaçant une partie de leurs gains récents, tandis que l'or a limité ses pertes.
L'or était coté à 4 594,24 USD l'once vendredi, contre 4 616,76 USD jeudi.
En réaction, Endeavour Mining a perdu 2,7 %, Anglo American 2,4 %, Antofagasta 2,9 % et Glencore 2,5 %.
Les stratèges de Bank of America ont abaissé leur recommandation sur le secteur minier à « sous-pondérer », tout en relevant celle du secteur énergétique à « pondération de marché ».
« Après une surperformance marquée du secteur minier, les risques potentiels liés aux moteurs macroéconomiques deviennent difficiles à ignorer », estime BofA.
BofA souligne qu'une divergence historique des prix des matières premières a entraîné une déconnexion parmi les ressources européennes, avec une flambée des métaux ces derniers mois, notamment un bond de 50 % du cuivre, tandis que les prix de l'énergie ont chuté de 30 % à des plus bas de quatre ans.
En conséquence, le ratio cuivre/pétrole s'approche d'un sommet de 40 ans, ce qui a entraîné une forte divergence entre les secteurs européens des ressources : le secteur minier a surperformé de 40 % depuis avril, tandis que l'énergie a sous-performé de près de 15 %.
« La valorisation du secteur des ressources semble extrêmement tendue dans les deux sens », ajoute BofA.
Le Brent s'échangeait en hausse à 64,48 USD le baril vendredi, contre 63,55 USD jeudi soir.
Pearson a terminé une semaine noire pour ses actionnaires, avec un nouveau repli de 4,1 %.
L'éditeur éducatif a vu son action chuter de 12 % cette semaine, après une publication jugée décevante.
La perte d'un contrat jusque-là non divulgué pour l'évaluation des étudiants américains dans le New Jersey, qui pèsera sur la croissance du premier semestre, a été pointée du doigt. Les analystes notent toutefois que Pearson se montre confiant quant à l'impact limité de cette perte sur les autres renouvellements de contrats dans les années à venir.
Parmi les hausses, les sociétés immobilières British Land et Land Securities ont gagné respectivement 1,4 % et 1,3 % sur l'espoir d'une reprise du secteur avec la baisse des taux, tandis que BAE Systems, en hausse de 2,3 %, a continué de profiter des tensions géopolitiques.
Les actions à New York étaient peu changées. Le Dow Jones Industrial Average reculait légèrement, tandis que le S&P 500 et le Nasdaq Composite prenaient chacun 0,1 %.
Des données économiques ont montré que la production industrielle américaine a progressé plus vite que prévu en décembre.
La Réserve fédérale a indiqué que la production industrielle avait augmenté de 0,4 % sur un mois en décembre, soit le même rythme qu'en novembre (révisé à la hausse depuis 0,2 %). C'est mieux que le consensus FXStreet, qui attendait une hausse de 0,1 %.
Sur un an, la production industrielle totale était 2,0 % plus élevée en décembre que l'année précédente.
Shannon Glein, analyste chez Wells Fargo, a indiqué que les détails sous-jacents montrent « un thème clé de l'année dernière : tout ce qui touche à la haute technologie et à l'IA a surperformé. »
« Nous pensons que cette tendance va se poursuivre, mais il est également à noter que la lente mais régulière progression de l'ensemble de la production industrielle sur un an laisse penser que l'activité globale pourrait amorcer une reprise », ajoute-t-elle.
La livre sterling était cotée en baisse à 1,3382 USD à la clôture de la Bourse de Londres vendredi, contre 1,3388 USD jeudi.
L'euro s'échangeait à 1,1596 USD, en baisse par rapport à 1,1607 USD. Face au yen, le dollar valait 158,06 JPY, contre 158,48 JPY.
Le rendement de l'emprunt américain à 10 ans était de 4,21 %, contre 4,16 %. Celui à 30 ans s'établissait à 4,82 %, contre 4,78 %.
À Londres, Genus a mené les hausses du FTSE 250, bondissant de 7,8 % après avoir annoncé que son bénéfice avant impôts ajusté pour le semestre clos au 31 décembre serait d'environ 50 millions GBP, supérieur aux attentes.
Berenberg a souligné qu'il s'agissait « de la deuxième révision haussière en trois mois, faisant de Genus l'une des valeurs les plus remarquables de notre univers de couverture ».
« Surtout, ces relèvements sont portés par la solide performance de l'activité porcine (PIC), reflet du bénéfice du recentrage du groupe sur un modèle axé sur les redevances. Cela renforce la résilience et la prévisibilité des résultats, et donne un ton très positif à une année qui pourrait réserver d'autres bonnes surprises », a ajouté la banque.
Ailleurs, Close Brothers a progressé de 5,0 % après avoir été relevé à « surperformance » par RBC Capital Markets. Watches Of Switzerland Group a gagné 2,6 % après être passé à « achat » chez Bank of America, contre « neutre » auparavant.
Auction Technology a bondi de 13 % après que FitzWalter Capital a indiqué envisager de relever son offre sur la société.
FitzWalter, société d'investissement privée, étudie une proposition à 400 pence par action pour l'opérateur londonien de marchés d'enchères, contre 360 pence proposés plus tôt ce mois-ci.
Les plus fortes hausses du FTSE 100 ont été BAE Systems, +47,00 pence à 2 088,00 p, NatWest, +13,80 p à 652,80 p, Smiths Group, +50,00 p à 2 612,00 p, Schroders, +8,60 p à 467,00 p et National Grid, +20,50 p à 1 201,50 p.
Les plus fortes baisses du FTSE 100 ont été Pearson, -39,60 p à 939,00 p, Entain, -23,80 p à 703,00 p, Antofagasta, -105,00 p à 3 560,00 p, Endeavour Mining, -110,00 p à 3 996,00 p et Glencore, -12,40 p à 478,60 p.
L'agenda économique mondial de lundi sera marqué par une série de statistiques chinoises, dont le PIB, les ventes de détail et la production industrielle.
Au Canada, les chiffres de l'inflation seront publiés, tandis que les marchés américains resteront fermés pour Martin Luther King Jr Day.
Du côté des entreprises britanniques, Marshalls, spécialiste des matériaux de construction, publiera un point d'activité lundi.
Plus tard dans la semaine, des communiqués sont attendus chez le distributeur de luxe Burberry, le spécialiste du sport JD Sports Fashion et le groupe minier Rio Tinto.
Par Jeremy Cutler, journaliste Alliance News
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