Energie : Les prix du pétrole font le yoyo. Les nouvelles régulières d'escalade et de désescalade entre les États-Unis et l'Iran dictent le sens des prix. Vendredi, les cours ont plongé après l’annonce de la réouverture totale du détroit d'Ormuz à la navigation commerciale. Le trafic maritime avait immédiatement repris, avec une dizaine de pétroliers traversant la zone samedi. Cependant, les tensions ont repris ce week-end. Les États-Unis ont maintenu leur blocus naval sur les ports iraniens. En réponse, l'Iran a de nouveau restreint l'accès au détroit d'Ormuz et les cours repartent à la hausse. L'accord de cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l'Iran expire demain, et les deux pays s'accusent mutuellement de violation de cet accord. Les États-Unis envoient des négociateurs au Pakistan ce lundi pour entamer un deuxième cycle de pourparlers de paix. Toutefois, l'Iran refuse de participer à ces discussions. La volatilité des prix du pétrole restera élevée tant que les deux pays ne trouveront pas d'accord et que les exportations depuis le Moyen-Orient subiront des perturbations.

Métaux : Le cuivre progresse à Londres à 13347USD. Les opérateurs font preuve d’optimisme et estiment qu'une résolution du conflit au Moyen-Orient fera baisser les prix de l'énergie et stimulera la demande. Le plan est simple : si la situation s'apaise de manière durable, le cuivre profitera d'une baisse future des taux d'intérêt de la Fed et d'un regain d'appétit pour le risque. Du côté des métaux précieux, la dynamique est similaire : l’or progresse autour de 4800 USD. La baisse des prix pétroliers, qui évoluent sous le seuil des 100 USD, apaise les craintes d’inflation, ce qui profite à la relique barbare car des taux d'intérêt élevés rendent l'or moins attractif (l’or ne verse aucun rendement).

Produits agricoles : Les céréales progressent à Chicago. Le boisseau de blé s’échange autour de 604 cents, le maïs progresse à 456 cents et le soja se maintient à 1175 cents.