Vous n'êtes pas dans le dernier Buck Danny, mais dans la réalité. Les services de sécurité russes (FSB) affirment avoir contrecarré une tentative conjointe des services de renseignement ukrainiens et britanniques visant à s’emparer d’un avion de chasse MiG-31 armé d’un missile hypersonique Kinzhal. Selon l’agence officielle RIA, le plan prévoyait que le pilote, recruté grâce à 3 millions de dollars et une promesse de citoyenneté, fasse atterrir l’appareil sur une base de l’OTAN à Constanta, en Roumanie.

Le FSB dénonce une "provocation d’envergure", orchestrée selon lui par les services secrets ukrainiens avec le soutien de Londres. Des images diffusées par la télévision d’Etat montrent des messages et des enregistrements censés prouver l’implication d’un agent double dans cette opération. Les informations restent toutefois invérifiables de manière indépendante.

Le missile Kinzhal, présenté par Moscou comme hypersonique, est censé échapper aux défenses antiaériennes grâce à sa vitesse et sa capacité de manœuvre. Son déploiement est un symbole de la puissance militaire que la Russie entend projeter dans le conflit avec l’Ukraine. Le MiG-31 "Foxhound", lui, est un intercepteur en fin de vie de l'armée russe, dont le premier vol date de 1975. Une version K a été développée pour transporter spécifiquement le Kinzhal.

Les autorités russes accusent régulièrement le Royaume-Uni d’alimenter la guerre en Ukraine et de soutenir les incursions sur le territoire russe. Londres, de son côté, qualifie l’invasion de l’Ukraine de tentative impérialiste et accuse Moscou d’ingérences multiples en Europe, visant à saper les démocraties occidentales.