La police sud-africaine a annoncé avoir arrêté quatre hommes soupçonnés d'avoir été recrutés pour combattre dans l'armée russe, alors qu'ils s'apprêtaient à embarquer pour la Russie.
Les suspects ont été interpellés vendredi à la porte d'embarquement à Johannesburg, précisent les forces de l'ordre, quelques semaines après que des informations ont révélé que 17 autres Sud-Africains étaient bloqués en Ukraine après avoir été attirés par la promesse de contrats lucratifs dans des forces mercenaires.
La législation sud-africaine interdit à ses citoyens de fournir une assistance militaire à des gouvernements étrangers ou de participer à des armées étrangères sans autorisation.
« Ces arrestations font suite à un signalement de la police de l'aéroport de Johannesburg concernant quatre hommes en route vers la Russie via les Émirats arabes unis », a indiqué l'unité d'élite des Hawks dans un communiqué publié samedi.
« Une enquête préliminaire a révélé qu'une Sud-Africaine aurait facilité le voyage et le recrutement de ces individus au sein de l'armée de la Fédération de Russie », précise le communiqué.
Les Hawks ajoutent que les quatre suspects devraient comparaître lundi devant la justice, soupçonnés d'avoir enfreint la loi sur la régulation de l'assistance militaire étrangère.
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a ordonné l'ouverture d'une enquête pour comprendre comment les 17 hommes se sont retrouvés à combattre en Ukraine, alors que des démarches sont en cours pour organiser leur retour.
La police a également annoncé l'ouverture d'une enquête visant Duduzile Zuma-Sambudla, fille de l'ancien président sud-africain Jacob Zuma, accusée par sa demi-soeur d'avoir participé à l'enrôlement de ces hommes en Russie sous de faux prétextes.
Zuma-Sambudla a démissionné vendredi de son poste de députée, sans toutefois avoir réagi publiquement à ces accusations.


















