Cette contrariété obscurcit une année 2025 autrement identique à l'exercice précédent, même s'il est vrai que le chiffre d'affaires n'a été maintenu à niveau qu'à renforts de hausses de prix.

Le groupe derrière la marque de glace éponyme, Wall's, Cornetto et Ben & Jerry's, entre autres, affichait une rentabilité et des perspectives de croissance organique moindres que les autres segments d'Unilever. 

Le secteur des glaces a en effet connu un taux de croissance annualisé inférieur à 4% tout au long de la dernière décennie.

Cela étant dit, Magnum est l'indiscutable leader de marché dans quasiment tous les pays où il est présent - sauf en Chine et en Inde - avec des parts de marché qui devancent très nettement ses poursuivants.

Le groupe a par ailleurs entrepris un programme de restructuration très ambitieux qui vise à lui permettre d'atteindre entre 1 et 1,2 milliard de dollars de profit cash — ou cash-flow libre — à l'horizon 2028 ou 2029.

En 2025, c'est d'un cash-flow libre ajusté - avant changements de périmètre, impact du programme de restructuration et coûts de la séparation avec Unilever - de 600 millions d'euros dont il faut se contenter, ou 700 millions de dollars au taux de change moyen, soit peu ou prou la même chose qu'en 2024.

Cette capacité bénéficiaire actuelle et prospective est à mettre en rapport avec une capitalisation boursière de 10 milliards de dollars, et un objectif de levier financier attendu entre x2 et x2,5 l'EBITDA.