Sam Altman, PDG d’OpenAI, a annoncé jeudi que l’entreprise anticipe un chiffre d’affaires annualisé supérieur à 20 milliards de dollars en 2025, avec un objectif à long terme de plusieurs centaines de milliards d’ici à 2030. Cette croissance spectaculaire intervient moins de trois ans après le lancement de ChatGPT, qui a marqué le début de la commercialisation des produits d’OpenAI. Valorisé à 500 milliards de dollars, le groupe reste déficitaire, mais ambitionne de devenir un pilier de l’économie future fondée sur l’intelligence artificielle.
L’annonce s’accompagne d’un chiffre impressionnant : OpenAI aurait conclu pour plus de 1 400 milliards de dollars d’accords en infrastructures pour construire les centres de données nécessaires à la montée en puissance de ses modèles. Altman a justifié cet effort en affirmant vouloir bâtir les fondations de l’économie de demain, tout en reconnaissant que ces projets de grande envergure prennent du temps à aboutir. En septembre, la directrice financière Sarah Friar avait évoqué une estimation bien plus basse, à 13 milliards de dollars de revenus annuels, soulignant ainsi la révision ambitieuse opérée depuis.
Cependant, cette trajectoire a suscité des interrogations, notamment après les propos ambigus de Friar sur un éventuel besoin de "filet de sécurité" fédéral pour financer l’investissement dans les semi-conducteurs. Face aux critiques, elle a rectifié ses déclarations en soulignant la nécessité d’une coopération public-privé sans implication budgétaire directe de l’État. La Maison-Blanche a réagi fermement par l’intermédiaire de David Sacks, responsable de l’IA nommé par le président Trump, excluant toute forme de soutien public aux entreprises d’IA. Altman a lui aussi précisé qu’OpenAI ne demandait aucun financement public, affirmant que l’entreprise assumera seule les conséquences de ses choix stratégiques.



















