Saudi Aramco, le plus grand exportateur de pétrole au monde, prévoit de signer deux accords d'approvisionnement en gaz naturel liquéfié (GNL) avec les entreprises américaines Woodside Energy et Commonwealth LNG à l'occasion de la visite à Washington du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane la semaine prochaine, ont indiqué à Reuters des sources proches du dossier.

Désireuse de devenir un acteur majeur du GNL, notamment aux États-Unis où la capacité de production de GNL devrait presque doubler au cours des quatre prochaines années, Saudi Aramco a déjà conclu des accords avec d'autres acteurs américains, dont Rio Grande LNG de NextDecade.

La société vise une capacité de 20 millions de tonnes par an (mtpa) de GNL, dont 4,5 millions de tonnes sont actuellement en cours de développement, a précisé Amin Nasser, président-directeur général d'Aramco, lors d'une conférence téléphonique avec des analystes en août.

Shell, le premier négociant mondial de GNL, a vendu environ 66 mtpa l'an dernier.

Selon trois sources industrielles, Aramco devrait s'assurer un approvisionnement en GNL allant jusqu'à 2 mtpa auprès de l'installation proposée par Commonwealth LNG à Cameron, en Louisiane.

Par ailleurs, un accord avec Woodside prévoit qu'Aramco acquiert une participation dans le projet de GNL de 17,5 milliards de dollars de la société en Louisiane, ainsi qu'un contrat d'achat pour garantir jusqu'à 2 mtpa d'approvisionnement en GNL, selon quatre sources du secteur.

Aramco a refusé de commenter. Woodside a déclaré ne pas commenter les spéculations du marché et a renvoyé à un accord précédent visant à explorer des opportunités de collaboration avec Aramco. Commonwealth LNG n'a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire.

Pour Commonwealth LNG, cet accord rapprocherait la société de l'objectif de vendre 8 mtpa sur une capacité totale de 9,5 mtpa de l'usine.

Commonwealth LNG envisage de construire la première installation d'exportation de GNL intégrée aux États-Unis, permettant à son principal actionnaire, Kimmeridge, de vendre le gaz issu de sa production de schiste d'Eagle Ford à l'usine.

La société prévoit de prendre une décision finale d'investissement concernant la construction de l'usine d'ici la fin de l'année.

Woodside a donné, en avril, son approbation finale pour son projet : une usine composée de trois trains, d'une capacité annuelle de 16,5 millions de tonnes, dont la mise en service est attendue pour 2029.