(Alliance News) - Saipem pourrait remporter un contrat majeur au Moyen-Orient, selon des informations rapportées mardi par MF-Milano Finanza.
Le consortium formé par Saipem et la multinationale indienne Larsen & Toubro serait en pole position pour l'attribution des lots offshore 2A et 2B du gisement gazier de Dorra, développé par l'Arabie Saoudite et le Koweït, d'après UpstreamOnline. Les travaux comprennent des structures offshore, des pipelines sous-marins et plus de 50 000 tonnes d'activités de fabrication.
Selon la publication spécialisée, l'ensemble des lots onshore et offshore du projet est évalué à environ 10 milliards USD, soit près de 8,6 milliards EUR. La part revenant à Saipem et à Larsen & Toubro n'est toutefois pas encore connue, d'autant que la décision finale n'a pas été arrêtée et que le conflit au Moyen-Orient continue de faire peser une incertitude sur le développement du champ.
Les analystes de Banca Akros estiment que le contrat pourrait avoir une valeur significative et confirment leur recommandation d'achat ('buy') sur le titre Saipem avec un objectif de cours de 4,4 EUR. Les actions ont clôturé la dernière séance en hausse de 2,8 % à 4,234 EUR, tandis que le Brent a bondi de 6,8 % à 97,33 USD le baril après l'interruption des négociations entre l'Iran et les États-Unis et les menaces de fermeture du détroit d'Ormuz.
Lors de la publication des résultats du premier trimestre 2026, Saipem a prévenu qu'une fermeture prolongée du détroit au-delà du début du mois de juin pourrait retarder la livraison de composants critiques, perturber la logistique mondiale et alimenter les pressions inflationnistes. Parallèlement, la société estime que la crise pourrait soutenir davantage les investissements énergétiques et ceux nécessaires à la reconstruction des infrastructures dans la région.
Le groupe dirigé par Alessandro Puliti a confirmé ses prévisions ('guidance') pour 2026, avec des revenus attendus à 15,5 milliards EUR, stables par rapport à 2025, un Ebitda prévu à 1,9 milliard EUR contre 1,7 milliard EUR, un flux de trésorerie opérationnel de 1 milliard EUR et un flux de trésorerie disponible ('free cash flow') d'au moins 600 millions EUR.
Le carnet de commandes s'élevait à 29,7 milliards EUR au premier trimestre, dont 11,5 milliards EUR au Moyen-Orient, une zone qui a généré des revenus de 1,1 milliard EUR et représente plus d'un tiers du backlog global.
Plus prudente, Equita maintient sa recommandation à 'conserver' ('hold') et son objectif de cours de 3,7 EUR. Les analystes soulignent que le titre se négocie sur un multiple cours/bénéfice 2026 de 21 fois, soit une prime de 10 % par rapport aux sociétés de services pétroliers américaines.
La future entité issue de la fusion avec Subsea7, Saipem 7, se négocierait quant à elle à 14,5 fois les bénéfices attendus pour 2027, en incluant des synergies estimées à 300 millions EUR. Selon Equita, le principal risque reste lié à d'éventuels retards logistiques en cas de fermeture du détroit d'Ormuz au-delà de juin-juillet, tandis que l'inflation et les coûts d'assurance semblent pour l'instant gérables.
Par Antonio Di Giorgio, reporter Alliance News
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