Le Royaume-Uni souhaite déescalader les tensions commerciales avec les États-Unis, a déclaré mercredi la ministre des Finances Rachel Reeves, après que le président Donald Trump a menacé de sanctionner les pays européens pour leur opposition à sa volonté d'acquérir le Groenland.
À l'instar d'autres pays, le Royaume-Uni doit composer avec un changement de ton de Washington envers ses alliés historiques.
« Nous n'excluons jamais aucune option. Mais l'intérêt du Royaume-Uni réside dans la réduction des barrières commerciales, car cela bénéficie aux entreprises britanniques », a expliqué Reeves à BBC News en marge du Forum économique mondial de Davos.
Donald Trump a annoncé qu'il imposerait le mois prochain un droit de douane supplémentaire de 10% aux pays européens, dont la Grande-Bretagne, en réaction à leur opposition à ses projets de prise de contrôle du Groenland, territoire autonome du Danemark.
Les dirigeants de l'Union européenne devaient discuter jeudi d'un éventuel ensemble de mesures de rétorsion visant 93 milliards d'euros d'importations américaines à partir du mois prochain.
REEVES CONFIANTE SUR LA PÉRENNITÉ DE L'ACCORD COMMERCIAL AVEC LES ÉTATS-UNIS
Rachel Reeves a souligné l'importance de la diplomatie et des liens économiques.
Elle s'est dite confiante dans la durabilité de l'accord économique signé avec Washington l'an dernier, citant les déclarations du Secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick, selon lesquelles rien ne justifiait la remise en cause des accords commerciaux.
« Je suis convaincue que notre diplomatie, le travail que nous menons, nous permettra de maintenir l'accord que nous avons obtenu avec les États-Unis l'an dernier », a-t-elle déclaré à Channel 4 News.
Les États-Unis et le Royaume-Uni avaient annoncé l'an dernier un accord visant à réduire certains droits de douane, notamment sur les automobiles, et à améliorer l'accès réciproque aux marchés agricoles.
« Nous travaillerons toujours avec nos entreprises et dans l'intérêt des travailleurs britanniques pour faire tomber les barrières, et non pour hausser le ton afin de faire un effet d'annonce », a ajouté Reeves.
La question du Groenland devra être résolue par la diplomatie plutôt que par l'antagonisme, et la Grande-Bretagne jouera un rôle clé, a-t-elle assuré.
Par ailleurs, mercredi, le Premier ministre britannique Keir Starmer a indiqué qu'il ne céderait pas à Donald Trump sur le Groenland, ajoutant que le président américain avait fait marche arrière sur son soutien précédent à un accord sur les îles Chagos pour faire pression sur le Royaume-Uni.





















