Actions en hausse
Marston's (+8%) : l'opérateur de pubs dépasse les attentes au terme de son exercice 2024/2025, avec un bénéfice annuel de 72,1 millions de livres et aborde Noël avec des réservations en hausse de 11%.
Kingfisher (+5%) : le propriétaire de Castorama a légèrement augmenté ses ventes trimestrielles. Pour l’exercice 2026, le distributeur relève sa prévision de bénéfice avant impôts ajusté à 540/570 millions de livres, au-dessus de sa fourchette précédente.
OVH (+5%) : le titre profite du relèvement de la recommandation de Morgan Stanley de souspondérer à pondération en ligne, avec un objectif de 9,05 EUR. Le dossier reste peu apprécié des analystes : 2 avis positifs, 5 neutres et 4 négatifs sur 11 recommandations, soit un des niveaux les plus faibles en Europe à l'heure actuelle.
ABN Amro (+3,8%) : la banque néerlandaise va supprimer 5 200 postes d’ici 2028 et vendre sa filiale Alfam à Rabobank, dans un vaste plan de réduction des coûts et de recentrage stratégique. Le groupe vise un rendement des fonds propres d’au moins 12% et prévoit de redistribuer jusqu’à 100% du capital généré entre 2026 et 2028. Le marché apprécie la cure d'amaigrissement et la promesse de retour aux actionnaires.
Cranswick (+3%) : le fournisseur britannique de produits alimentaires à base de viande a vu son bénéfice semestriel grimper grâce à une solide croissance. Le groupe relève son dividende intérimaire à 0,270 GBP par action et confirme ses perspectives pour l’exercice clos en mars 2026.
Actions en baisse
Beazley (-10%) : l'assureur a révisé ce matin à la baisse ses prévisions annuelles de primes d'assurance émises. Il table désormais sur une croissance allant de 0 à un faible pourcentage à un chiffre. Cette annonce intervient dans un contexte de concurrence accrue et de ralentissement de la croissance dans le secteur de l'assurance cyber.
ThyssenKrupp Nucera (-9%) : le secteur de l'hydrogène est toujours en souffrance en bourse. Le fabricant d'électrolyseurs a annoncé que son chiffre d'affaires 2024/2025 atteindra 845 MEUR, mais qu'il baissera à 500/600 MEUR sur l'exercice suivant, avec à la clef une perte opérationnelle. Pas de quoi rassurer les investisseurs.
Baltic Classifieds (-7%) : JP Morgan passe de surpondérer à souspondérer avec un objectif de cours réduit de 400 GBX à 194 GBX.
Fortum (-6%) : le producteur d'énergie finlandais a relevé ses prévisions de moyen terme, mais n'a pas répondu au fantasme du marché, la signature d'au moins un accord de fourniture de long terme avec un hyperscaler dans le domaine de l'IA.
Intertek (-5%) : le groupe de certification n'a pas démérité avec 4,3% de croissance organique au T3, ce qui est conforme aux estimations… mais pas assez pour un groupe richement valorisé. Le ralentissement par rapport aux trimestres précédents, même s’il s’explique par une base de comparaison élevée, est perçu comme un signal de faiblesse. La contreperformance pèse un peu sur les concurrents SGS et Bureau Veritas.
Nanobiotix (-5%) : la société subit un léger contrecoup après ses résultats trimestriels. Les sources de financement sont toutefois au rendez-vous et la biotech se projette déjà au-delà de son produit phare, NBTXR3.
Compass (-3%) : le grand concurrent de Sodexo et d'Aramark dépasse les prévisions annuelles de bénéfices grâce à la vigueur du marché américain. Le marché est pourtant sévère, d'autant que la plupart des analystes pensent que la publication offre des perspectives de relèvement des anticipations. RBC a une explication à la faiblesse du titre. L'analyste Karl Green note qu'aucun rachat d'actions additionnel n'a été annoncé alors que l'endettement est plutôt dans le haut de la fourchette des prévisions, tandis que la marge un peu faible du second semestre devrait faire jaser.
Eutelsat (-2,5%) : un peu de pression après que le conseil d'administration a approuvé le lancement d'une augmentation de capital réservée de 828 MEUR à 4 EUR l'action, qui sera souscrite par les états français et britannique, Bharti Space, CMA CGM et le Fonds Stratégique de Participations. L'arrivée de ces piliers capitalistiques est toutefois rassurante pour un dossier qui a beaucoup souffert de son surendettement ces dernières années.

















