Ce rapport est publié chaque trimestre et réalisé par Argos et Epsilon Research. Ses conclusions reposent sur l’analyse de prises de participation majoritaires sur des sociétés dont la valeur des fonds propres s’établit entre 15 et 500 millions d’euros.

Au dernier trimestre 2025, le multiple EV/EBITDA médian s’établit à 8,3x, un plus bas depuis 2014. 27% des opérations ont été réalisées sous 7x, et seulement 7% au-dessus de 15x.

On observe surtout un fort recul des multiples sur les transactions aux multiples les plus élevés. 

Source (Argos et Epsilon Research)

Par conséquent, les opérations sont nettement reparties à la hausse ce semestre (+30% par rapport au premier semestre).

D’un côté, les vendeurs revoient leurs ambitions à la baisse dans un contexte de marché plus contraint et de l’autre, les acquéreurs bénéficient d’une meilleure visibilité. Ce nouvel équilibre a permis de débloquer des transactions restées en attente.

Un autre point intéressant de cette publication est le resserrement de la prime payées par les fonds d’investissement par rapport aux acquéreurs stratégiques – les entreprises qui absorbent une autre à des fins de synergies plutôt que pour une revente. 

Les fonds n’inondent plus le marché avec la promesse d’une sortie à un multiple supérieur. Selon Bain, il suffisait, il y a dix ans, d’augmenter l’EBITDA de 5% par an pour viser un rendement de 2,5x sur cinq ans. Aujourd’hui, il faudrait plutôt 12% de croissance annuelle. Place à la rationalisation, d’autant que les fonds doivent retourner du cash à leurs investisseurs, alors que les sorties restent difficiles à exécuter. Dans ce contexte, les solutions alternatives gagnent du terrain avec les fonds de continuation, recapitalisations par dividende, etc. C’est ce que nous expliquions récemment dans cet article : Le private equity européen trouve des alternatives aux IPO | Zonebourse

Pour cette année, Bain & Co vient de publier son Global Private Equity Report 2026. 80% des gérants ne s’attendent pas à une hausse des multiples. La majorité estime en revanche qu’ils dépendront moins des mécanismes de liquidité alternatifs et que les volumes de transactions augmenteront.