RAPPORT DE GESTION

2025 TABLE DES MATIÈRES PROFIL DE L'ENTREPRISE 2 FAITS SAILLANTS 3 INFORMATIONS SUR LES TENDANCES 8 PARTICIPATION DANS LES FILIALES 9 COMPARAISON DES EXERCICES 2025 ET 2024 10 COMPARAISON DES QUATRIÈMES TRIMESTRES 2025 ET 2024 17 COMPARAISON DES EXERCICES 2024 ET 2023 21 FLUX DE TRÉSORERIE ET SITUATION FINANCIÈRE 23 INFORMATIONS ADDITIONNELLES 27 SÉLECTION DE DONNÉES FINANCIÈRES 69 SÉLECTION DE DONNÉES FINANCIÈRES TRIMESTRIELLES 70 PROFIL DE L'ENTREPRISE

Québecor inc. est l'un des plus importants conglomérats de télécommunications et de médias du Canada. Québecor inc. exerce ses activités dans les secteurs suivants : Télécommunications, Média, et Sports et divertissement. À moins d'avis contraire, les références à « Québecor » ou à la « Société » dans le présent rapport de gestion désignent Québecor inc. et ses filiales.

Chef de file parmi les sociétés de télécommunications et médias du Canada, Québecor déploie une stratégie d'expansion géographique dans le marché canadien des télécommunications, axée sur une concurrence accrue en téléphonie mobile, ainsi qu'une stratégie de convergence et de maximisation de la valeur de ses contenus au profit de ses différentes propriétés et de ses multiples plateformes de distribution.

La Société a des activités dans les sphères suivantes : téléphonie mobile et filaire, accès Internet, télédistribution, vidéo sur demande par abonnement (« VSDA »), solutions de télécommunications d'affaires, télédiffusion, location de studios et d'équipements, production et distribution de contenu audiovisuel, édition et distribution de journaux, plateformes numériques d'information et de divertissement, édition et distribution de livres et de magazines, production de musique, affichage extérieur, exploitation et gestion d'un amphithéâtre d'envergure internationale et de salles de spectacles, propriété et gestion d'une équipe de hockey de la Ligue de hockey junior Maritimes Québec (« LHJMQ »), production de spectacles et gestion et promotion d'événements sportifs et culturels. Par l'intermédiaire de sa filiale Vidéotron ltée (« Vidéotron »), Québecor est un fournisseur de premier plan de services de communication mobile et filaire. Par l'intermédiaire de ses secteurs Média et Sports et divertissement, Québecor est également un chef de file en création, en promotion et en distribution de divertissement et d'information, et en services numériques afférents, conçus pour attirer les auditoires de toutes les catégories démographiques.

Tous les montants sont en dollars canadiens (« CA ») à moins d'avis contraire.

Les états financiers consolidés de la Société sont préparés conformément aux Normes internationales d'information financière (« IFRS »).

La Société utilise des mesures non normalisées selon les IFRS, telles que le BAIIA ajusté, le bénéfice net ajusté (auparavant le

« bénéfice ajusté lié aux activités d'exploitation »), les flux de trésorerie d'exploitation ajustés, les flux de trésorerie libres (auparavant les « flux de trésorerie libres liés aux activités d'exploitation ») et le ratio d'endettement net consolidé ainsi que des indicateurs clés de rendement, tels que l'unité génératrice de revenus (« UGR ») et le revenu mensuel moyen mobile par unité (« RMPU mobile »). Les définitions de ces mesures et de ces indicateurs sont présentées dans les sections « Mesures non normalisées selon les IFRS » et « Indicateurs clés de rendement ».

FAITS SAILLANTS

Exercice 2025

Revenus de 5,68 G$, en hausse de 36,9 M$ (0,7 %), dont une hausse dans le secteur Média (26,9 M$ ou 3,8 %), due principalement à l'impact net favorable de 26,2 M$, lié à la rétroactivité d'ententes sur les redevances pour les chaînes spécialisées, notamment TVA Sports en 2025 et LCN en 2024.

BAIIA ajusté1 de 2,39 G$, en hausse de 25,7 M$ (1,1 %), y compris l'impact défavorable lié à la hausse de 110,8 M$ de la charge de rémunération à base d'actions dans l'ensemble des secteurs de la Société et l'impact favorable lié à la rétroactivité des ententes sur les redevances pour les chaînes spécialisées du secteur Média.

Bénéfice net attribuable aux actionnaires de 856,0 M$ (3,73 $ par action de base), en hausse de 108,5 M$ (0,50 $ par action de base) ou 14,5 %.

Bénéfice net ajusté1 de 879,7 M$ (3,83 $ par action de base), en hausse de 132,7 M$ (0,60 $ par action de base) ou 17,8 %.

Flux de trésorerie d'exploitation ajustés1 de 1,74 G$, en baisse de 6,9 M$ (-0,4 %).

Flux de trésorerie générés par les activités d'exploitation de 2,06 G$, en hausse de 342,9 M$ (19,9 %).

Quatrième trimestre 2025

Revenus de 1,55 G$, en hausse de 47,3 M$ (3,2 %), dont une hausse de 44,1 M$ dans le secteur Média, due principalement à l'impact favorable de 43,9 M$ lié à la rétroactivité d'une entente sur les redevances pour les chaînes spécialisées, notamment TVA Sports.

BAIIA ajusté de 610,4 M$, en hausse de 21,4 M$ (3,6 %), y compris l'impact défavorable lié à la hausse de 66,8 M$ de la charge de rémunération à base d'actions dans l'ensemble des secteurs de la Société et l'impact favorable lié à la rétroactivité d'une entente sur les redevances pour les chaînes spécialisées du secteur Média.

Bénéfice net attribuable aux actionnaires de 211,5 M$ (0,93 $ par action de base), en hausse de 33,8 M$ (0,17 $ par action de base) ou 19,0 %.

Bénéfice net ajusté de 226,2 M$ (0,99 $ par action de base), en hausse de 39,6 M$ (0,19 $ par action de base) ou 21,2 %.

Flux de trésorerie d'exploitation ajustés de 424,9 M$, en baisse de 21,4 M$ (-4,8 %).

Flux de trésorerie générés par les activités d'exploitation de 521,9 M$, en hausse de 129,5 M$ (33,0 %).

‌1Voir « Mesures non normalisées selon les IFRS ».

Tableau 1

Sommaire consolidé des résultats, des flux de trésorerie et du bilan

(en millions de dollars canadiens, sauf pour les montants relatifs aux données par action de base)

Exercices terminés les 31 décembre

Trois mois terminés les 31 décembre

2025

2024

2023

2025

2024

Résultats

Revenus : Télécommunications

4 847,5

$ 4 835,1

$ 4 654,0

$ 1 284,4

$ 1 265,5

$

Média

729,9

703,0

721,9

238,8

194,7

Sports et divertissement

227,9

225,3

213,4

58,4

69,2

Intersectoriels

(130,0)

(125,0)

(155,0)

(35,3)

(30,4)

5 675,3

5 638,4

5 434,3

1 546,3

1 499,0

BAIIA ajusté (BAIIA ajusté négatif) : Télécommunications

2 383,2

2 335,4

2 230,3

589,8

565,9

Média

68,1

31,9

7,7

54,0

15,0

Sports et divertissement

24,7

27,4

23,0

1,5

10,8

Siège social

(82,8)

(27,2)

(23,2)

(34,9)

(2,7)

2 393,2

2 367,5

2 237,8

610,4

589,0

Amortissement

(858,0)

(943,3)

(909,0)

(215,3)

(236,6)

Frais financiers

(341,5)

(414,1)

(408,4)

(78,0)

(96,5)

Restructuration, dépréciation d'actifs et autres

(36,3)

(39,0)

(52,0)

(8,9)

(16,2)

Autres éléments

(0,5)

27,1

(5,4)

(9,2)

3,1

Impôts sur le bénéfice

(296,1)

(256,7)

(227,9)

(77,4)

(65,4)

Bénéfice net

860,8

$ 741,5

$ 635,1

$ 221,6

$ 177,4

$

Bénéfice net attribuable aux actionnaires

856,0

$ 747,5

$ 650,5

$ 211,5

$ 177,7

$

Bénéfice net ajusté

879,7

747,0

688,1

226,2

186,6

Par action de base :

Bénéfice net attribuable aux actionnaires

3,73

3,23

2,82

0,93

0,76

Bénéfice net ajusté

3,83

3,23

2,98

0,99

0,80

Tableau 1 (suite) Exercices terminés

les 31 décembre

Trois mois terminés les 31 décembre

2025 2024 2023 2025 2024

Dépenses en immobilisations :

Télécommunications

633,8

$ 579,1

$ 536,7

$ 179,7

$ 135,3

$

Média

9,6

30,7

12,9

3,4

5,3

Sports et divertissement

6,1

6,8

7,7

2,3

2,0

Siège social

0,3

0,6

1,1

0,1

0,1

649,8

617,2

558,4

185,5

142,7

Acquisitions de licences de spectre Flux de trésorerie :

Flux de trésorerie d'exploitation ajustés :

-

298,9

9,9

-

-

Télécommunications

1 749,4

1 756,3

1 693,6

410,1

430,6

Média

58,5

1,2

(5,2)

50,6

9,7

Sports et divertissement

18,6

20,6

15,3

(0,8)

8,8

Siège social

(83,1)

(27,8)

(24,3)

(35,0)

(2,8)

1 743,4

1 750,3

1 679,4

424,9

446,3

Flux de trésorerie libres1 1 425,7 1 120,3 910,5 369,1 302,9

Flux de trésorerie générés par les activités

d'exploitation

2 061,9

1 719,0

1 462,2

521,9

392,4

Dividendes déclarés

321,2

301,7

277,1

79,7

75,7

Dividendes déclarés par action de base 1,40

1,30

1,20

0,35

0,33

Bilan :

Espèces et quasi-espèces

160,6

$ 61,8

$ 11,1

$

Fonds de roulement

(233,2)

(36,0)

(1 125,6)

Actif net lié aux instruments financiers dérivés

24,3

141,2

110,8

Actif total

12 812,2

12 998,7

12 741,3

Emprunts bancaires

-

6,7

9,6

Dette à long terme totale (y compris la portion à

6 824,3

7 619,7

7 668,2

court terme)

Obligations locatives (court et long terme)

410,6

409,7

376,2

Débentures convertibles, y compris les dérivés incorporés

-

-

165,0

Capitaux propres attribuables aux actionnaires

2 625,0

2 157,2

1 726,9

Capitaux propres

2 737,0

2 264,7

1 837,7

Ratio d'endettement net consolidé1

2,95x

3,31x

3,39x

Télécommunications

  • Au cours de l'exercice 2025, le secteur Télécommunications a affiché une hausse de 12,4 M$ (0,3 %) de ses revenus et une hausse de 47,8 M$ (2,0 %) de son BAIIA ajusté.

  • Progression de 112,2 M$ (6,7 %) des revenus des services mobiles.

  • Augmentation nette de 214 100 UGR2 (2,8 %) en 2025, dont 311 000 lignes (7,6 %) en téléphonie mobile et 7 500 clients (0,4 %) en accès Internet.

    ‌1 Voir « Mesures non normalisées selon les IFRS ».

    ‌2 Voir « Indicateurs clés de rendement ».

  • Les marques Vidéotron, Fizz et Freedom se sont démarquées lors de la publication des résultats 2026 de l'indice WOW par Léger du 22 janvier 2026. L'étude a révélé que, dans le secteur des télécommunications, Vidéotron s'est hissée au premier rang pour l'expérience en boutique au Québec pour une troisième année consécutive, tandis que Fizz maintient sa position de leader canadien pour l'expérience en ligne, une distinction qu'elle remporte pour une septième année d'affilée. Freedom demeure quant à elle au troisième rang de ce dernier classement. De plus, selon le rapport annuel 2025 de la Commission des plaintes relatives aux services de télécom-télévision (CPRST), publié le 14 janvier 2026, Vidéotron, Freedom Mobile Inc. (« Freedom »), Fizz et VMedia se distinguent à nouveau par leur performance en matière de satisfaction client. Alors que les plaintes dans l'industrie canadienne des télécommunications augmentent de 17 %, nos marques, elles, ont su demeurer stables en matière de satisfaction de la clientèle.

  • Le 6 octobre 2025, Vidéotron a annoncé qu'une étude Léger réalisée du 17 juillet au 2 août 2025 la classait comme l'entreprise de télécommunications la plus choisie des Québécois. Confirmant sa position de leader en matière de service client parmi les fournisseurs de télécommunications au Québec, Vidéotron se distingue par d'excellents résultats, tout en étant reconnue comme l'entreprise de télécommunications la plus fiable et la plus digne de confiance de son secteur d'activités au Québec, selon cette même étude.

  • En 2025, Vidéotron a annoncé l'expansion de ses services Internet et de télévision que propose la technologie Helix à plus de 180 000 foyers dans les villes de Drummondville, Magog, Rimouski, Saint-Hyacinthe, Trois-Rivières, Salaberry-de-Valleyfield et Huntingdon, ainsi que dans de nombreuses villes du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Cette nouvelle offre s'ajoute aux services sans fil de Vidéotron déjà offerts dans ces secteurs, permettant ainsi aux familles de bénéficier d'une vaste gamme de solutions de télécommunication sous un même toit.

  • Le 29 août 2025, en partenariat avec l'entreprise Ecotel inc. et avec le soutien du gouvernement du Québec, Vidéotron a annoncé l'agrandissement de la zone de couverture et d'abonnement à ses services sans fil en Haute-Mauricie, permettant à plus de 10 000 résidents de s'abonner à ses services mobiles tout en offrant une connectivité renforcée sur plusieurs tronçons routiers. Cette initiative marque une étape importante dans l'amélioration de l'accès aux communications mobiles dans cette région du Québec.

  • Le 27 août 2025, Freedom a annoncé l'expansion de sa zone d'abonnement sans fil à Chatham-Kent, en Ontario. Les nouvelles zones desservies incluent, entre autres, Chatham, Ridgetown, Wallaceburg, Blenheim, Dresden, Thamesville et Bothwell. Les résidents peuvent désormais profiter de nos forfaits compétitifs de Freedom, y compris l'offre innovante Roam Beyond, tout en accédant à son réseau sans fil rapide et fiable.

  • Le 11 juin 2025, Vidéotron a annoncé une expansion majeure de son service Internet GIGA dans les secteurs de Québec, de l'Outaouais, du Saguenay-Lac-Saint-Jean, dans les Hautes-Laurentides ainsi que dans la MRC de Rivière-du-Loup. En tout, ce sont plus de 350 000 foyers additionnels qui peuvent dès maintenant profiter de vitesses de téléchargement supérieures.

  • Le 4 avril 2025, dans le cadre de son engagement continu à améliorer l'expérience client, Freedom a amorcé le déploiement progressif du spectre 3 800 MHz sur l'ensemble de son réseau 5G+ en Ontario, en Alberta et en Colombie-Britannique. Ce déploiement améliorera considérablement les capacités du réseau de Freedom, offrant aux clients qui disposent d'appareils et de forfaits 5G+ compatibles une meilleure connectivité avec des vitesses de téléchargement théoriques pouvant dépasser 1 Gbps.

  • Le 20 février 2025, Vidéotron a annoncé l'agrandissement de la zone d'abonnement à ses services sans fil dans plusieurs secteurs de la MRC de Témiscamingue. Ainsi, les résidents et entreprises de ces secteurs peuvent dorénavant s'abonner aux services sans fil de Vidéotron.

  • Le 5 février 2025, Fizz a annoncé le lancement de Fizz TV, un service de télévision entièrement numérique. Accessible aux membres de Fizz Internet au Québec, Fizz TV se démarque par son approche sur mesure qui permet aux abonnés de construire leur propre forfait télé.

    Média

  • En 2025, le secteur Média a affiché des hausses de 26,9 M$ (3,8 %) de ses revenus et de 36,2 M$ de son BAIIA ajusté, dues principalement à l'impact favorable lié à la rétroactivité des ententes sur les redevances pour les chaînes spécialisées, notamment TVA Sports en 2025 et LCN en 2024.

    Sports et divertissement

  • En 2025, le secteur Sports et divertissement a affiché une hausse de 2,6 M$ (1,2 %) de ses revenus et une baisse de 2,7 M$ (-9,9 %) de son BAIIA ajusté.

    Opérations de financement

  • Le 25 février 2026, le conseil d'administration de Québecor a déclaré un dividende trimestriel de 0,40 $ par action sur les actions de catégorie A (droits de vote multiples) (« actions catégorie A ») et sur les actions subalternes de catégorie B de la Société (comportant droit de vote) (« actions catégorie B »), correspondant à une hausse de 14,3 %.

  • Le 28 janvier 2026, Vidéotron a modifié et mis à jour sa convention de crédit afin de proroger l'échéance des deux tranches existantes de sa facilité de crédit renouvelable : i) la première tranche de 400,0 M$, dont l'échéance est désormais fixée à janvier 2031, et ii) la deuxième tranche de 400,0 M$, dont l'échéance est désormais fixée à janvier 2027, prévoyant une option de conversion en une facilité à terme venant à échéance en janvier 2028. Vidéotron a également ajouté deux nouvelles tranches à sa facilité de crédit renouvelable : i) une première tranche de 250,0 M$ US, venant à échéance en janvier 2031, et

    ii) une deuxième tranche de 250,0 M$ US, venant à échéance en janvier 2027, prévoyant une option de conversion en une facilité à terme venant à échéance en janvier 2028. Certaines conditions des facilités ont également été modifiées.

  • Le 20 novembre 2025, Vidéotron a émis des billets de premier rang d'un montant en capital global de 800,0 M$, portant intérêt à un taux de 3,950 % et échéant le 15 octobre 2032. À cette même date, Vidéotron a utilisé le produit net, ainsi que l'encaisse disponible, pour financer le remboursement de la totalité de ses billets de premier rang d'un montant en capital de 600,0 M$ US, portant intérêt à un taux de 5,125 % et échéant le 15 avril 2027 et la réalisation des contrats de couverture afférents, pour une contrepartie totale en espèces de 815,5 M$.

  • Le 6 novembre 2025, Vidéotron a remboursé par anticipation un montant de 200,0 M$ sur la tranche de 700,0 M$ venant à échéance en avril 2026 de sa facilité de crédit à terme.

  • Le 16 juin 2025, Vidéotron a remboursé à l'échéance ses billets de premier rang d'un montant en capital global de 400,0 M$, portant intérêt à un taux de 5,625 %.

  • Le 27 mai 2025, Vidéotron a porté la taille de sa facilité de crédit renouvelable de 500,0 M$ à 800,0 M$, en faisant passer chacune de ses deux tranches de 250,0 M$ à 400,0 M$.

  • Le 15 avril 2025, Québecor Média inc. (« Québecor Média ») a résilié sa facilité de crédit renouvelable garantie d'un montant de 300,0 M$.

  • Le 26 février 2025, Vidéotron a modifié et mis à jour sa convention de crédit afin, entre autres, de modifier sa facilité de crédit renouvelable existante de 500,0 M$ (réduite de 2,00 G$ à 500,0 M$ le 29 janvier 2025) en créant deux tranches : i) une première tranche d'un montant de 250,0 M$ échéant en février 2030, et ii) une deuxième tranche d'un montant de 250,0 M$ échéant en février 2026 et prévoyant une option de conversion en une facilité à terme échéant en février 2027.

INFORMATIONS SUR LES TENDANCES

La concurrence continue de s'intensifier dans les marchés de la téléphonie mobile et filaire, de l'accès Internet, de la télédistribution et de la VSDA. En raison de l'évolution constante en matière de développements technologiques, la distinction entre les différentes plateformes tend à disparaître et la Société anticipe donc une concurrence accrue provenant d'entreprises non traditionnelles dans ses secteurs clés. Cette concurrence s'accentue, entre autres, dans les activités de télédistribution depuis que certaines de ces entreprises proposent la diffusion de chaînes de télévision linéaire et d'événements en direct via leurs plateformes de VSDA, modifiant ainsi les modèles établis. La concurrence provient également des revendeurs d'accès Internet de gros, lesquels achètent des services d'accès Internet de gros provenant des entreprises titulaires afin d'offrir leurs propres services au détail, en vertu du cadre réglementaire sur l'accès Internet de tierces parties (« AITP »). Ainsi, la variation des UGR enregistrée dans le secteur Télécommunications au cours des derniers exercices n'est pas nécessairement représentative de la variation future.

Depuis 2023, Vidéotron a pénétré les marchés des télécommunications de la Colombie-Britannique, de l'Alberta et du Manitoba, et a renforcé sa position sur le marché ontarien et a ainsi intensifié la diversification géographique de l'entreprise. Cette expansion des activités sans fil de Vidéotron, à l'extérieur de sa traditionnelle présence au Québec, a intensifié la diversification géographique de l'entreprise, avec environ 45 % des abonnés mobiles au Québec, 40 % en Ontario et 15 % dans l'Ouest canadien. En plus de la marque Freedom, le territoire desservi par la marque Fizz s'est progressivement étendu à d'autres provinces que le Québec. De plus, pénétrer de nouveaux marchés en tant qu'exploitant de réseau mobile virtuel (« ERMV ») permet à Vidéotron d'améliorer encore plus sa portée et d'offrir ses services concurrentiels à encore plus d'utilisateurs potentiels. Ensemble, Vidéotron, Fizz et Freedom sont désormais en mesure de rejoindre plus de 34 millions de Canadiens, soit près de 83 % de la population du Canada. Tout comme les grandes marques nationales, Vidéotron profite également du cadre réglementaire AITP sur le marché de la vente en gros pour compléter son offre de services de télécommunications à l'extérieur de sa zone de réseau filaire, en ajoutant des services Internet et d'autres services filaires à son offre de produits sans fil sous ses marques.

Dans les marchés où Vidéotron étend sa présence, notons la présence importante de trois entreprises de services mobiles bien établies, offrant une gamme complète de services de télécommunications et s'appuyant sur des réseaux filaires et sans fil ayant une empreinte nationale. Ces entreprises de services mobiles comptent sur un long historique d'opération et détiennent un large éventail de licences de spectre ainsi que des ressources opérationnelles et financières considérables. L'expansion géographique des activités sans fil de Vidéotron favorise la création d'un environnement plus concurrentiel dans le domaine de la téléphonie mobile dans les marchés où elle opère. Vidéotron se distingue dans ce contexte par l'amélioration continue de l'expérience client de ses abonnés, dont la bonification des avantages offerts, de l'accessibilité des forfaits, l'accès récent à la technologie avancée 5G+ et le service à la clientèle. La Société anticipe que des investissements et des coûts importants et récurrents continueront d'être requis sur les marchés canadiens récemment développés, notamment pour favoriser le lancement et la pénétration de nouveaux services, attirer et retenir les clients, y compris des efforts commerciaux et des campagnes marketing, et pour rivaliser de façon efficace avec les entreprises nationales de services sans fil et autres concurrents actuels ou éventuels présents dans ces marchés.

De plus, l'ensemble du secteur Télécommunications a nécessité dans le passé des investissements importants pour la mise à niveau, l'expansion et l'entretien de ses réseaux mobile et filaire ainsi que pour le lancement et l'expansion de services nouveaux ou complémentaires, dans le but de soutenir la croissance de sa clientèle de même que la demande de capacité accrue de bande passante, ou pour d'autres services. La Société prévoit que des dépenses additionnelles en immobilisations seront nécessaires à court et à moyen terme en vue de développer et de maintenir les systèmes et les services du secteur Télécommunications, y compris les investissements relatifs aux coûts d'entretien et d'amélioration de ses infrastructures en téléphonie mobile, en maintenance et en amélioration ainsi qu'aux coûts liés aux avancées et au déploiement des technologies LTE avancée (LTE-A) et 5G/5G+, dont l'acquisition de nouvelles licences de spectre. Le réseau mobile de Vidéotron couvre toutes les grandes régions métropolitaines du Canada, soit plus de 30 millions de personnes avec la technologie LTE et plus de 23 millions de personnes avec la technologie 5G/5G+. De plus, la demande de services de données sans fil a progressé constamment et il est prévu que cette demande continuera d'augmenter. Les niveaux prévus de trafic de données constitueront un défi de taille quant à la capacité du réseau mobile actuel de répondre à cet accroissement.

L'industrie des médias connaît des changements structurels fondamentaux et permanents depuis de nombreuses années. La fragmentation généralisée des auditoires a incité de nombreux annonceurs à revoir leurs stratégies de placement médiatique ainsi qu'à allouer une partie importante de leur budget publicitaire à des concurrents internationaux présents surtout sur les médias numériques. Dans l'industrie de la télédiffusion, les auditoires sont de plus en plus fragmentés, tandis que les habitudes de visionnement ont évolué vers des plateformes de diffusion de contenu sur Internet qui offrent aux utilisateurs un plus grand contrôle sur le contenu et les horaires de consommation, comme les services de VSDA. Ces changements amènent le secteur Média de la Société à subir une pression importante sur ses revenus publicitaires. Le secteur Média continue toutefois de prendre des mesures afin de maintenir sa position de chef de file et d'offrir aux téléspectateurs et aux annonceurs la possibilité d'avoir accès aux meilleurs contenus possibles, au moment où ils le veulent et sur les plateformes médias qu'ils préfèrent, y compris la diffusion à la télévision, l'intégration de la publicité numérique et la diffusion en continu ou sur demande via des applications multiplateformes et des applications mobiles, ainsi que sur des sites Internet de marque.

Certaines activités du secteur Média sont de nature cyclique et sont tributaires de la publicité. Les résultats d'exploitation sont donc sensibles à la conjoncture économique. La production et la distribution de films sont également affectées par les besoins en services de production des producteurs internationaux et locaux, ainsi que par la demande de contenu des diffuseurs mondiaux.

Le secteur Sports et divertissement a réalisé d'importants investissements dans le but de développer ses activités. La Société prévoit que des investissements supplémentaires seront nécessaires en vue d'accélérer la croissance de ce secteur.

PARTICIPATION DANS LES FILIALES

Québecor détenait 100 % des actions émises par Québecor Média au 31 décembre 2025.

Le tableau 2 présente les participations détenues au 31 décembre 2025 par Québecor Média dans les actions de participation de ses principales filiales.

Tableau 2

Participations (directes ou indirectes) de Québecor Média dans ses principales filiales Au 31 décembre 2025

Pourcentage des droits de vote

Pourcentage économique

Vidéotron ltée

100,0 %

100,0 %

Groupe TVA inc.

99,9 %

68,4 %

MédiaQMI inc.

100,0 %

100,0 %

QMI Spectacles inc.

100,0 %

100,0 %

Groupe Sogides inc.

100,0 %

100,0 %

Les Éditions CEC inc.

100,0 %

100,0 %

Les participations détenues par Québecor dans Québecor Média et par Québecor Média dans ses principales filiales n'ont pas varié au cours des trois derniers exercices.

COMPARAISON DES EXERCICES 2025 ET 2024 Analyse des résultats et des flux de trésorerie consolidés de Québecor

Revenus de 5,68 G$, en hausse de 36,9 M$ (0,7 %).

  • Augmentation dans le secteur Média (26,9 M$ ou 3,8 %), due principalement à l'impact net favorable de 26,2 M$, lié à la rétroactivité d'ententes sur les redevances pour les chaînes spécialisées, notamment TVA Sports en 2025 et LCN en 2024.

  • Hausse également dans les secteurs Télécommunications (12,4 M$ ou 0,3 %) et Sports et divertissement (2,6 M$ ou 1,2 %).

    BAIIA ajusté de 2,39 G$, en hausse de 25,7 M$ (1,1 %), y compris la hausse de 110,8 M$ de la charge de rémunération à base d'actions, attribuable à la variation importante de la juste valeur des options d'achat d'actions et des unités d'actions de Québecor.

  • Hausse dans le secteur Télécommunications (47,8 M$).

  • Augmentation également dans le secteur Média (36,2 M$), due principalement à l'impact favorable lié à la rétroactivité des ententes sur les redevances pour les chaînes spécialisées.

  • Baisse dans le secteur Sports et divertissement (2,7 M$).

  • Écart défavorable au siège social (55,6 M$).

    Bénéfice net attribuable aux actionnaires de 856,0 M$ (3,73 $ par action de base) en 2025, contre 747,5 M$ (3,23 $ par action de base) en 2024, soit une hausse de 108,5 M$ (0,50 $ par action de base) ou 14,5 %.

  • Les écarts favorables s'expliquent principalement par :

    • la baisse de 85,3 M$ liée à la charge d'amortissement ;

    • la diminution de 72,6 M$ liée aux frais financiers ;

    • la hausse de 25,7 M$ du BAIIA ajusté.

  • Les écarts défavorables s'expliquent surtout par :

    • la hausse de 39,4 M$ de la charge d'impôts sur le bénéfice ;

    • l'écart défavorable de 27,6 M$ lié aux autres éléments ;

    • l'écart défavorable de 10,8 M$ des participations ne donnant pas le contrôle.

      Bénéfice net ajusté de 879,7 M$ (3,83 $ par action de base) en 2025, contre 747,0 M$ (3,23 $ par action de base) en 2024, soit une hausse de 132,7 M$ (0,60 $ par action de base) ou 17,8 %.

      Flux de trésorerie d'exploitation ajustés de 1,74 G$, en baisse de 6,9 M$ (-0,4 %), expliquée par la hausse de 32,6 M$ des dépenses en immobilisations, contrebalancée en partie par la hausse de 25,7 M$ du BAIIA ajusté.

      Flux de trésorerie générés par les activités d'exploitation de 2,06 G$, en hausse de 342,9 M$ (19,9 %), expliquée principalement par l'écart favorable de la variation nette des éléments hors caisse liés aux activités d'exploitation, la baisse de la portion monétaire des frais financiers et la hausse du BAIIA ajusté, contrebalancés en partie par la hausse des impôts exigibles et la hausse de la portion monétaire liée à la restructuration, dépréciation d'actifs et autres.

      Charge d'amortissement de 858,0 M$, soit une baisse de 85,3 M$, due principalement à la fin du cycle d'amortissement de certains actifs et au ralentissement des dépenses en immobilisations au cours des dernières années dans le secteur Télécommunications, y compris l'impact de crédits gouvernementaux sur certains grands projets. La charge d'amortissement est essentiellement attribuable au secteur Télécommunications.

      Frais financiers de 341,5 M$, en baisse de 72,6 M$, expliquée principalement par l'impact d'un taux d'intérêt moyen inférieur sur la dette à long terme et par un niveau moyen d'endettement moins élevé.

      Charge de restructuration, dépréciation d'actifs et autres de 36,3 M$, soit un écart défavorable de 2,7 M$. Au cours de 2025, la Société a comptabilisé :

  • une charge de 20,5 M$ relativement aux coûts liés à la réduction d'effectifs, surtout dans le secteur Média, et à d'autres initiatives de réduction de coûts, principalement dans le secteur Télécommunications (11,5 M$ en 2024) ;

  • une charge de dépréciation d'actifs de 6,7 M$, principalement liée aux initiatives d'intégration des activités de Freedom dans le secteur Télécommunications (23,6 M$ en 2024, incluant une charge de dépréciation de 7,8 M$ d'un écart d'acquisition dans le secteur Média);

  • des charges autres de 9,1 M$, y compris les coûts rétroactifs relatifs à la décision de la Cour d'appel sur les tarifs de retransmission de signaux éloignés de télévision dans le secteur Télécommunications et d'autres éléments (3,9 M$ en 2024).

    Perte liée aux autres éléments de 0,5 M$, soit un écart défavorable de 27,6 M$. Au cours de 2025, la Société a comptabilisé :

  • une perte sur refinancement de la dette de 13,2 M$, en lien avec le remboursement, en novembre 2025, des billets de premier rang d'un montant en capital de 600,0 M$ US (0,9 M$ en 2024) ;

  • une quote-part des résultats dans les entreprises associées de 12,7 M$ (12,5 M$ en 2024).

    Au cours de 2024, la Société a également comptabilisé un gain sur les dérivés incorporés liés aux débentures convertibles de 15,5 M$.

    Charge d'impôts sur le bénéfice de 296,1 M$ en 2025 (taux d'imposition effectif de 26,7 %), contre 256,7 M$ (taux d'imposition effectif de 26,1 %) en 2024, soit un écart défavorable de 39,4 M$, qui s'explique principalement par l'incidence de la hausse du bénéfice imposable à des fins fiscales. Les taux d'imposition effectifs sont calculés en considérant seulement les éléments imposables et déductibles.

    Analyse par secteur d'activité

    Télécommunications

    Le secteur Télécommunications de Québecor est, par l'entremise de ses principales marques Vidéotron, Freedom et Fizz, le quatrième opérateur de réseau mobile au Canada, en fonction du nombre d'UGR mobiles, et le plus important câblodistributeur au Québec, en fonction du nombre d'UGR filaires. Ce secteur offre des services de téléphonie mobile évoluée au Canada, y compris l'accès Internet haute vitesse. Par l'intermédiaire de son réseau de câblodistribution, ce secteur offre également des services d'accès Internet, de télédistribution numérique, y compris la vidéo sur demande (« VSD »), la télé payante et à la carte, des services de téléphonie filaire et de VSDA. Ce secteur profite également du cadre réglementaire de l'AITP sur le marché de la vente en gros pour compléter son offre de services de télécommunications à l'extérieur de sa zone de réseau filaire, en ajoutant des services Internet et d'autres services filaires à son offre de produits sans fil. En outre, le secteur comprend Vidéotron Affaires, un fournisseur de services complets de télécommunications d'affaires, qui englobe la téléphonie mobile et filaire, la transmission de données à haute vitesse, l'accès Internet et la télédistribution.

    Résultats d'exploitation de l'exercice 2025

    Revenus de 4,85 G$ en 2025, en hausse de 12,4 M$ (0,3 %).

  • Revenus des services de téléphonie mobile de 1,78 G$, soit une progression de 112,2 M$ (6,7 %), expliquée principalement par la croissance du nombre de lignes, contrebalancée en partie par la baisse du revenu moyen par ligne.

  • Revenus des services d'accès Internet de 1,25 G$, en baisse de 3,7 M$ (-0,3 %). Cet écart défavorable s'explique principalement par la baisse des revenus provenant de fournisseurs d'accès Internet de tierces parties.

  • Revenus des services de télédistribution de 748,2 M$, soit une baisse de 29,7 M$ (-3,8 %). Cet écart défavorable s'explique principalement par la baisse du nombre de clients, contrebalancée en partie par la hausse du revenu moyen par client.

  • Revenus des services de téléphonie filaire de 231,4 M$, en baisse de 17,5 M$ (-7,0 %), principalement due à l'impact de la diminution du nombre de lignes, contrebalancée en partie par la hausse du revenu moyen par ligne.

  • Revenus d'équipements mobiles vendus aux clients de 668,1 M$, en baisse de 27,0 M$ (-3,9 %), surtout en raison de la diminution du nombre d'appareils mobiles vendus, contrebalancée en partie par l'augmentation des prix.

  • Autres revenus de 173,8 M$, en baisse de 21,9 M$ (-11,2 %). Cet écart défavorable s'explique essentiellement par la baisse des revenus d'équipements filaires, en raison de l'offre en location des équipements liés à la plateforme Helix depuis juin 2024.

    RMPU mobile1 du secteur Télécommunications de 34,94 $ en 2025, contre 35,62 $ en 2024, soit une diminution de 0,68 $ (-1,9 %), principalement attribuable à la hausse des escomptes promotionnels, à la baisse des revenus d'usage et à un changement dans le mix de clients, dont l'impact dilutif des services prépayés de Freedom et de Fizz.

    ‌1 Voir « Indicateurs clés de rendement ».

    Statistiques de clientèle

    Le tableau 3 indique les variations des UGR pour les périodes de douze mois et de trois mois terminées les 31 décembre 2025 et 2024.

    Tableau 3 Variation des UGR (en milliers d'unités)

    Douze mois terminés les 31 décembre

    Trois mois terminés les 31 décembre

    2025

    2024

    2025

    2024

    Téléphonie mobile

    311,0

    368,1

    73,9

    86,0

    7,6 %

    9,9 %

    1,7 %

    2,1 %

    Internet

    7,5

    5,0

    3,7

    (1,7)

    0,4 %

    0,3 %

    0,2 %

    -0,1 %

    Télédistribution

    (43,2)

    (61,2)

    (8,1)

    (17,5)

    -3,3 %

    -4,5 %

    -0,6 %

    -1,3 %

    Téléphonie filaire

    (61,2)

    (65,8)

    (14,4)

    (18,6)

    -10,1 %

    -9,8 %

    -2,6 %

    -3,0 %

    Total UGR

    214,1

    246,1

    55,1

    48,2

    2,8 %

    3,3 %

    0,7 %

    0,6 %

    Tableau 4

    UGR à la fin de chaque exercice

    (en milliers de clients)

    2025

    20241

    20231

    2022

    2021

    Téléphonie mobile

    4 402,0

    4 091,0

    3 722,9

    1 710,4

    1 601,9

    Internet

    1 740,1

    1 732,6

    1 727,6

    1 682,7

    1 607,8

    Télédistribution

    1 251,2

    1 294,4

    1 355,6

    1 396,1

    1 418,6

    Téléphonie filaire

    547,7

    608,9

    674,7

    751,2

    824,9

    Total

    7 941,0

    7 726,9

    7 480,8

    5 540,4

    5 453,2

    1Afin de mieux refléter les activités du secteur Télécommunications, les lignes prépayées à RMPU négligeable ont été exclues du nombre de lignes en téléphonie mobile, représentant un ajustement cumulatif de 50 300 lignes au 30 juin 2025.

    BAIIA ajusté de 2,38 G$ en 2025, en hausse de 47,8 M$ (2,0 %), expliquée principalement par :

  • l'impact de la hausse des revenus des services mobiles ;

  • une gestion disciplinée des escomptes promotionnels et des coûts afférents sur les appareils mobiles vendus ;

  • un contrôle serré des coûts, y compris la mise à jour favorable de certaines provisions. Contrebalancés en partie par :

  • la hausse de la charge de rémunération à base d'actions ;

  • l'incidence de la baisse des revenus des services filaires.

    Analyse de la relation coûts/revenus : coûts liés au personnel et aux achats de biens et services pour l'ensemble des activités (exprimés en pourcentage des revenus) de 50,8 % en 2025, contre 51,7 % en 2024.

    Flux de trésorerie d'exploitation ajustés de 1,75 G$ en 2025, contre 1,76 G$ en 2024 (tableau 15). Cette baisse de 6,9 M$ (-0,4 %) s'explique par la hausse de 54,7 M$ des dépenses en immobilisations, due surtout à une hausse des investissements dans les équipements aux abonnés et en réseau, contrebalancée en partie par l'augmentation de 47,8 M$ du BAIIA ajusté.

    Média

    Le secteur Média est, par l'entremise de Groupe TVA inc. (« Groupe TVA »), le plus important réseau de télévision privé de langue française en Amérique du Nord. Groupe TVA est propriétaire unique de 6 des 10 stations de télévision qui forment le Réseau TVA ainsi que des chaînes spécialisées TVA Sports, LCN, ADDIK, Prise 2, CASA, TÉMOIN, Évasion et Zeste, en plus de QUB télé, la version télévisuelle de QUB radio. Groupe TVA possède également une participation dans deux des stations affiliées du Réseau TVA et est active dans les activités de production commerciale. En plus de la télévision linéaire, le Réseau TVA et les chaînes spécialisées possèdent des applications multiplateformes qui leur permettent de diffuser du contenu à la demande et en continu, dont le site Internet et l'application mobile TVA+ qui offrent un accès gratuit à la programmation du Réseau TVA, à certains contenus des chaînes spécialisées et à du contenu original.

    En outre, Groupe TVA, par le biais de Studios MELS, se spécialise dans l'offre de services de location de studios, de mobiles et d'équipements ainsi que de services de postproduction, de doublage et de sous-titrage destinés à l'industrie du cinéma et de la télévision.

    Groupe TVA exerce également des activités de production et de distribution d'émissions de télévision, de téléséries et de films destinés au marché mondial.

    Par ailleurs, Groupe TVA publie un nombre important de magazines, en plus de commercialiser des produits numériques associés aux différentes marques de magazines.

    Le secteur Média exploite également deux quotidiens vendus, soit Le Journal de Montréal et Le Journal de Québec, sous forme imprimée et numérique. Les sites Internet des quotidiens, soit journaldemontreal.com et journaldequebec.com ainsi que leurs applications mobiles, qui permettent de consulter en temps réel les nouvelles sur un appareil mobile ou sur une tablette, figurent au sommet des sites d'information de leur marché, avec plus de 3,2 millions de visiteurs uniques par mois (source : Comscore Multi-Platforme, Québec francophone, moyenne mensuelle non dupliquée, janvier à décembre 2025).

    De plus, le secteur Média comprend NumériQ inc. (« NumériQ »), qui regroupe les ressources de stratégie, de développement et de production de contenus numériques destinés à alimenter les diverses plateformes de la Société. NumériQ exploite plusieurs autres marques numériques, dont Le Guide de l'auto, Le Sac de chips, Pèse sur Start, Silo 57, 24heures.ca, de même que QUB radio, une plateforme audio et de balados accessible sur Internet, sur application mobile, à la télé comme chaîne spécialisée et sur la bande FM à Montréal, au 99,5 FM grâce à un partenariat avec le diffuseur Leclerc Communication inc.

    L'ensemble des applications numériques et des sites Internet de la Société rejoignent près de 6,4 millions de visiteurs uniques par mois au Canada (source : Comscore, Canada, moyenne mensuelle des visiteurs uniques entre le 1er janvier et le 31 décembre 2025).

    Le secteur Média est également actif dans le domaine de l'impression de journaux, de la distribution de journaux et de magazines, et de l'affichage extérieur. Il regroupe notamment Québecor Expertise Média, qui offre aux clients du secteur Média des services publicitaires intégrés, diversifiés et complets, Québecor Contenu, qui contribue à la création, au développement, à l'acquisition et à la diffusion de contenus et de formats télévisuels, ainsi qu'Elmire inc., une agence de marketing numérique.

    Résultats d'exploitation de l'exercice 2025

    Revenus de 729,9 M$ en 2025, en hausse de 26,9 M$ (3,8 %).

  • Hausse des revenus d'abonnement de 37,1 M$ (19,3 %), due principalement à l'impact net favorable de 26,2 M$, lié à la rétroactivité d'ententes sur les redevances pour les chaînes spécialisées, notamment TVA Sports en 2025 et LCN en 2024.

  • Baisse des revenus de publicité de 8,4 M$ (-2,7 %) principalement en télévision, contrebalancée en partie par la hausse des revenus d'affichage à la suite de l'acquisition des activités d'affichage publicitaire pancanadiennes de Média Groupe inc. (« NEO-OOH ») en octobre 2024.

  • Autres revenus en baisse de 1,8 M$ (-0,9 %), principalement attribuable à la diminution du volume d'activités des services cinématographiques et audiovisuels, contrebalancée en partie par la hausse des revenus de marketing numérique.

    BAIIA ajusté de 68,1 M$ en 2025, soit une hausse de 36,2 M$ qui s'explique surtout par :

  • l'impact de la hausse des revenus;

  • les économies liées aux diverses initiatives de réduction de coûts mises en place, dont la baisse des coûts de contenu. Contrebalancés en partie par :

  • une dépréciation de la valeur de certains contenus liés aux activités de production et distribution.

    Analyse de la relation coûts/revenus : coûts liés au personnel et aux achats de biens et services pour l'ensemble des activités (exprimés en pourcentage des revenus) de 90,7 % en 2025, contre 95,5 % en 2024. Cette baisse s'explique surtout par les économies liées aux diverses initiatives de réduction de coûts.

    Flux de trésorerie d'exploitation ajustés de 58,5 M$ en 2025, contre des flux de trésorerie d'exploitation ajustés de 1,2 M$ en 2024 (tableau 15), soit une augmentation de 57,3 M$, expliquée par la hausse de 36,2 M$ du BAIIA ajusté et par la baisse de 21,1 M$ des dépenses en immobilisations, liée à la fin du programme d'investissements dans le cadre de la centralisation des services du secteur.

    Sports et divertissement

    Le secteur Sports et divertissement comprend les activités de gestion et d'exploitation du Centre Vidéotron, lesquelles sont régies par une entente ratifiée en 2011 entre Québecor Média et la Ville de Québec sur les droits d'utilisation et de dénomination de cet amphithéâtre jusqu'en 2040. Le secteur loue l'amphithéâtre, exploite les espaces publicitaires, génère des revenus de commandite et exploite les concessions alimentaires durant les événements. Le secteur réalise aussi des activités de production et de coproduction de spectacles présentés au Centre Vidéotron ou dans d'autres salles. Le secteur Sports et divertissement exploite également Gestion d'évènements Gestev inc. (« Gestev »), une entreprise de gestion d'événements sportifs et culturels, qui est la signature officielle des événements et des spectacles produits au Québec par la Société. Gestev est notamment le producteur des festivals de musique Cigale, Festivent, Igloofest Québec et Festibière. Gestev est aussi le producteur d'événements sportifs comme le Marathon de Québec. Enfin, cette entreprise exploite une agence de marketing expérientielle connue sous le nom de Gustav.

    Le secteur Sports et divertissement englobe également les activités des Remparts de Québec, une équipe de hockey évoluant dans la LHJMQ. Le secteur détient également une participation minoritaire dans le club Hockey de l'Armada de Blainville-Boisbriand, évoluant également dans la LHJMQ.

    Le secteur Sports et divertissement possède aussi le Théâtre Capitole, une salle de spectacle située à Québec dans laquelle le secteur loue l'espace, exploite les espaces publicitaires, génère des revenus de commandite et de concessions alimentaires et peut agir à titre de copromoteur pour certains événements.

    Le secteur Sports et divertissement est aussi gestionnaire des salles de spectacles du Casino de Montréal et du Théâtre du Casino du Lac-Leamy, à Gatineau, selon des contrats renouvelables annuellement. Il agit à titre de diffuseur des lieux.

    De plus, le secteur Sports et divertissement comprend Les Éditions CEC inc., active dans l'édition scolaire, Groupe Sogides inc., active dans la littérature générale par l'intermédiaire de ses 18 maisons d'édition et de Messageries ADP inc., active dans la distribution physique et numérique de livres, dont la distribution en exclusivité de plus de 300 éditeurs québécois et européens francophones.

    Le secteur Sports et divertissement est également actif dans la production de disques et de vidéos (dont Musicor Disques, MP3 Disques et Ste-4 Musique) ainsi que la production de spectacles et d'événements spéciaux (Musique Sélect inc.).

    Finalement, le secteur Sports et divertissement comprend Les Disques Audiogramme inc., la plus importante maison de disques francophone indépendante en Amérique du Nord, ainsi que sa branche Éditorial Avenue, qui est la plus grande maison d'édition musicale francophone au Canada.

    Résultats d'exploitation de l'exercice 2025

    Revenus de 227,9 M$ en 2025, soit une hausse de 2,6 M$ (1,2 %), attribuable à l'augmentation des revenus des activités de livres, de musique et de hockey.

    BAIIA ajusté de 24,7 M$ en 2025, soit une baisse de 2,7 M$ (-9,9 %), qui s'explique surtout par la hausse de la charge de rémunération à base d'actions, contrebalancée en partie par l'impact de la hausse des revenus.

    Flux de trésorerie d'exploitation ajustés de 18,6 M$ en 2025, contre 20,6 M$ en 2024 (tableau 15). Cette diminution de 2,0 M$ s'explique principalement par la baisse de 2,7 M$ du BAIIA ajusté.

    COMPARAISON DES QUATRIÈMES TRIMESTRES 2025 ET 2024 Analyse des résultats et des flux de trésorerie consolidés de Québecor

    Revenus de 1,55 G$, en hausse de 47,3 M$ (3,2 %).

  • Augmentation dans le secteur Télécommunications (18,9 M$ ou 1,5 % des revenus du secteur).

  • Hausse dans le secteur Média (44,1 M$ ou 22,7 %), due principalement à l'impact favorable de 43,9 M$ lié à la rétroactivité d'une entente sur les redevances pour les chaînes spécialisées, notamment TVA Sports.

  • Diminution dans le secteur Sports et divertissement (10,8 M$ ou -15,6 %).

    BAIIA ajusté de 610,4 M$, en hausse de 21,4 M$ (3,6 %), y compris la hausse de 66,8 M$ de la charge de rémunération à base d'actions, attribuable à la variation importante de la juste valeur des options d'achat d'actions et des unités d'actions de Québecor.

  • Hausse dans les secteurs Télécommunications (23,9 M$).

  • Augmentation également dans le secteur Média (39,0 M$), due principalement à l'impact favorable lié à la rétroactivité d'une entente sur les redevances pour les chaînes spécialisées.

  • Diminution dans le secteur Sports et divertissement (9,3 M$).

  • Écart défavorable au siège social (32,2 M$).

    Bénéfice net attribuable aux actionnaires de 211,5 M$ (0,93 $ par action de base) au quatrième trimestre 2025, contre 177,7 M$ (0,76 $ par action de base) à la même période de 2024, soit une hausse de 33,8 M$ (0,17 $ par action de base) ou 19,0 %.

  • Les écarts favorables s'expliquent par :

    • la hausse de 21,4 M$ du BAIIA ajusté ;

    • la diminution de 21,3 M$ liée à la charge d'amortissement ;

    • la baisse de 18,5 M$ liée aux frais financiers ;

    • la baisse de 7,3 M$ liée à la charge de restructuration, dépréciation d'actifs et autres.

  • Les écarts défavorables s'expliquent par :

    • l'écart défavorable de 12,3 M$ lié aux autres éléments ;

    • la hausse de 12,0 M$ de la charge d'impôts sur le bénéfice ;

    • l'écart défavorable de 10,4 M$ des participations ne donnant pas le contrôle.

      Bénéfice net ajusté de 226,2 M$ (0,99 $ par action de base) au quatrième trimestre 2025, contre 186,6 M$ (0,80 $ par action de base) à la même période de 2024, soit une hausse de 39,6 M$ (0,19 $ par action de base) ou 21,2 %.

      Flux de trésorerie d'exploitation ajustés de 424,9 M$, en baisse de 21,4 M$ (-4,8 %) au quatrième trimestre 2025, expliquée par la hausse de 42,8 M$ des dépenses en immobilisations, contrebalancée en partie par la hausse de 21,4 M$ du BAIIA ajusté.

      Flux de trésorerie générés par les activités d'exploitation de 521,9 M$, en hausse de 129,5 M$ (33,0 %) au quatrième trimestre 2025, expliquée principalement par l'écart favorable de la variation nette des éléments hors caisse liés aux activités d'exploitation, la baisse de la portion monétaire des frais financiers et la hausse du BAIIA ajusté, contrebalancés en partie par la hausse des impôts exigibles.

      Charge d'amortissement de 215,3 M$ au quatrième trimestre 2025, soit une diminution de 21,3 M$, qui s'explique essentiellement par les raisons mentionnées dans la section « Comparaison des exercices 2025 et 2024 ».

      Frais financiers de 78,0 M$ au quatrième trimestre 2025, en baisse de 18,5 M$, expliquée principalement par un niveau moyen d'endettement moins élevé et par l'impact d'un taux d'intérêt moyen inférieur sur la dette à long terme.

      Charge de restructuration, dépréciation d'actifs et autres de 8,9 M$ au quatrième trimestre 2025, soit un écart favorable de 7,3 M$.

      Au quatrième trimestre 2025, la Société a comptabilisé :

  • une charge de 5,1 M$ relativement aux coûts liés à la réduction d'effectifs, surtout dans le secteur Média, et à d'autres initiatives de réduction de coûts, principalement dans le secteur Télécommunications (3,6 M$ en 2024) ;

  • une charge de dépréciation d'actifs de 1,6 M$ (11,8 M$ en 2024, principalement attribuable aux mesures d'intégration de Freedom);

  • des charges autres de 2,2 M$ (0,8 M$ en 2024).

    Perte liée aux autres éléments de 9,2 M$, soit un écart défavorable de 12,3 M$. Au quatrième trimestre 2025, la Société a comptabilisé :

  • une quote-part des résultats dans les entreprises associées de 4,0 M$ (4,0 M$ en 2024) ;

  • une perte sur refinancement de la dette de 13,2 M$, en lien avec le remboursement, en novembre 2025, des billets de premier rang d'un montant en capital de 600,0 M$ US (0,9 M$ en 2024).

    Charge d'impôts sur le bénéfice de 77,4 M$ au quatrième trimestre 2025 (taux d'imposition effectif de 27,0 %), contre 65,4 M$ (taux d'imposition effectif de 26,3 %) à la même période de 2024, soit un écart défavorable de 12,0 M$, qui s'explique par la hausse du bénéfice imposable. Les taux d'imposition effectifs sont calculés en considérant seulement les éléments imposables et déductibles.

    Analyse par secteur d'activité

    Télécommunications

    Revenus de 1,28 G$, soit une hausse de 18,9 M$ (1,5 %), attribuable pour l'essentiel aux facteurs mentionnés dans la section

    « Comparaison des exercices 2025 et 2024 ».

  • Revenus des services de téléphonie mobile de 462,0 M$, en hausse de 39,9 M$ (9,5 %), expliquée principalement par la croissance du nombre de lignes et par la hausse du revenu moyen par ligne.

  • Revenus des services d'accès Internet de 315,4 M$, en hausse de 5,4 M$ (1,7 %). Cet écart favorable s'explique principalement par la hausse du revenu moyen par client, contrebalancée en partie par la baisse des revenus provenant de fournisseurs d'accès Internet de tierces parties.

  • Revenus des services de télédistribution de 184,8 M$, soit une baisse de 6,2 M$ (-3,2 %).

  • Revenus des services de téléphonie filaire de 55,9 M$, soit une diminution de 4,1 M$ (-6,8 %).

  • Revenus d'équipements mobiles vendus aux clients de 222,5 M$, en baisse de 16,6 M$ (-6,9 %).

  • Autres revenus de 43,8 M$, en hausse de 0,5 M$ (1,2 %).

    RMPU mobile de 35,23 $ au quatrième trimestre 2025, contre 34,75 $ à la même période de 2024, soit une hausse de 0,48 $ (1,4 %), principalement attribuable à la baisse des escomptes promotionnels et la migration des clients vers des forfaits à prix plus élevés, atténuées en partie par l'impact dilutif des services prépayés de Freedom et de Fizz.

    BAIIA ajusté de 589,8 M$, en hausse de 23,9 M$ (4,2 %), qui s'explique surtout par :

  • l'impact de la hausse des revenus des services mobiles ;

  • un contrôle serré des coûts, y compris la mise à jour favorable de certaines provisions. Contrebalancés en partie par :

  • la hausse de la charge de rémunération à base d'actions.

    Analyse de la relation coûts/revenus : coûts liés au personnel et aux achats de biens et services pour l'ensemble des activités (exprimés en pourcentage des revenus) de 54,1 % au quatrième trimestre 2025, contre 55,3 % à la même période de 2024.

    Flux de trésorerie d'exploitation ajustés de 410,1 M$ au quatrième trimestre 2025 contre 430,6 M$ à la même période de 2024 (tableau 15). Cette baisse de 20,5 M$ s'explique principalement par l'augmentation de 44,4 M$ des dépenses en immobilisations, due surtout à la variation défavorable des encaissements de crédits gouvernementaux, contrebalancée en partie par la hausse de 23,9 M$ du BAIIA ajusté.

    Média

    Revenus de 238,8 M$ au quatrième trimestre 2025, en hausse de 44,1 M$ (22,7 %).

  • Hausse des revenus d'abonnement de 45,4 M$, due principalement à l'impact favorable de 43,9 M$ lié à la rétroactivité d'une entente sur les redevances pour les chaînes spécialisées, notamment TVA Sports.

  • Hausse des autres revenus de 7,4 M$ (14,2 %), expliquée principalement par la hausse des revenus de marketing numérique.

  • Baisse des revenus de publicité de 8,7 M$ (-9,0 %), principalement en télévision.

    BAIIA ajusté de 54,0 M$ au quatrième trimestre 2025, soit une hausse de 39,0 M$, qui s'explique surtout par :

  • l'impact de la hausse des revenus ;

  • les économies liées aux diverses initiatives de réduction de coûts mises en place, dont la baisse des coûts de contenu. Contrebalancés en partie par :

  • une dépréciation de la valeur de certains contenus liés aux activités de production et distribution.

    Analyse de la relation coûts/revenus : coûts liés au personnel et aux achats de biens et services pour l'ensemble des activités (exprimés en pourcentage des revenus) de 77,4 % au quatrième trimestre 2025, contre 92,3 % à la même période de 2024. Cette diminution s'explique principalement par l'impact favorable lié à la rétroactivité d'une entente sur les redevances pour les chaînes spécialisées.

    Flux de trésorerie d'exploitation ajustés de 50,6 M$ au quatrième trimestre 2025, contre 9,7 M$ à la même période de 2024 (tableau 15), soit une augmentation de 40,9 M$, principalement attribuable à la hausse de 39,0 M$ du BAIIA ajusté.

    Sports et divertissement

    Revenus de 58,4 M$ au quatrième trimestre 2025, soit une baisse de 10,8 M$ (-15,6 %), principalement attribuable à la diminution des revenus des activités de spectacles.

    BAIIA ajusté de 1,5 M$ au quatrième trimestre 2025, soit une baisse de 9,3 M$, qui s'explique surtout par la hausse de la charge de rémunération à base d'actions, la baisse de rentabilité dans les activités de livres et l'impact de la baisse des revenus de spectacles.

    Flux de trésorerie d'exploitation ajustés négatifs de 0,8 M$ au quatrième trimestre 2025, contre des flux d'exploitation ajustés de 8,8 M$ à la même période de 2024 (tableau 15), soit un écart défavorable de 9,6 M$, qui s'explique essentiellement par la baisse de 9,3 M$ du BAIIA ajusté.

    COMPARAISON DES EXERCICES 2024 ET 2023 Analyse des résultats et des flux de trésorerie consolidés de Québecor

    Revenus de 5,64 G$, en hausse de 204,1 M$ (3,8 %).

  • Augmentation dans le secteur Télécommunications (181,1 M$ ou 3,9 % des revenus du secteur), expliquée surtout par la contribution de Freedom, et dans le secteur Sports et divertissement (11,9 M$ ou 5,6 %).

  • Diminution dans le secteur Média (18,9 M$ ou -2,6 %).

    BAIIA ajusté de 2,37 G$, en hausse de 129,7 M$ (5,8 %).

  • Hausse dans le secteur Télécommunications (105,1 M$ ou 4,7 % du BAIIA ajusté du secteur), principalement liée à la contribution de Freedom, dans le secteur Média (24,2 M$), principalement attribuable à l'impact favorable rétroactif de 10,2 M$ d'une entente sur les redevances pour la chaîne spécialisée LCN, combiné à l'effet du volume d'activités à la hausse dans les services cinématographiques et audiovisuels, et dans le secteur Sports et divertissement (4,4 M$ ou 19,1 %).

  • Écart défavorable au siège social (-4,0 M$).

    Bénéfice net attribuable aux actionnaires de 747,5 M$ (3,23 $ par action de base) en 2024, contre 650,5 M$ (2,82 $ par action de base) en 2023, soit une hausse de 97,0 M$ (0,41 $ par action de base).

  • Les écarts favorables s'expliquaient par :

    • la hausse de 129,7 M$ du BAIIA ajusté ;

    • l'écart favorable de 32,5 M$ lié aux autres éléments ;

    • l'écart favorable de 13,0 M$ lié à la restructuration, dépréciation d'actifs et autres.

  • Les écarts défavorables s'expliquaient par :

    • la hausse de 34,3 M$ des frais d'amortissement ;

    • la hausse de 28,8 M$ de la charge d'impôts sur le bénéfice ;

    • l'écart défavorable de 9,4 M$ des participations ne donnant pas le contrôle ;

    • l'augmentation de 5,7 M$ liée aux frais financiers.

      Bénéfice net ajusté de 747,0 M$ (3,23 $ par action de base) en 2024, contre 688,1 M$ (2,98 $ par action de base) en 2023, soit une hausse de 58,9 M$ (0,25 $ par action de base).

      Flux de trésorerie d'exploitation ajustés de 1,75 G$, en hausse de 70,9 M$ (4,2 %), expliquée par l'augmentation de 129,7 M$ du BAIIA ajusté, contrebalancée en partie par la hausse de 58,8 M$ des dépenses en immobilisations.

      Flux de trésorerie générés par les activités d'exploitation de 1,72 G$, en hausse de 256,8 M$ (17,6 %), expliquée principalement par l'écart favorable de la variation nette des éléments hors caisse liés aux activités d'exploitation, la hausse du BAIIA ajusté et la baisse de la portion monétaire liée à la restructuration, dépréciation d'actifs et autres, contrebalancés en partie par la hausse des impôts exigibles.

      Charge d'amortissement de 943,3 M$, soit une augmentation de 34,3 M$, due principalement à l'impact de l'acquisition de Freedom.

      Frais financiers de 414,1 M$, en hausse de 5,7 M$, qui s'expliquait principalement par un niveau moyen d'endettement plus élevé, dont l'impact du financement de l'acquisition de Freedom, et la variation défavorable de la perte ou du gain sur conversion des éléments monétaires à court terme libellés en devises, contrebalancés en partie par l'impact d'un taux d'intérêt moyen inférieur sur la dette à long terme.

      Charge de restructuration, dépréciation d'actifs et autres de 39,0 M$, soit un écart favorable de 13,0 M$. Au cours de 2024, la Société avait comptabilisé :

  • une charge de dépréciation d'actifs de 23,6 M$, principalement liée aux initiatives d'intégration des activités de Freedom dans

    le secteur Télécommunications et à une charge de dépréciation de 7,8 M$ d'un écart d'acquisition dans le secteur Média (8,5 M$ en 2023, principalement dans le secteur Média);

  • une charge de 11,5 M$ relativement aux mesures de réduction de coûts dans divers secteurs de la Société (30,0 M$ en 2023, principalement dans le secteur Média);

  • des charges autres de 3,9 M$ (13,5 M$ en 2023, dont les frais relatifs à la transaction Freedom).

    Gain lié aux autres éléments de 27,1 M$, soit un écart favorable de 32,5 M$. Au cours de 2024, la Société avait comptabilisé :

  • une quote-part des résultats dans les entreprises associées de 12,5 M$ (perte de 0,4 M$ en 2023);

  • un gain sur évaluation et conversion des instruments financiers de 15,5 M$, principalement en lien avec les dérivés incorporés liés aux débentures convertibles (perte de 5,0 M$ en 2023);

  • une perte sur refinancement de la dette de 0,9 M$ (aucune en 2023).

Charge d'impôts sur le bénéfice de 256,7 M$ en 2024 (taux d'imposition effectif de 26,2 %), contre 227,9 M$ (taux d'imposition effectif de 26,4 %) en 2023, soit un écart défavorable de 28,8 M$, qui s'expliquait essentiellement par l'incidence de la hausse du bénéfice imposable à des fins fiscales. Les taux d'imposition effectifs sont calculés en considérant seulement les éléments imposables et déductibles.

FLUX DE TRÉSORERIE ET SITUATION FINANCIÈRE

Cette section présente une analyse des flux de trésorerie générés et utilisés par la Société ainsi que de la situation financière à la date du bilan. Cette section doit être lue conjointement avec l'analyse sur les tendances présentée dans la section « Informations sur les tendances » ci-dessus, avec l'analyse des risques présentée dans la section « Risques et incertitudes » ci-dessous, de même qu'avec l'analyse sur les risques financiers de la Société présentée ci-dessous dans la section « Instruments financiers et gestion des risques financiers ».

Activités d'exploitation

Flux de trésorerie générés par les activités d'exploitation de 2,06 G$ en 2025, contre 1,72 G$ en 2024. Cette augmentation de 342,9 M$ (19,9 %) s'explique surtout par :

  • l'écart favorable de 283,9 M$ de la variation nette des éléments hors caisse liés aux activités d'exploitation, expliqué principalement par les variations favorables des débiteurs, des provisions pour les régimes de rémunération à base d'actions, des stocks et des actifs liés à des contrats, contrebalancées en partie par la variation défavorable des créditeurs, charges à payer et provisions ;

  • la baisse de 72,0 M$ de la portion monétaire des frais financiers ;

  • la hausse de 25,7 M$ du BAIIA ajusté. Contrebalancés en partie par :

  • la hausse de 21,2 M$ des impôts exigibles ;

  • la hausse de 14,8 M$ de la portion monétaire liée à la restructuration, dépréciation d'actifs et autres.

En comparaison avec l'exercice 2024, les flux de trésorerie générés par les activités d'exploitation pour l'exercice 2025 ont été favorablement affectés par la hausse des éléments hors caisse liés aux activités d'exploitation des secteurs Télécommunications et Média, ainsi que par un taux d'intérêt moyen inférieur et un niveau moyen d'endettement moins élevé qui ont entraîné une baisse des frais financiers.

Fonds de roulement négatif de 233,2 M$ au 31 décembre 2025, contre un fonds de roulement négatif de 36,0 M$ au 31 décembre 2024, soit un écart défavorable de 197,2 M$, principalement attribuable à la baisse des débiteurs, des actifs liés à des contrats et des stocks, et à l'évolution des échéances de dettes à court et à long terme, contrebalancées en partie par le remboursement à l'échéance par Vidéotron de la totalité de ses billets de premier rang d'un montant en capital global de 400,0 M$, par la hausse des espèces et quasi-espèces et par la baisse des créditeurs, charges à payer et provisions.

Activités d'investissement

Flux de trésorerie utilisés pour les dépenses en immobilisations de 640,7 M$ en 2025, contre 599,5 M$ en 2024, soit une augmentation de 41,2 M$, qui s'explique par la hausse de 32,6 M$ des dépenses en immobilisations, principalement dans le secteur Télécommunications, due surtout à une hausse des investissements dans les équipements aux abonnés et en réseau, et par la variation nette défavorable de 8,6 M$ des éléments hors caisse courants.

Subventions nettes reçues pour financer les dépenses en immobilisations de 1,0 M$ en 2025, contre 34,2 M$ en 2024, dans le cadre de l'initiative du gouvernement du Québec visant à renforcer la couverture sans fil offerte aux régions du Québec.

Acquisitions de licences de spectre de 298,9 M$ en 2024. Le 29 mai 2024, Vidéotron a acquis 305 blocs de spectre de la bande de 3 800 MHz à l'échelle du pays.

Acquisitions d'entreprises de 5,5 M$ en 2025, contre 23,9 M$ en 2024. La Société a acquis, en 2024, NEO-OOH dans le secteur Média et Evenma dans le secteur Sports et divertissement, pour une contrepartie totale de 23,9 M$.

Produit d'aliénation d'éléments d'actif de 4,5 M$ en 2025, contre 0,8 M$ en 2024.

Acquisitions de placements et autres de 35,1 M$ en 2025, contre 34,6 M$ en 2024, principalement attribuables à la prise de participation dans des sociétés associées.

Flux de trésorerie libres

Flux de trésorerie libres de 1,43 G$ en 2025, contre 1,12 G$ en 2024 (tableau 16). Cette hausse de 305,4 M$ s'explique surtout par l'augmentation de 342,9 M$ des flux de trésorerie générés par les activités d'exploitation, contrebalancée en partie par la hausse de 41,2 M$ des flux de trésorerie utilisés pour les dépenses en immobilisations.

Activités de financement

Dette consolidée (dette à long terme plus les emprunts bancaires) en baisse de 795,8 M$ en 2025. Variation nette défavorable de 116,9 M$ de l'actif net lié aux instruments financiers dérivés.

  • La diminution de la dette en 2025 est attribuable :

    • au remboursement par Vidéotron, le 20 novembre 2025, de la totalité de ses billets de premier rang d'un montant en capital global de 600,0 M$ US, portant intérêt à un taux de 5,125 % ;

    • au remboursement par Vidéotron, le 16 juin 2025, de la totalité de ses billets de premier rang d'un montant en capital global de 400,0 M$, portant intérêt à un taux de 5,625 % ;

    • au remboursement anticipé par Vidéotron, le 6 novembre 2025, d'un montant de 200,0 M$ sur la tranche de 700,0 M$ venant à échéance en avril 2026 de sa facilité de crédit à terme ;

    • à l'écart moyen favorable de 154,1 M$ du taux de change. La baisse de la dette consolidée attribuable à ce facteur a été contrebalancée par la baisse de l'actif net lié aux instruments financiers dérivés.

  • L'augmentation de la dette en 2025 est attribuable :

    • à l'émission par Vidéotron, le 20 novembre 2025, de billets de premier rang d'un montant en capital global de 800,0 M$, portant intérêt à un taux de 3,950 % et échéant le 15 octobre 2032.

  • Les instruments financiers dérivés représentent un actif net de 24,3 M$ au 31 décembre 2025, contre 141,2 M$ au 31 décembre 2024, soit une variation nette défavorable de 116,9 M$ expliquée principalement par :

    • l'écart défavorable du taux de change sur la valeur des instruments financiers dérivés ;

    • l'encaissement de l'actif de 25,4 M$ lié aux contrats de couverture des billets de premier rang remboursés le 20 novembre 2025.

      Contrebalancés en partie par :

    • l'impact favorable sur la juste valeur des instruments financiers dérivés de l'évolution des taux d'intérêt.

  • Le 28 janvier 2026, Vidéotron a modifié et mis à jour sa convention de crédit afin de proroger l'échéance des deux tranches existantes de sa facilité de crédit renouvelable : i) la première tranche de 400,0 M$ dont l'échéance est désormais fixée à janvier 2031, et ii) la deuxième tranche de 400,0 M$, dont l'échéance est désormais fixée à janvier 2027, prévoyant une option de conversion en une facilité à terme venant à échéance en janvier 2028. Vidéotron a également ajouté deux nouvelles tranches à sa facilité de crédit renouvelable : i) une première tranche de 250,0 M$ US, venant à échéance en janvier 2031, et

    ii) une deuxième tranche de 250,0 M$ US, venant à échéance en janvier 2027, prévoyant une option de conversion en une facilité à terme venant à échéance en janvier 2028. Certaines conditions des facilités ont également été modifiées.

  • Le 27 mai 2025, Vidéotron a porté la taille de sa facilité de crédit renouvelable de 500,0 M$ à 800,0 M$, en faisant passer chacune de ses deux tranches de 250,0 M$ à 400,0 M$.

  • Le 15 avril 2025, Québecor Média a résilié sa facilité de crédit renouvelable garantie d'un montant de 300,0 M$.

  • Le 26 février 2025, Vidéotron a modifié et mis à jour sa convention de crédit afin, entre autres, de modifier sa facilité de crédit renouvelable existante de 500,0 M$ (réduite de 2,00 G$ à 500,0 M$ le 29 janvier 2025) en créant deux tranches : i) une première tranche d'un montant de 250,0 M$ échéant en février 2030, et ii) une deuxième tranche d'un montant de 250,0 M$ échéant en février 2026 et prévoyant une option de conversion en une facilité à terme échéant en février 2027.

Situation financière

Liquidités disponibles nettes de 1,64 G$ au 31 décembre 2025 pour Québecor et ses filiales détenues à part entière, pro forma l'augmentation de 500,0 M US de la facilité de crédit renouvelable le 28 janvier 2026, soit une facilité de crédit renouvelable disponible et inutilisée de 1,49 G$ et des espèces et quasi-espèces de 146,3 M$.

Dette consolidée totalisant 6,79 G$ au 31 décembre 2025, soit une diminution de 795,8 M$ par rapport au 31 décembre 2024. La dette consolidée comprenait essentiellement la dette de Vidéotron. Variation nette défavorable de 116,9 M$ de l'actif net lié aux instruments financiers dérivés (cf. « Activités de financement » ci-dessus).

Au 31 décembre 2025, le capital minimal à rembourser sur la dette à long terme au cours des prochains exercices se chiffrait comme suit :

Tableau 5

Capital minimal à rembourser sur la dette à long terme de Québecor Périodes de 12 mois terminées les 31 décembre

(en millions de dollars canadiens)

2026

491,6 $

2027

688,2

2028

750,0

2029

1 286,0

2030

800,0

2031 et ultérieurement

2 808,5

Total

6 824,3 $

Québecor peut (mais n'est d'aucune façon dans l'obligation de le faire) chercher à retirer ou à racheter, de temps à autre, des titres en circulation par le biais d'achats sur le marché libre, de transactions négociées avec des partenaires privés ou autrement. Ces rachats, le cas échéant, dépendront des liquidités disponibles de la Société, de ses besoins en liquidités, des conditions du marché, des restrictions contractuelles et d'autres facteurs. Les montants de ces transactions pourraient être importants.

Au 31 décembre 2025, l'échéance moyenne pondérée de la dette consolidée de Québecor était d'environ 4,7 années (4,7 années au 31 décembre 2024). Compte tenu des instruments de couverture, la dette était constituée d'environ 92,7 % de titres à taux fixe (84,9 % au 31 décembre 2024) et de 7,3 % de titres à taux variable (15,1 % au 31 décembre 2024).

La direction de la Société est d'avis que les flux de trésorerie et les sources de financement disponibles devraient être suffisants pour remplir ses engagements en matière de dépenses en immobilisations et d'acquisition de licences de spectre, de fonds de roulement, de paiement d'intérêts, de paiement d'impôts sur le bénéfice, de remboursement de dettes et d'obligations locatives, et de rachat d'actions et de dividendes aux actionnaires. La Société est d'avis qu'elle sera en mesure de respecter les échéances futures de ses dettes et obligations locatives, qui sont échelonnées au cours des prochaines années.

La Société est assujettie au maintien de certains ratios financiers et au respect de certaines clauses financières restrictives conformément à ses ententes de financement. Au 31 décembre 2025, la Société respectait tous ses ratios financiers et clauses financières restrictives de ses conventions de financement.

Dividendes déclarés

Le 25 février 2026, le conseil d'administration de Québecor a déclaré un dividende trimestriel de 0,40 $ par action sur les actions catégorie A et sur les actions catégorie B. Ce dividende sera versé le 7 avril 2026 aux actionnaires inscrits à la date de clôture des registres le 13 mars 2026.

Analyse du bilan consolidé

Tableau 6

Bilan consolidé de Québecor

Analyse des principales variations entre les 31 décembre 2025 et 2024

(en millions de dollars canadiens)

31 déc.

20251

31 déc.

20241

Écart

Principales sources d'explication de l'écart

Actif

Espèces et quasi-

160,6

$ 61,8

$

98,8

$

Cf. « Flux de trésorerie et situation

espèces

financière »

Débiteurs

1 067,8

1 208,9

(141,1)

Incidence de la variation courante

des activités

Stocks

414,3

440,1

(25,8)

Incidence de la variation courante

des activités

Immobilisations

3 282,7

3 302,7

(20,0)

Amortissement supérieur aux

corporelles

acquisitions de la période

Actifs incorporels

3 441,9

3 486,9

(45,0)

Amortissement supérieur aux

acquisitions de la période

Instruments financiers

24,3

141,2

(116,9)

Cf. « Activités de financement »

dérivés2

Autres éléments d'actif

917,9

843,6

74,3

Acquisition de placements, gain sur

conversion et réévaluation de

placements à l'état consolidé du

résultat global et baisse du contenu

audiovisuel

Passif

Créditeurs, charges à

1 142,2

1 167,0

(24,8)

Incidence de la variation courante

payer et provisions

Dette à long terme,

6 793,1

7 588,9

(795,8)

des activités

Cf. « Activités de financement »

y compris la portion à court terme et les emprunts bancaires

Impôts différés3

829,7

790,0

39,7

Incidence de la variation des activités à

l'état consolidé des résultats et à l'état

consolidé du résultat global

Autres éléments de

352,1

289,1

63,0

Hausse de la provision liée à la

passif

rémunération à base d'actions

1Les natures « espèces affectées » et « subvention différée » sont regroupées aux fins de l'analyse.

2Actif moins le passif.

3Passif moins l'actif.

INFORMATIONS ADDITIONNELLES Obligations contractuelles

Au 31 décembre 2025, les obligations contractuelles importantes des activités d'exploitation comprenaient les remboursements de capital et d'intérêt sur la dette à long terme et les obligations locatives, les engagements relatifs aux dépenses en immobilisations et autres engagements, dont les appareils mobiles, ainsi que ceux relatifs aux instruments financiers dérivés, moins les encaissements prévus sur les instruments financiers dérivés. Ces obligations contractuelles sont résumées dans le tableau 7.

Tableau 7

Obligations contractuelles de Québecor au 31 décembre 2025

(en millions de dollars canadiens)

Total

Moins

d'un an 1-3 ans 3-5 ans

5 ans et plus

Dette à long terme1

6 824,3

$ 491,6

$ 1 438,2

$ 2 086,0

$ 2 808,5 $

Paiements d'intérêts2

1 384,1

200,2

477,6

329,5

376,8

Obligations locatives

410,6

109,8

168,8

73,2

58,8

Paiement d'intérêts sur les obligations locatives

58,5

17,4

20,7

8,6

11,8

Dépenses en immobilisations et autres engagements

1 636,4

1 100,1

315,4

131,3

89,6

Instruments financiers dérivés3

(48,3)

20,1

-

(80,7)

12,3

Total des obligations contractuelles

10 265,6

$ 1 939,2

$ 2 420,7

$ 2 547,9

$ 3 357,8 $

1La valeur comptable de la dette à long terme exclut les frais de financement.

2Estimation des intérêts à payer sur la dette à long terme selon les taux d'intérêt en vigueur, les taux d'intérêt des couvertures et les taux de change des couvertures sur devises au 31 décembre 2025.

3Encaissements futurs estimatifs, déduction faite des déboursés futurs, sur les instruments financiers dérivés liés à la couverture des taux de change sur le principal de la dette libellée en dollars US.

Engagements importants inclus au tableau 7

Vidéotron a conclu des ententes d'achat d'appareils mobiles et d'équipements réseautiques auprès de fournisseurs, des ententes de partage de réseau avec d'autres opérateurs ainsi que des ententes pour le déploiement des technologies d'accès radio LTE-A et 5G avec Rogers Communications Inc. (« Rogers »). Elle a également conclu une entente avec Comcast Corporation visant l'exploitation d'une solution de technologie de livraison de télévision sur protocole Internet (IPTV). Au 31 décembre 2025, le solde de ces engagements se chiffrait à 852,0 M$.

Dans le cours normal de ses activités d'exploitation, le secteur Média, par l'entremise de Groupe TVA, contracte des engagements sur des droits de diffusion de produits télévisuels, d'événements sportifs et de films, de même que sur des droits de distribution de produits audiovisuels. Au 31 décembre 2025, le solde de ces engagements se chiffrait à 140,9 M$.

Transactions entre parties liées

Au cours de l'exercice terminé le 31 décembre 2025, la Société a engagé des dépenses auprès de sociétés liées pour un montant de 123,4 M$ (131,8 M$ en 2024), qui sont incluses dans les achats de biens et services. Elle a aussi acquis des immobilisations et des actifs incorporels auprès de sociétés liées pour un montant de 34,8 M$ (35,6 M$ en 2024). La Société a également effectué des ventes à des sociétés liées pour un montant de 25,9 M$ (18,6 M$ en 2024). Ces transactions ont été comptabilisées à la valeur d'échange convenue entre les parties.

Ententes hors bilan

Garanties

Dans le cours normal de ses activités, la Société conclut de nombreuses ententes de garantie, y compris ce qui suit :

Dispositions d'entreprises et d'actifs

Dans le cadre de la vente de la totalité ou d'une partie d'une entreprise ou d'un actif, en plus de toute indemnisation éventuelle pouvant découler de l'inexécution de clauses restrictives ou du non-respect d'une déclaration ou d'une garantie, la Société peut

convenir de donner une garantie contre toute réclamation pouvant résulter de ses activités passées. De façon générale, les modalités et le montant d'une telle indemnisation sont limités par la convention. En raison de la nature de ces conventions d'indemnisation, la Société ne peut estimer le montant maximal du paiement éventuel qu'elle pourrait être tenue de payer aux bénéficiaires des garanties. La Société n'a pas comptabilisé de montant au bilan consolidé à l'égard de ces éléments.

Sous-traitants et fournisseurs

Dans le cours normal de ses activités, la Société conclut des ententes avec des sous-traitants et des fournisseurs. Dans certains cas, la Société s'engage à dédommager ces derniers advenant des poursuites contre eux. Dans d'autres cas, elle s'engage à dédommager des tiers pour des dommages causés par ses sous-traitants et fournisseurs. En raison de la nature de ces ententes, la Société ne peut estimer le montant maximal du paiement éventuel qu'elle pourrait être tenue de verser. La Société n'a pas comptabilisé de montant au bilan consolidé quant à ces indemnisations.

Capital-actions

Le tableau 8 présente les données du capital-actions de la Société au 27 janvier 2026. À cette même date, 14 016 086 options d'achat d'actions de la Société étaient en circulation.

Tableau 8 Capital-actions

(en actions et en millions de dollars canadiens)

Émises et en circulation

Au 27 janvier 2026

Valeur comptable

Actions catégorie A

74 836 275

8,3 $

Actions catégorie B

151 857 773

1 001,7

Rachat d'actions

Le 6 août 2025, le conseil d'administration de la Société a autorisé un programme de rachat dans le cours normal des activités pour un maximum de 1 000 000 actions catégorie A représentant environ 1,3 % des actions catégorie A émises et en circulation, et pour un maximum de 5 000 000 actions catégorie B représentant environ 3,2 % des actions catégorie B émises et en circulation le 1er août 2025. Les rachats peuvent être effectués entre le 15 août 2025 et le 14 août 2026, au cours du marché en vigueur sur le marché libre par l'entremise de la Bourse de Toronto ou d'autres systèmes de négociation parallèles au Canada. Toutes les actions ainsi rachetées seront annulées.

Le 8 août 2025, la Société a conclu une entente visant un régime d'achat de titres automatique (le « régime ») avec un courtier désigné en vue de permettre le rachat d'actions aux termes du régime à des moments où il lui serait interdit de le faire en raison de restrictions réglementaires ou de périodes volontaires d'interdiction des opérations. Le régime a été préalablement autorisé par la Bourse de Toronto. Il est en vigueur depuis le 15 août 2025 et se terminera en même temps que le programme de rachat dans le cours normal des activités.

Aux termes du régime, avant d'entrer dans une période volontaire d'interdiction d'opérations, la Société peut demander, sans y être tenue, au courtier désigné de faire des achats dans le cadre du programme de rachat dans le cours normal des activités. Ces achats seront établis à la discrétion du courtier désigné selon des paramètres établis par la Société avant les périodes d'interdiction. En dehors de ces périodes, les rachats seront effectués à la discrétion de la direction de la Société.

En 2025, la Société a racheté et annulé 5 315 908 actions catégorie B pour une contrepartie totale en espèces de 217,8 M$ (3 619 092 actions catégorie B en 2024 pour une contrepartie totale en espèces de 114,7 M$).

Émission d'actions

En 2025, 217 221 actions catégorie B ont été émises à la suite de l'exercice d'options d'achat d'actions pour une contrepartie en espèces de 6,6 M$.

Le 25 juin 2024, la Société a racheté toutes ses débentures convertibles 4,0 % en circulation d'un montant en capital total de 150,0 M$. Conformément aux modalités des débentures, la Société a choisi de régler le rachat en actions et a, par conséquent, émis et remis aux porteurs 5 161 237 actions catégorie B.

Risques et incertitudes

La Société est active dans les secteurs des télécommunications, des médias et des sports et du divertissement, lesquels comportent divers facteurs de risque et d'incertitude. Les risques et incertitudes décrits ci-après peuvent influer grandement sur le cadre d'exploitation et les résultats financiers de la Société. Voir la section « Instruments financiers et gestion des risques financiers ».

Concurrence et développement technologique

Dans le secteur de la téléphonie mobile, les principaux concurrents de la Société sont les trois entreprises nationales de services sans fil titulaires. Selon la province ou la région, les services que ces concurrents offrent à partir de leur propre infrastructure comprennent une gamme complète de services de télécommunications ou se limitent aux services sans fil. De plus, les utilisateurs peuvent compléter les services mobiles traditionnels avec les technologies satellitaires émergentes en orbite terrestre basse (« LEO »), qui peuvent prendre en charge une connectivité de base mais restent limitées en termes de capacité, de performances, de compatibilité des appareils et de disponibilité, et ne représentent donc pas actuellement une option compétitive notable par rapport aux réseaux cellulaires terrestres. Rien ne garantit que les concurrents actuels ou futurs ne fourniront pas des capacités réseau et (ou) des services comparables ou supérieurs à ceux que la Société fournit ou pourrait fournir à l'avenir, qu'ils ne les offriront pas à des prix inférieurs, qu'ils ne s'adapteront pas plus rapidement aux tendances sectorielles ou aux changements des exigences du marché ou qu'ils ne lanceront pas des services concurrents. Par exemple, certains fournisseurs offrant des services de téléphonie mobile (y compris les entreprises nationales de services sans fil titulaires) ont implanté et exploitent depuis plusieurs années des marques de téléphonie mobile à bas prix afin d'accroître leur part de marché. De plus, l'adoption croissante de la carte SIM intégrée (eSIM) facilite le changement de fournisseur de services pour les clients et pourrait potentiellement entraîner une augmentation du taux de désabonnement des clients. En outre, la décision du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications (« CRTC ») ordonnant aux entreprises nationales de services sans fil titulaires, ainsi que SaskTel, de fournir des services d'accès ERMV aux entreprises régionales de services sans fil pourrait avoir une incidence importante sur l'environnement concurrentiel de la Société. Le lancement récent d'un service ERMV par un opérateur régional a déjà introduit une nouvelle option pour les consommateurs, et l'entrée potentielle d'autres ERMV pourrait accroître les pressions concurrentielles sur le marché du sans-fil. La Société pourrait à l'avenir ne pas être en mesure de rivaliser de façon efficace avec de tels concurrents actuels ou nouveaux, et un accroissement de la concurrence pourrait nuire considérablement à ses activités, à ses perspectives, à ses revenus, à sa situation financière et à ses résultats d'exploitation.

Dans le secteur de l'accès Internet, la Société est en concurrence avec d'autres fournisseurs d'accès Internet (FAI) qui offrent des services d'accès Internet aux secteurs résidentiel et commercial. Les principaux concurrents sont les entreprises de services locaux titulaires (« ESLT ») qui proposent un accès Internet par ligne d'abonné numérique (LAN), par fibre jusqu'au nœud et par fibre jusqu'aux locaux de l'abonné (« FTTP ») offrant dans certains territoires des vitesses de téléchargement comparables ou supérieures à celles de la Société.

La Société est aussi confrontée à la concurrence de plusieurs revendeurs, qui ont accès aux services des fournisseurs d'AITP sur le marché de la vente de gros tel que réglementé par le CRTC. Ces fournisseurs d'AITP peuvent aussi proposer des services de téléphonie et d'IPTV. Au cours des dernières années, les ESLT et les entreprises de distribution de radiodiffusion (« EDR ») ont acheté d'importants fournisseurs d'AITP, ce qui a amené des joueurs dotés de plus grandes ressources et entraîné une hausse de la concurrence. Le cadre AITP a également permis à certains opérateurs de services sans fil titulaires, dont les offres de services historiques se limitaient au sans-fil dans certaines régions, d'élargir leur portefeuille de services et d'offrir des services groupés dans ces régions. Voir aussi le facteur de risque « Décisions réglementaires autorisant les concurrents à accéder aux services de gros à large bande ».

De plus, certains concurrents de la Société commencent à offrir des services Internet d'accès sans fil fixe (« ASFF ») au Québec, ce qui représente une nouvelle forme de concurrence pour la Société. En outre, les fournisseurs de services Internet (« FSI ») par satellite, tels que Xplore, Telesat, Starlink et Amazon Leo, augmentent la capacité de leur accès Internet haute vitesse avec les satellites à transmission à large bande (y compris les systèmes LEO tels que Starlink et Amazon Léo) et qui s'adressent aux résidences et aux entreprises des régions à faible densité de population et éloignées. Collectivement, ces acteurs revendiquent des vitesses de téléchargement futures comparables aux vitesses de téléchargement faibles et moyennes de la Société. Enfin, certaines municipalités ont également prévu de construire et d'exploiter leurs propres réseaux à large bande. Elles prévoient le faire par le biais de partenariats public/privé, qui entreront en concurrence directe avec la Société dans certains de ses marchés locaux.

Dans le secteur de la télévision, la Société est également en concurrence avec d'autres ESLT, EDR et fournisseurs d'AITP. Ses principaux concurrents ESLT et fournisseurs d'AITP ont implanté leur propre service d'IPTV dans la majeure partie du territoire sur lequel la Société exerce ses activités. La Société est ainsi en concurrence avec des fournisseurs d'accès à la télévision directe par satellite (« TDS »).

De plus, le nombre de fournisseurs de services de VSDA augmente rapidement et plusieurs d'entre eux disposent de ressources financières importantes. Ils livrent maintenant une concurrence directe pour accroître leur auditoire et leur part des dépenses

mensuelles en divertissement. En outre, les niveaux de prix intéressants des fournisseurs de services de VSDA et une variété toujours croissante de contenus font que l'offre traditionnelle de la Société pourrait devenir moins attrayante et ils pourraient nuire à sa capacité à fidéliser et à augmenter sa clientèle. La dynamique concurrentielle s'intensifie encore davantage à mesure que les trois opérateurs de services sans fil titulaires nationaux lancent des offres groupées de VSDA avec des fournisseurs de contenu de VSDA étrangers, créant de nouveaux modèles concurrentiels auxquels la Société ne participe pas actuellement. Dans le même temps, les agrégateurs de VSDA tels qu'Amazon Prime Video et Roku Channel distribuent désormais des chaînes de télévision linéaires et du contenu en direct, se positionnant comme des substituts directs aux services de télévision traditionnels et étendant la concurrence au-delà de la pure VSDA. Même si la Société a établi des partenariats sélectifs avec certains agrégateurs, ces développements pourraient néanmoins désavantager la Société sur le plan concurrentiel, stimuler la migration des clients et augmenter les coûts d'exploitation, ce qui pourrait à son tour nuire à ses activités, ses perspectives, ses revenus, sa situation financière et ses résultats d'exploitation.

La Société doit aussi faire face à la concurrence provenant de fournisseurs illégaux de services de télévision, de l'accès illégal à la TDS non canadienne (aussi appelé « piratage du marché gris ») ainsi que du vol de signaux de TDS qui permet aux clients d'avoir accès à des services de programmation émanant de la TDS américaine ou canadienne sans payer de frais de service (aussi appelé

« piratage du marché noir »).

La téléphonie filaire de la Société compte de nombreux concurrents, notamment les ESLT, les entreprises de services locaux concurrents, les fournisseurs de services sans fil, les fournisseurs d'AITP et les autres fournisseurs de services téléphoniques de voix sur protocole Internet (« VoIP ») et de téléphonie infonuagique. Certains de ces concurrents n'ont pas leur propre réseau d'accès et ont donc peu de frais d'infrastructure. De plus, les produits et services basés sur le protocole Internet sont généralement soumis à des pressions à la baisse sur les prix, à des marges plus faibles et à des avancées technologiques qui pourraient toutes avoir un impact réel sur les activités de la Société, ses perspectives, ses revenus, sa situation financière et ses résultats d'exploitation.

Enfin, bon nombre des concurrents de la Société offrent des rabais forfaitaires spéciaux aux clients qui s'abonnent à deux ou à plusieurs services (télévision, accès Internet et téléphonie mobile et filaire). Si la Société ne parvient pas à garder ses clients actuels et qu'elle les perd aux mains de tels concurrents, elle pourrait perdre un abonné pour plusieurs services en raison de sa stratégie de regroupement de services. Globalement, cela pourrait avoir un effet défavorable sur les résultats de la Société, ses perspectives, ses revenus, sa situation financière et ses résultats d'exploitation.

La concurrence sur le plan tarifaire et la baisse de la demande pour certains produits traditionnels, dans l'ensemble des entreprises et des secteurs dans lesquels la Société exerce ses activités, pourraient l'empêcher d'augmenter le prix de ses produits et services proportionnellement à la hausse de ses coûts d'exploitation, comme la Société a pu le faire dans le passé. Cela pourrait avoir un effet défavorable sur ses activités, ses revenus, sa situation financière et ses résultats d'exploitation.

Expansion géographique

L'expansion géographique des activités sans fil de la Société est assujettie à d'importants risques et incertitudes. La Société pourrait ne pas être en mesure de mettre en œuvre son expansion géographique, de le faire avec succès, ou de réaliser les avantages prévus, et sa mise en œuvre pourrait être plus coûteuse ou plus difficile que prévu initialement. Tous les facteurs suivants pourraient diminuer ou retarder les bénéfices initiaux attendus de l'expansion géographique de la Société.

L'expansion des services de télécommunications de la Société à l'extérieur du Québec, portée par l'acquisition de Freedom et son accès au cadre ERMV, a mené à une augmentation du nombre de Canadiens rejoints par Vidéotron, passant de 7,5 millions (ou 20 % de la population canadienne) en 2022 à plus de 34 millions (ou près de 83 % de la population canadienne) en 2025. Environ 45 % des abonnés mobiles de la Société sont maintenant situés au Québec, 40 % en Ontario et 15 % dans l'Ouest canadien. Ces marchés se caractérisent par l'importante présence de trois entreprises nationales de services sans fil reconnues qui détiennent un large éventail de licences de spectre ainsi que des ressources opérationnelles et financières considérables. Des investissements importants et récurrents sont requis et des frais importants et récurrents devront être engagés dans ces nouveaux marchés, notamment pour attirer et retenir les clients, acquérir de nouvelles licences de spectre afin de déployer les technologies les plus récentes, pour permettre l'expansion et l'entretien de son réseau de téléphonie mobile, favoriser le lancement et la pénétration de nouveaux services, rivaliser de façon efficace avec les concurrents actuels ou éventuels dans ces marchés et mettre en œuvre des stratégies de marketing et des efforts appropriés sur le plan commercial. Ces investissements supplémentaires dans les nouveaux marchés de la Société pourraient exiger que la Société y consacre des capitaux additionnels considérables et pourraient ne pas se traduire par des revenus supplémentaires, des flux de trésorerie ou de la rentabilité ou ne pas atteindre les niveaux que la Société a prévus.

Pénétrer de nouveaux marchés en tant qu'ERMV, par l'entremise de ses trois marques Vidéotron, Freedom et Fizz, permet à la Société d'étendre davantage sa portée et d'offrir ses services à un plus grand nombre de clients. La Société s'attend à ce que des investissements importants et récurrents soient requis dans les nouveaux marchés où elle détient des licences de spectre et où elle exerce des activités à titre d'ERMV, bénéficiant des conditions d'accès aux services ERMV pour lesquelles l'obligation de service imposée aux entreprises de services sans fil titulaires nationales est actuellement limitée dans le temps. Le défaut d'étendre

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Quebecor Inc. published this content on February 26, 2026, and is solely responsible for the information contained herein. Distributed via Public Technologies (PUBT), unedited and unaltered, on February 26, 2026 at 10:58 UTC.