Oracle a fermement réfuté vendredi les affirmations de Bloomberg selon lesquelles plusieurs centres de données destinés à OpenAI ne seraient pas livrés avant 2028, avec un an de retard sur le calendrier initial. Dans une déclaration transmise à CNBC, l’entreprise a assuré que tous les jalons contractuels sont respectés et que les délais ont été validés conjointement avec OpenAI après la signature du contrat. "Il n’y a eu aucun retard sur les sites nécessaires pour honorer nos engagements contractuels", a précisé un porte-parole.

Ce démenti intervient alors que l’action Oracle a chuté de 6,5% en séance vendredi, atteignant un plancher de 185,98 dollars après la publication du rapport évoquant des difficultés liées à des pénuries de main-d’œuvre et de matériaux. Bien qu’Oracle confirme que le projet suit son cours, aucun détail n’a été donné sur la date exacte de mise en service complète de l’infrastructure cloud dédiée à OpenAI, un contrat majeur de 300 milliards de dollars conclu en septembre.

Le partenariat s’inscrit dans la stratégie de diversification d’Oracle, qui génère désormais plus d’un quart de son chiffre d’affaires via ses activités cloud, bien qu’il reste derrière Amazon, Microsoft et Alphabetsur ce segment. En parallèle, OpenAI multiplie les collaborations pour répondre à ses besoins croissants en puissance de calcul : une lettre d’intention a été signée avec Nvidia pour le déploiement de 10 gigawatts de matériel à partir de 2026, et un accord stratégique a été noué avec Broadcom pour concevoir des puces personnalisées, dont les livraisons sont attendues à partir de 2027. Aucune des deux entreprises n’a souhaité commenter davantage ces projets.