Norsk Hydro a déclaré un second cas de force majeure sur ses ventes d'aluminium en provenance du Qatar après que sa coentreprise Qatalum a mis fin de manière inattendue à un accord de commercialisation avec le groupe norvégien, selon un avis consulté par Reuters vendredi.
Hydro, qui détient 50 % du projet Qatalum (d'une capacité de 648 000 tonnes métriques par an) aux côtés de Qatar Aluminum Manufacturing Co (Qamco), avait déjà invoqué la force majeure début mars. Cette décision faisait suite au déclenchement du conflit au Moyen-Orient, qui avait interrompu l'approvisionnement en gaz de l'usine et entraîné l'arrêt de la production par Qatalum.
Cette première clause de force majeure — disposition contractuelle qui libère les parties de leur responsabilité si le non-respect des obligations de livraison est dû à des événements indépendants de leur volonté — reste en vigueur, bien que Qatalum ait par la suite reçu suffisamment de gaz pour fonctionner à 60 % de sa capacité.
Un second cas de force majeure a été notifié aux clients d'Hydro vendredi, concernant cette fois ses accords commerciaux avec Qatalum.
« Qatalum a informé Hydro de la résiliation de l'accord en vertu duquel Hydro commercialise et vend le métal produit par Qatalum », indique l'avis de force majeure, précisant qu'Hydro conteste le droit de Qatalum de rompre le contrat.
« Malgré les efforts d'Hydro pour obtenir le retrait de cet avis de résiliation, Qatalum a refusé de s'exécuter et a informé Hydro qu'elle ne livrerait pas de métal au titre des accords concernés », ajoute la note.
« Par conséquent, Hydro ne serait pas en mesure de remplir ses obligations de livraison dans le cadre du contrat de vente, même si la situation au Moyen-Orient venait à s'améliorer. »
Le président américain Donald Trump a déclaré jeudi qu'un accord de paix avec l'Iran pour mettre fin à trois mois de guerre pourrait être signé dès ce week-end, bien que Téhéran ait affirmé n'avoir pas encore pris de décision finale.
Les raisons pour lesquelles Qatalum a résilié l'accord ne sont pas encore claires. Qatalum et Qamco, détenue à 51 % par la compagnie publique QatarEnergy, n'ont pas immédiatement répondu aux sollicitations vendredi, jour non ouvré au Qatar.
L'avis précise qu'il est impossible d'estimer la durée ou l'impact total de cette force majeure, mais qu'Hydro s'efforcera de minimiser les perturbations pour ses clients.



















