Tops

  • Groupe LDLC (+15%) : le distributeur informatique français a publié après la clôture des marchés hier soir un chiffre d’affaires du premier trimestre 2025-2026 en progression de 7,6% à 127MEUR, grâce à un fort rebond des ventes aux particuliers (+13%) et à la contribution de Rue du  Le management a évoqué un retour de la dynamique commerciale, des ventes en ligne en forte hausse et un contrôle rigoureux des coûts, laissant entrevoir un retour rapide à la rentabilité. Gilbert Dupont est passé d'alléger à accumuler suite à l'annonce, en visant 8,50 EUR.
  • Safilo (+12%) : le lunetier italien a publié des résultats semestriels très solides : bénéfice net ajusté en hausse de 39 %, bénéfice net plus que doublé et amélioration significative de la marge EBITDA grâce à des gains de productivité. La réduction de l’endettement et un flux de trésorerie redevenu positif à la faveur de la cession de Lenti témoignent d’un redressement durable. La perspective d’un dividende élevé a ramené les acheteurs sur un titre délaissé ces derniers mois.
  • X-Fab (+9%) : le fondeur de semiconducteurs a relevé ses prévisions de chiffre d’affaires 2025 à 840-870M$ et maintenu son objectif de marge EBITDA de 24-27%. La société "dispose désormais d'une capacité suffisante pour ses technologies les plus populaires, adaptées aux mégatendances de notre époque, telles que l'électrification", souligne KBC ce matin.
  • Davide Campari (+9%) : malgré des résultats semestriels en léger repli (bénéfice net ajusté –9,5%, chiffre d’affaires quasiment stable), le groupe italien de spiritueux a confirmé ses objectifs 2025 d’une croissance organique modérée et d’une marge EBIT ajustée stable. Le management a mis en avant l’amélioration de la marge brute et les efforts de maîtrise des coûts, tout en indiquant que le troisième trimestre serait décisif pour la visibilité. Le maintien des ambitions à moyen terme a rassuré le marché.
  • Melrose (+7%) : le conglomérat britannique exposé à la défense a publié des résultats meilleurs qu’anticipé et a confirmé ses prévisions annuelles à taux de change constant, mettant en avant la solidité de ses activités dans l’aéronautique et la défense (dont la demande progresse avec les budgets militaires) et le maintien d’une discipline de coûts.
  • Atos (+5%) : le groupe informatique en difficultés a publié des revenus en recul mais une marge positive, tout en confirmant son objectif de 8,5 MdsEUR de chiffre d’affaires en 2025, avec une marge de 4%. La direction a souligné une nette amélioration du ratio commandes/facturations (83%) et la réduction des contrats à faible marge.

Flops

  • Teleperformance (-15%) : le groupe a encore abaissé sa prévision de croissance, signalant un ralentissement de la dynamique commerciale. Après le profit warning de novembre, les investisseurs espéraient un redressement plus rapide. La concurrence de l'IA continue à peser sur le modèle économique du groupe.
  • Mutares (-13%) : la société de portefeuille allemande fait l'objet d'un audit de la part de l'autorité fédérale de supervision financière (BaFin), a indiqué le régulateur vendredi. L'autorité, qui a lancé son contrôle à la fin du mois de juillet, a déclaré disposer de "preuves concrètes" de violations des règles comptables par Mutares, qui affirme ne rien avoir à se reprocher et coopère avec la BaFin.
  • Fugro (-12%) : le spécialiste néerlandais des données géologiques a averti qu’il anticipait désormais une marge EBIT annuelle plus faible en raison de l’augmentation des coûts et d’une conjoncture moins favorable. Dans le secteur, Viridien (-13%) a aussi annoncé des chiffres décevants ce matin.
  • Universal Music Group (-6%) : le producteur de musique a annoncé un bénéfice net et un chiffre d’affaires en hausse au premier semestre par rapport à l’an dernier. Malgré ces bons résultats, le marché a été déçu par l’absence de relèvement des objectifs et par des commentaires prudents sur la croissance des abonnements. "Les déceptions sur l'EBITDA et le flux de trésorerie disponible contrebalancent une croissance organique satisfaisante", résume ING.
  • AXA (-6%) : le repli des bénéfices au 1er semestre est lourdement sanctionné par le marché. Le géant de l’assurance a aussi annoncé l’acquisition de l’italien Prima, ce qui renforce son exposition au marché automobile mais pèse sur le capital disponible. Les investisseurs sanctionnent cette combinaison de recul des bénéfices et d’opération de croissance externe.
  • Daimler Truck (-5,7%) : le constructeur de poids lourds a réduit ses perspectives de bénéfice pour 2025, invoquant un net ralentissement du marché nord-amé Cette prudence a suscité des révisions baissières des analystes et une réaction négative en Bourse.
  • Saint-Gobain (-4%) : le groupe de matériaux a confirmé ses objectifs annuels et publié des résultats records, mais les investisseurs s’inquiètent de la faiblesse du marché américain du logement et de l’impact de la hausse des coûts de matières premières. "Dans l'ensemble, les résultats ont été solides, mais le marché pourrait être effrayé par l'augmentation de la dette nette, la faiblesse des flux de trésorerie disponibles et le résultat net légèrement négatif", note AlphaValue.
  • Umicore (-6%) : les résultats semestriels sont contrastés, même si la rentabilité a dépassé les attentes. La société a confirmé ses objectifs annuels tout en réduisant son capex, traduisant une posture d’investissement plus prudente, qui inquiète un peu le marché.
  • Les Big Pharmas : Donald Trump avait signé un décret en mai pour "résoudre le problème des prix pharmaceutiques exorbitants". Hier, la porte-parole Karoline Leavitt a révélé que le président avait adressé des lettres à 17 PDG de l’industrie pharmaceutique, les exhortant à agir sur les tarifs pratiqués aux Etats-Unis d’ici le 29 septembre. Parmi les laboratoires ciblés, Eli Lilly, Sanofi, Regeneron, Pfizer, GSK, Novo Nordisk, Amgen, Merck & Co, Johnson & Johnson ou AstraZeneca.