Le deuxième plus grand producteur de pétrole russe, Lukoil, a annoncé vendredi être en discussions avec des acheteurs potentiels concernant la cession de ses actifs étrangers. Cette démarche fait suite aux sanctions imposées le mois dernier par le Royaume-Uni et les États-Unis, alors qu'un accord avec la société de négoce Gunvor a récemment échoué.
« La transaction spécifique sera annoncée une fois que les accords finaux auront été conclus et que les autorisations réglementaires nécessaires auront été obtenues », a précisé la société.
« L'entreprise s'efforce d'assurer la continuité des opérations de ses actifs pendant leur vente et leur transfert à de nouveaux propriétaires. Cela permettra d'éviter les risques de perturbations dans le fonctionnement et l'approvisionnement en ressources énergétiques des pays concernés, et de préserver les emplois », a-t-elle ajouté.
Le mois dernier, l'Office of Foreign Assets Control (OFAC) du Trésor américain a annoncé de nouvelles sanctions visant les plus grands producteurs pétroliers russes, Lukoil et Rosneft, intensifiant ainsi la pression sur le président russe Vladimir Poutine pour mettre fin à la campagne militaire de Moscou en Ukraine.
L'OFAC a également délivré une licence générale accordant aux entreprises jusqu'au 21 novembre pour finaliser leurs transactions commerciales avec Lukoil, y compris toute acquisition des actifs internationaux du groupe pétrolier basé à Moscou.
L'entreprise russe avait conclu un accord de cession de ses actifs internationaux avec le négociant suisse Gunvor, mais celui-ci a échoué plus tôt ce mois-ci après que le Trésor américain a exprimé l'opposition de Washington à cette opération.

















