Genève (awp) - Le fabricant de machines à souder et à tisser Schlatter a plongé dans les chiffres rouges l'année dernière, dans un contexte de tassement des ventes, de franc fort, de faible demande et sous l'effet des droits de douane américains. Pour l'exercice en cours, l'industriel zurichois espère revenir à un résultat bénéficiaire.

La perte nette pour 2025 s'est élevée à 1,4 million de francs suisses, à comparer au bénéfice de 1,5 million dégagé l'année précédente, précise un communiqué diffusé vendredi. Le résultat opérationnel avant intérêt et impôts (Ebit) a été réduit de trois quarts à 0,5 million.

Dans ce contexte, le conseil d'administration va proposer aux actionnaires de renoncer au dividende, après 1 franc par titre versé au titre de 2024. L'assemblée du 6 mai aura le dernier mot.

Fin janvier, Schlatter avait dévoilé l'état de ses entrées de commandes et son chiffre d'affaires 2025. Les nouveaux ordres ont reculé de 10,4% à 91,1 millions de francs suisses, pour un carnet de 48,8 millions (-20%) à fin décembre. Le chiffre d'affaires s'est replié de 7,8% à 104,4 millions de francs suisses. La baisse a affecté les deux divisions du groupe basé à Schlieren.

La direction craint la poursuite du repli des recettes en 2026, mais vise "au moins" un résultat net à l'équilibre. La priorité cette année ira à l'augmentation des commandes, à l'amélioration de l'efficience et des marges, ainsi qu'à la réduction des coûts. Les économies commenceront à déployer leurs effets en deuxième partie d'année, note Schlatter.

La demande devrait rester faible cette année, en raison des incertitudes géopolitiques, de la force du franc et de la récession frappant certains marchés importants. Schlatter revendique déjà pour 2026 une "large" utilisation des capacités de production de la division dévolue à la soudure (Welding), contrairement à l'unité consacrée au tissage (Weaving).

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