Le fabricant américain reste considéré comme le principal fournisseur d'infrastructures pour l'intelligence artificielle, ses processeurs équipant la majorité des grands centres de données mondiaux. Nvidia a également fortement relevé son dividende trimestriel, porté de 1 cent à 25 cents par action. Les investissements dans les infrastructures d'IA continuent d'accélérer à un rythme soutenu, avec des dépenses attendues de plus de 700 milliards de dollars cette année chez Alphabet, Amazon et Microsoft, contre environ 400 milliards en 2025.

Le groupe doit toutefois faire face à une concurrence grandissante. Les grands acteurs du cloud développent désormais leurs propres puces spécialisées, notamment pour le marché de l'"inférence", c'est-à-dire la phase où les systèmes d'IA répondent aux requêtes des utilisateurs. Ce segment est considéré comme potentiellement plus vaste que celui de l'entraînement des modèles. Nvidia est également confronté à AMD et Intel, qui cherchent eux aussi à profiter de cette croissance. Afin de préserver son avance, le groupe multiplie les initiatives technologiques, notamment avec de nouveaux processeurs et des partenariats dans les puces dédiées à l'inférence.