L'IBEX 35 progressait vendredi en zone de records historiques, les investisseurs restant attentifs au rapport officiel sur l'emploi aux États-Unis, déterminant pour affiner les anticipations concernant les prochaines décisions de la Réserve fédérale (Fed).
Malgré les tensions géopolitiques, les marchés boursiers profitaient du discours en faveur de nouvelles baisses de taux, tandis que les opérateurs surveillaient également la possible décision de la Cour suprême des États-Unis sur les droits de douane.
Les analystes de Renta 4 soulignent dans leur rapport matinal que le grand événement de la journée sera le rapport officiel sur l'emploi américain (13h30 GMT), pour lequel un sondage Reuters prévoit la création de 60.000 emplois en décembre et un taux de chômage à 4,5%.
« Un chiffre qui sera particulièrement important, avec l'indice des prix à la consommation de décembre (prévu mardi prochain…) pour la décision que prendra la Fed lors de sa prochaine réunion (28 janvier), où le marché n'accorde qu'environ 15% de probabilité à une baisse de 25 points de base, et n'anticipe une réduction certaine qu'en juin, pour un total de -50 points de base sur l'année (en ligne avec R4e) malgré les pressions de Miran (qui demande -150 points de base) et Bessent », expliquent-ils, en référence à deux membres de la Fed favorables à des baisses plus importantes.
« Des estimations qui pourraient être modifiées avec la nomination attendue prochainement du successeur de (Jerome) Powell à la tête de la Fed », ajoutent-ils.
L'autre grande inconnue du jour provient de la sphère judiciaire, avec une possible décision de la Cour suprême des États-Unis sur les droits de douane qui, si elle les annulait, pourrait réduire les recettes de l'État, faire grimper les rendements du Trésor et provoquer de nouveaux épisodes de volatilité.
Sur le plan géopolitique, les investisseurs intègrent les événements au Venezuela après la capture du président Nicolás Maduro par le chef d'État américain, Donald Trump, samedi dernier.
Donald Trump a déclaré jeudi que la dirigeante de l'opposition vénézuélienne María Corina Machado se rendrait à Washington la semaine prochaine, tandis que Caracas a commencé à libérer « un nombre important » de détenus.
Par ailleurs, les troubles en Iran accroissent les inquiétudes concernant la production pétrolière et la stabilité au Moyen-Orient, alors que persistent les craintes liées à la guerre entre la Russie et l'Ukraine, ainsi que la menace américaine de prendre le contrôle du Groenland, une situation qui oppose Washington à Bruxelles.
À 08h15 GMT vendredi, l'indice boursier espagnol IBEX 35 gagnait 51,80 points, soit 0,29%, à 17.706,50 points, ce qui, en valeur de clôture, représenterait le niveau le plus élevé de son histoire. En cas de clôture sur ces niveaux, il s'agirait de la première fois que l'IBEX franchit les 17.700 points.
Dans le même temps, l'indice européen des grandes valeurs FTSE Eurofirst 300 progressait de 0,43%.
Dans le secteur bancaire, Santander montait de 0,61%, BBVA prenait 1,44%, Caixabank progressait de 1,82%, Sabadell gagnait 0,33%, Bankinter s'appréciait de 0,96% et Unicaja Banco augmentait de 0,58%.
Parmi les grandes valeurs non financières, Telefónica reculait de 0,69%, Inditex gagnait 0,25%, Iberdrola perdait 0,29%, Cellnex chutait de 2,22% et le groupe pétrolier Repsol progressait de 0,89%.
(Informations de Tomás Cobos; édition Benjamín Mejías Valencia)




















