Katharine Braddick, ancienne dirigeante au sein de la banque Barclays, prendra le 1er juillet ses fonctions de directrice générale de la Prudential Regulation Authority (PRA), l'organisme en charge de la solidité et de la sécurité de 1 300 banques et assureurs.
Le ministère des Finances a lancé l'année dernière un réexamen du régime de cloisonnement, instauré dans le cadre des réformes post-crise financière pour contraindre les établissements de crédit à séparer leurs activités de banque de détail des opérations de marché jugées plus risquées. Les conclusions de cet audit sont attendues plus tard cette année.
Lors d'une audition préalable à sa nomination devant la commission du Trésor du Parlement, Mme Braddick a précisé qu'elle n'envisageait pas de prôner des réformes supplémentaires au-delà de celles examinées par le gouvernement.
"J'ai noté que le gouvernement a confirmé son souhait de maintenir un cloisonnement, tout en veillant à ce que celui-ci soit optimisé en termes d'efficacité", a-t-elle déclaré aux parlementaires.
"Il me semble que c'est précisément la mission de la PRA, je n'ai donc rien à ajouter. Pour moi, la question est tranchée."
PARCOURS AU SEIN DU SECTEUR PRIVÉ
Les banques britanniques HSBC, Lloyds, NatWest et Santander ont par le passé exhorté le ministère des Finances à supprimer ce régime, arguant qu'il freine la croissance et qu'il est devenu obsolète face aux autres réformes renforçant la sécurité bancaire. Barclays est la seule grande banque à s'être prononcée en faveur du statu quo.
Les régulateurs britanniques subissent la pression de l'exécutif pour réduire les contraintes administratives pesant sur les entreprises, afin de relancer une croissance économique atone.
Depuis l'annonce de la nomination de Mme Braddick, des interrogations ont surgi sur la possibilité que son expérience dans le secteur privé ne la rende plus encline à la déréglementation que l'actuel patron de la surveillance prudentielle, Sam Woods. Elle est toutefois restée réservée face aux questions des députés.
"Concernant mon analyse des priorités actuelles de la PRA en matière de politique réglementaire, je pense qu'elle se concentre sur les points essentiels et appropriés", a-t-elle ajouté, citant notamment les travaux en cours sur le ratio de levier bancaire et les efforts visant à simplifier les obligations de reporting de données.
Elle a néanmoins laissé entendre qu'un changement d'approche dans la supervision bancaire était possible, évoquant les enseignements qui pourraient être tirés de la révision des méthodes de surveillance récemment annoncée par l'Union européenne.



















