La contre-performance est encore plus prononcée si on l'ajuste pour l'inflation - car vingt-deux euros par titre valent bien moins qu'un montant équivalent il y a huit ans. Cependant, la bonne nouvelle est que l'année 2025 marque un rebond après deux années désastreuses, ainsi qu'un retour à la profitabilité d'avant la pandémie.

Avec le recul, ceci permet de lisser la performance de Steico sur un cycle décennal complet, ponctué on l'a compris par deux années d'euphorie puis deux années de disette. Traversée du désert d'ailleurs savamment mise à profit par l'irlandais Kingspan, qui s'est saisi de la moitié du capital de l'allemand de manière opportune, sous les auspices d'une valorisation déprimée.

En dix ans, on observera dp,c que Steico a doublé son chiffre d'affaires et triplé son profit d'exploitation - avant inflation - ainsi que sa distribution de dividende, soit une performance plus qu'honorable dans ce qui restera à la postérité comme une décennie largement perdue pour l'économie allemande.

Cette expansion fut menée de manière organique et en conservant tout au long des ratios de solvabilité satisfaisants, ce qui du reste est à l'image de la laborieuse et respectée famille fondatrice Schramek. Suite à l’entrée en scène de Kingspan, cette dernière conserve un dixième du capital du groupe.

La valorisation de Steico - désormais soutenu par un solide actionnaire stratégique capable d'ouvrir moult nouveaux débouchés à sa filiale - continue d'évoluer à des multiples sur leurs plus bas historiques. On aura naturellement pris soin d'exclure de cette moyenne la période de profonde distorsion causée par la pandémie.

Voilà qui n'échappera pas aux amateurs de petites capitalisations européennes qui souhaiteraient parier sur un retournement du secteur de la construction en Allemagne.