Paris (awp/afp) - Le pétrole cède du terrain jeudi, après une déclaration de Donald Trump assurant que les "tueries" en Iran avaient "pris fin", perçue comme un signe de désescalade entre Washington et Téhéran, tandis que les Bourses évoluent sereinement.

Vers 12H00 GMT, le baril de WTI nord-américain lâchait 3,22% à 60,02 dollars et celui de Brent de la mer du Nord abandonnait 3,22% à 64,38 dollars.

Les cours de l'or noir avaient bondi ces derniers jours, en réaction aux tensions en Iran, secoué par un vaste soulèvement populaire violemment réprimé, et les menaces d'intervention militaire de Washington contre Téhéran.

Les investisseurs redoutaient qu'une opération contre l'Iran ne fasse dégénérer la situation régionale, au risque d'entraîner de graves perturbations dans le détroit d'Ormuz, par lequel transite 20% du pétrole mondial.

Mais des propos du président américain Donald Trump, qui a affirmé mercredi que "les tueries" en Iran avaient "pris fin", ont été perçus comme une désescalade dans les tensions par les investisseurs.

Il s'agit d'un "adoucissement" du ton du président américain qui a donc "fait immédiatement reculer les prix du pétrole", estime John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion Private Bank.

Les métaux précieux, qui avaient eux aussi bondi ces derniers jours, jouant leur rôle de valeurs refuges, reculaient également. L'or cédait 0,15% à 4.619 dollars l'once (31,1 g), l'argent 2,05% à 91,25 dollars.

Les Bourses européennes voient leurs indices évoluer en ordre dispersé: vers 12H15 GMT, Paris perdait 0,36%, Francfort 0,11%, quand Milan gagnait 0,30%. Londres prenait 0,44%, après avoir atteint un nouveau record en séance dans la matinée.

Les investisseurs digèrent des indicateurs plutôt positifs. L'Allemagne, première économie de la zone euro, a connu une hausse de son PIB de 0,2% en termes réels en 2025, selon une estimation provisoire de l'office des statistiques Destatis qui correspond aux attentes du gouvernement. Après une chute de 0,9% du PIB en 2023 et de 0,5% en 2024, l'activité économique allemande se stabilise enfin, même si le crise de l'industrie reste tenace.

En France, les prix à la consommation ont augmenté de 0,8% au mois de décembre sur un an, après +0,9% en novembre, selon les chiffres définitifs de l'Insee.

Dans ce contexte, le rendement de l'emprunt allemand à dix ans, référence dans la zone euro, était stable, atteignant 2,82%, contre 2,81% la veille en clôture. Son équivalent français était à 3,50%, contre 3,49% précédemment.

L'euro cédait 0,11% par rapport au billet vert à 1,1631 dollar pour un euro.

Au Royaume-Uni, le PIB a rebondi de 0,3% en novembre, davantage qu'attendu, après une contraction le mois précédent, a annoncé jeudi l'Office national des statistiques (ONS).

Côté américain, les contrats à terme sur les principaux indices laissaient présager une ouverture dans le rouge, en particulier pour le Nasdaq (-1% vers 12H15 GMT) et le S&P 500 (-0,53%), quand le Dow Jones s'annonçait en baisse plus timide (-0,11%).

Les semi-conducteurs brillent après TSMC

Les semi-conducteurs bondissaient en Europe après que le géant taïwanais TSMC a annoncé avoir vu son bénéfice net progresser de 35% au quatrième trimestre, surfant sur la demande pour les technologies d'intelligence artificielle (IA) malgré des "défis" à prévoir sur ses coûts liés à son expansion accélérée.

Vers 12H00 GMT, ASM International (+9,47%) et ASML (+6,31%) grimpaient à Amsterdam.

Ericsson supprime des postes en Suède

Le géant suédois des télécoms Ericsson avançait de 1,10% à 87,84 couronnes suédoises, après avoir annoncé jeudi qu'il allait supprimer quelque 1.600 postes en Suède, afin d'"améliorer la structure des coûts", selon un communiqué de l'entreprise.

afp/cw