Paris (awp/afp) - L'optimisme est de retour sur les marchés mondiaux mardi, entre espoirs d'une conclusion imminente d'un accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et regain d'intérêt pour les valeurs liées à l'intelligence artificielle (IA).
"L'accord entre l'Iran et Israël visant à mettre fin aux frappes réciproques est un (catalyseur) majeur" sur les marchés lundi, soulignent les analystes de Natixis, "mais le rebond reste particulièrement concentré sur la tech et les semiconducteurs".
Le président américain Donald Trump a affirmé mardi que la diplomatie américaine menait les "derniers efforts" en vue de la conclusion d'un accord avec l'Iran, au lendemain de la cessation de frappes réciproques inédites depuis la trêve conclue il y a deux mois.
"Nous sommes dans les derniers efforts de ce qui va être un très, très bon accord", a-t-il affirmé, évoquant un délai de "deux à trois jours" pour que cet accord soit conclu.
"Bien entendu, nous avons déjà entendu ce genre de déclaration à plusieurs reprises, mais pour le moment les tensions du weekend s'atténuent quelque peu", estime Jim Reid, économiste à la Deutsche Bank.
Avec les espoirs de fin du conflit au Moyen-Orient, les cours du brut s'apaisent légèrement. Vers 07H15 GMT, le Brent de la mer du Nord, la référence mondiale du pétrole, perdait 1,38% à 92,95 dollars le baril, et son équivalent américain, le WTI baissait de 1,70% à 89,75 dollars le baril.
Optimisme modéré en Europe
Sur les marchés d'actions européens, la légère baisse des cours du pétrole ne suffit pas à raviver un fort enthousiasme, les prix de l'énergie restant largement plus élevés d'avant le début du conflit fin février.
Après avoir ouvert dans le rouge, la Bourse de Paris prenait 0,18%, Francfort 0,11% et Milan 0,92% dans les premiers échanges. Londres perdait 0,28%, lestée par la baisse des cours du brut.
"Hélas, espoirs de paix ou non, les Européens perdent confiance alors que la Banque centrale européenne (BCE) se prépare à annoncer sa première hausse de taux depuis près de trois ans", souligne par ailleurs Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote.
Une hausse des taux de la BCE tend à peser sur les actions car elle augmente le coût du crédit, ralentit l'économie et réduit la valeur des bénéfices futurs des entreprises.
Regain d'intérêt pour l'IA
Toujours sur les marchés d'actions, "la thématique de l'intelligence artificielle poursuit son rebond" mardi, souligne Jim Reid.
En Europe, Infineon gagnait 2,76% à Francfort. A Paris, STMicroelectronis prenait 1,13% et Soitec gagnait 1,09%.
"Les investisseurs ont de nouveau profité hier des cours plus bas pour renforcer leurs positions sur les valeurs technologiques", observe Andreas Lipkow, de CMC Markets.
"Le vigoureux rebond à Wall Street s'est prolongé sur les marchés asiatiques et a entraîné dans son sillage les indices au Japon et en Corée du Sud", poursuit-il.
Le Nikkei a gagné 2,17% et le Kospi coréen a flambé de 8,18%, tiré notamment par les valeurs liées aux semi-conducteurs qui ont particulièrement retenu l'attention, et les actions Samsung (+8,97%) et SK Hynix (+15,91%) qui ont une nouvelle fois nettement progressé.
La Bourse de Taïwan a grimpé de 2,76% tandis qu'à Hong Kong, l'indice Hang Seng gagnait 0,17% dans les derniers échanges.
Mega introduction en Bourse à venir
Le créateur de ChatGPT, OpenAI, a récemment déposé son projet confidentiel d'introduction en Bourse, a dévoilé lundi l'entreprise, une semaine après l'annonce semblable de son rival Anthropic et à quelques jours de la cotation record de SpaceX.
Avec 75 milliards de dollars, l'opération de SpaceX, attendue le 12 juin et qui devrait être la plus grande introduction en Bourse jamais réalisée, est trois fois plus importante que le record du saoudien Aramco.
afp/jh



















