Microsoft envisage de reporter ou d'abandonner son objectif pour 2030 visant à couvrir l'intégralité de sa consommation électrique horaire par des achats d'un volume équivalent d'énergie renouvelable, a rapporté mercredi Bloomberg News, citant des sources proches du dossier.

L'expansion coûteuse et énergivore des centres de données remet en question la faisabilité des engagements climatiques de Microsoft, pris avant l'ère de l'IA et qui figurent parmi les plus ambitieux du secteur, précise le rapport.

Les discussions sont en cours et aucune décision finale n'a été arrêtée, a ajouté Bloomberg News.

Un porte-parole de Microsoft a déclaré que l'entreprise continuait de chercher des opportunités pour maintenir son objectif de compensation, soulignant les accords récemment signés avec We Energies pour injecter 1,2 gigawatt de projets d'énergie décarbonée sur le réseau du Wisconsin, incluant des projets solaires et de stockage par batterie dont la mise en service est prévue à partir de décembre 2028.

À l'instar de ses rivaux Amazon et Alphabet, le concepteur de Windows investit des centaines de milliards de dollars pour déployer l'infrastructure d'intelligence artificielle nécessaire au fonctionnement de services tels que son assistant Copilot et son service cloud Azure.

Certains des nouveaux centres de données développés par les géants de la technologie devraient afficher une capacité de plusieurs gigawatts. Un seul gigawatt suffit à alimenter environ 750 000 foyers américains.

La course pour alimenter ces centres de données a déclenché une vague de transactions, notamment dans le secteur de l'énergie nucléaire. Elle a également dopé la demande de gaz naturel, que certains dirigeants de l'industrie jugent plus rapide et plus facile à déployer que les énergies renouvelables.

En 2024, Microsoft a conclu un accord de fourniture d'énergie avec Constellation Energy pour aider à la relance d'une unité de la centrale nucléaire de Three Mile Island, en Pennsylvanie.