(Alliance News) - L'offre lancée par Intesa Sanpaolo et Unipol sur Banca Monte dei Paschi di Siena replace Francesco Gaetano Caltagirone et Delfin au centre de l'echiquier, ces derniers detenable respectivement 10,2% et 17,5% du capital de la banque siennoise.
Aux cours actuels du marché, explique mardi le Corriere della Sera, ces participations sont valorisées à plus de 3 milliards d'euros pour Caltagirone et environ 5,25 milliards d'euros pour Delfin.
L'opération permettrait aux deux acteurs de monétiser des parts jugées peu liquides, en récupérant une partie de la valeur investie. En cas d'apport à l'offre, ils deviendraient respectivement les deuxième et troisième actionnaires d'Intesa Sanpaolo, avec une participation comprise entre 6% et 7% du capital. Alternativement, ils pourraient choisir de se désengager en réalisant d'importantes plus-values.
Les perspectives des deux associés semblent toutefois diverger. Lors de la dernière assemblée générale de MPS, Delfin avait soutenu la liste favorable à la reconduction de Luigi Lovaglio, une position qui avait surpris le marché et qui était partagée par Banco BPM, intéressée par l'exploration d'une intégration avec la banque de Sienne.
Bien qu'un rapprochement entre MPS et Banco BPM ait pu être perçu favorablement par la holding dirigée par Francesco Milleri, la proposition d'Intesa Sanpaolo et Unipol ne semble pas constituer un obstacle.
La position de Caltagirone pourrait s'avérer encore plus favorable. L'homme d'affaires s'est traditionnellement montré sceptique vis-à-vis d'un regroupement qui aurait déplacé le centre de gravité de MPS de Sienne vers Milan. Le projet impliquant BPER Banca, destinée à reprendre le nom de Monte dei Paschi, garantirait au contraire la pérennité de la marque historique et le maintien d'un rôle central sur le territoire.
Les décisions de Delfin et Caltagirone seront également influencées par les équilibres au sein d'Assicurazioni Generali. Delfin contrôle en effet environ 10% du 'Lion de Trieste', tandis que Caltagirone en détient 6,3%.
Dans l'optique d'une possible recomposition de l'actionnariat de la compagnie d'assurances, la part de 8,8% détenue par UniCredit ainsi que l'entrée potentielle d'Intesa Sanpaolo comme premier actionnaire - via le contrôle de la participation détenue par Mediobanca - revêtent une importance majeure.
Par Antonio Di Giorgio, reporter pour Alliance News
Commentaires et questions à redazione@alliancenews.com
Copyright 2026 Alliance News IS Italian Service Ltd. Tous droits réservés.

















