Energie : le baril de Brent de la mer du Nord recule autour de 64,15 USD, tandis que le WTI américain s'échange à environ 59,40 USD. Ce reflux des cours résulte d'un apaisement des craintes concernant l'offre au Moyen-Orient. Donald Trump a affirmé que les violences en Iran avaient cessé, ce qui éloigne la perspective d'une intervention militaire américaine immédiate. Les investisseurs retirent par conséquent la prime de risque qu'ils avaient intégrée face aux menaces pesant sur la production iranienne (3,2 millions de barils par jour) et sur le détroit d'Ormuz. La prime de risque géopolitique s'efface, mais néanmoins, elle ne disparaît pas. L'Ukraine continue de cibler les infrastructures énergétiques russes, notamment des plateformes en mer Caspienne. Parallèlement, Washington envisage de durcir les sanctions contre les pays importateurs d'énergie russe. Au Venezuela, les États-Unis maintiennent une pression maximale sur Caracas. Les forces américaines ont saisi un sixième pétrolier, le "Veronica" dans les Caraïbes.  

Métaux : l'once d'or a atteint un record historique à 4690 USD. Le métal jaune profite de son statut de valeur refuge. Les investisseurs s'inquiètent des tensions géopolitiques multiples (Venezuela, Groenland, Iran) et des menaces pesant sur l'indépendance de la Réserve fédérale américaine. Si la pression retombe concernant l'Iran et Jerome Powell, elle s'accentue autour du Groenland après les menaces tarifaires de Trump contre l'UE. Concernant l’argent, La volatilité se maintient à des niveaux très importants. L’argent a bondi la semaine dernière jusqu'à 93,50 USD l'once, avant de chuter brutalement pour revenir vers 88,50 USD, puis de repartir en avant à 94,50 USD. Le métal gris affiche une performance remarquable avec une hausse de 30% depuis le début de l'année. Enfin, sur le London Metal Exchange (LME), le cuivre a touché un record à 13407 USD mercredi dernier, avant de corriger vers 12800 USD.

Produits agricoles : Le dernier rapport du département américain de l'Agriculture (USDA) a pesé sur les cours. L'agence a révisé à la hausse ses estimations de production et de stocks pour la campagne 2025/2026, confirmant un marché bien approvisionné. Le blé cède du terrain à 515 cents, tout comme le maïs à 421 cents le boisseau (contrats échéance mars 2026).