Les annonces les plus conséquentes concernent l'intelligence artificielle et les centres de données, le président Emmanuel Macron cherchant à positionner la France comme une plaque tournante européenne des infrastructures d'IA, portée par son approvisionnement en électricité décarbonée.
Voici les principaux engagements d'investissement :
IA ET CENTRES DE DONNÉES
SoftBank prévoit de développer et d'exploiter une capacité de 5 GW de centres de données dédiés à l'IA en France, incluant un investissement initial de 45 milliards d'euros pour 3,1 gigawatts dans les Hauts-de-France d'ici 2031. Les projets devraient créer environ 8 600 emplois dans le secteur de la construction et 900 emplois directs d'exploitation.
Le gestionnaire d'actifs canadien Brookfield prévoit de porter ses investissements dans les infrastructures d'IA en France à 30 milliards d'euros, contre les 20 milliards annoncés en février 2025. Cet investissement couvre une installation d'IA à E-Valley près de Cambrai et un nouveau site d'IA à Escaudain.
La société de cloud dédié à l'IA Nebius, basée aux Pays-Bas, prévoit de transformer un ancien site Bridgestone en un centre de calcul européen majeur, investissant plus de 8 milliards d'euros pour une capacité cible de 240 mégawatts.
La société d'investissement d'Abou Dhabi MGX et la banque publique d'investissement Bpifrance ont déclaré qu'un deuxième site d'IA devrait être sélectionné prochainement, représentant environ 7,5 milliards d'euros d'investissement et 700 emplois permanents une fois opérationnel.
Le spécialiste des centres de données bas carbone Verne et la société d'investissement française Ardian prévoient de développer un campus d'infrastructures numériques en région parisienne, avec un investissement pouvant atteindre 5 milliards d'euros et une capacité cible de 500 MW.
Le groupe d'infrastructures numériques des Émirats arabes unis Phoenix Group, avec DC Max, prévoit un premier campus de centres de données de 18 MW dans la région lyonnaise et un plan plus vaste incluant environ 500 MW en France, représentant jusqu'à 4 milliards d'euros d'investissement potentiel.
Le groupe américain de logiciels d'entreprise Salesforce a annoncé un investissement supplémentaire de 2 milliards d'euros en France, incluant son premier centre d'innovation en IA de l'UE à Paris.
INDUSTRIE, ÉNERGIE ET DÉCARBONATION
L'entreprise de services publics portugaise EDP a annoncé 1,3 milliard d'euros de nouveaux investissements en France d'ici 2030, couvrant l'éolien terrestre et offshore, le solaire, le stockage par batterie et les infrastructures de réseau.
La société allemande d'énergies renouvelables Enertrag a annoncé un programme d'investissement de 1,1 milliard d'euros d'ici 2030 pour les énergies renouvelables et les infrastructures de stockage par batterie en France.
Le groupe sidérurgique italien Marcegaglia a annoncé 600 millions d'euros supplémentaires pour son projet Mistral à Fos-sur-Mer, portant l'investissement total prévu sur le site à environ 1,2 milliard d'euros.
Le groupe d'emballage papier Smurfit Westrock, basé en Irlande, a annoncé près de 600 millions d'euros d'investissement dans ses sites français au cours des trois à cinq prochaines années pour moderniser et décarboner ses activités.
SANTÉ ET PHARMACIE
Le laboratoire pharmaceutique allemand Boehringer Ingelheim a annoncé un programme d'investissement de 500 millions d'euros d'ici 2030 dans la santé animale.
LOGISTIQUE, DISTRIBUTION ET FINANCE
Le groupe immobilier belge VGP investira plus de 1,5 milliard d'euros dans des parcs d'activités et des installations logistiques.
Le groupe américain de commerce électronique et de cloud Amazon a annoncé trois nouveaux sites logistiques et un nouveau centre de distribution, investissant 400 millions d'euros et créant plus de 3 000 emplois permanents.
Le groupe polonais de consignes de colis et de livraison InPost, propriétaire de Mondial Relay, prévoit d'investir au moins 500 millions d'euros supplémentaires en France d'ici 2030, et envisage de créer au moins 750 emplois.
DIVERTISSEMENT
L'organisation saoudienne E-Sport Foundation investira environ 250 millions d'euros dans l'organisation de la Coupe du monde d'Esports à Paris cet été, ce qui, selon le gouvernement, devrait générer environ 600 millions d'euros de retombées économiques indirectes.
(1 $ = 0,8587 euro)



















