Pershing Square Capital Management, L.P. avait signé une proposition non contraignante pour l'acquisition de la participation résiduelle de 90% dans Universal Music Group N.V. (ENXTAM:UMG) auprès de Bolloré SE (ENXTPA:BOL), Vivendi SE (ENXTPA:VIV) et d'autres parties pour un montant de 50,2 milliards d'euros le 7 avril 2026. Une contrepartie en numéraire valorisée à 5,05 euros par action devait être versée par Pershing Square Capital Management, L.P. Dans le cadre de cette transaction, les actionnaires d'Universal Music Group N.V. auraient reçu un total de 9,4 milliards d'euros en cash ainsi que 0,77 action de la nouvelle entité 'New UMG' pour chaque action UMG détenue, pour une valeur estimée à 30,40 euros par titre. Alternativement, les actionnaires pouvaient opter pour un règlement intégralement en numéraire, intégralement en titres, ou un mix des deux, sous réserve d'un ajustement au prorata. À l'issue de l'opération, Pershing Square Capital Management, L.P. aurait détenu 100% du capital d'Universal Music Group N.V. UMG devait fusionner avec Pershing Square, la nouvelle entité fusionnée devenant une société de droit du Nevada ('New UMG'), cotée au New York Stock Exchange. New UMG aurait publié ses états financiers selon les normes U.S. GAAP et aurait été éligible à l'inclusion dans le S&P 500 ainsi que dans d'autres indices. La transaction devait permettre l'annulation de 17% des actions en circulation d'UMG tout en préservant un bilan 'investment grade' ainsi qu'une flexibilité financière et stratégique à long terme. New UMG aurait compté 1,541 milliard d'actions en circulation. La composante en numéraire devait être financée à hauteur de 2,5 milliards d'euros par Pershing Square, dont 1,05 milliard provenant des détenteurs de droits SPARC, 5,4 milliards par un endettement supplémentaire de New UMG de qualité 'investment grade' (portant le ratio dette nette sur EBITDA ajusté à un maximum de 2,5x) et 1,5 milliard d'euros issus du produit net de la monétisation de la participation dans Spotify, après impôts et déduction de la part revenant aux artistes. L'ensemble du financement en fonds propres de la transaction devait être garanti par Pershing Square et ses affiliés, et tous les financements par emprunt devaient faire l'objet d'un engagement ferme lors de la signature. Dans le cadre de l'accord, le conseil d'administration d'UMG devait être renouvelé pour inclure Michael Ovitz en tant que président et deux représentants de Pershing Square, en plus des membres actuels.

La transaction était soumise à un nombre limité de conditions suspensives usuelles, notamment : (1) l'approbation des conseils d'administration d'UMG et de SPARC, (2) un vote favorable des deux tiers des actionnaires d'UMG présents lors d'une assemblée générale, et (3) l'obtention des autorisations réglementaires requises. Les actions ordinaires de SPARC sont actuellement détenues à 100% par Pershing Square, qui s'était engagé à voter en faveur de l'opération. La transaction était également conditionnée à la conclusion d'un nouveau contrat de travail et d'un régime de rémunération pour Lucian Grainge, ainsi qu'à la constitution du nouveau conseil d'administration de New UMG. La clôture de l'opération était prévue pour la fin de l'année 2026.

Sullivan & Cromwell LLP, Richard Brand de White & Case LLP et Stibbe N.V. ont agi en qualité de conseillers juridiques pour Pershing Square Capital Management, L.P. Jefferies LLC a officié comme conseiller financier pour Pershing Square. La division banque d'investissement de Citibank, N.A. a agi en tant que conseiller financier, tandis que Paul, Weiss, Rifkind, Wharton & Garrison LLP et De Brauw Blackstone Westbroek N.V. ont conseillé le conseil d'administration d'UMG sur les plans juridique et stratégique.

Le 29 mai 2026, Pershing Square Capital Management, L.P. a annulé l'acquisition de la participation de 90% dans Universal Music Group N.V. (ENXTAM:UMG) auprès de Bolloré SE (ENXTPA:BOL), Vivendi SE (ENXTPA:VIV) et des autres actionnaires. Après un examen approfondi mené avec l'appui de conseillers financiers et juridiques externes, le conseil d'administration a rejeté la proposition au motif qu'elle sous-estimait de manière fondamentale et significative la valeur d'UMG et ne permettrait pas une création de valeur supérieure. Le conseil, ayant consulté de nombreux actionnaires et parties prenantes d'UMG, estime qu'un large consensus soutient cette décision.