Le coût moyen d'acquisition d'un bien immobilier augmentera de 1,8% cette année, contre une prévision de 2,5% il y a trois mois, d'après l'enquête menée du 26 mai au 8 juin. Les prévisions médianes pour 2027 et 2028 sont restées inchangées, avec une hausse de 3,0%.
'La récente remontée des taux hypothécaires, en partie alimentée par l'incertitude mondiale et le conflit au Moyen-Orient, devrait peser sur la croissance des prix de l'immobilier à court terme', a déclaré Aneisha Beveridge, de l'agence immobilière Hamptons Property.
'Le renchérissement du crédit réduit le pouvoir d'achat et tend à refroidir la demande, en particulier sur les marchés les plus onéreux.'
Les prix de l'immobilier ont chuté de manière inattendue en mai, selon les données publiées vendredi par le prêteur hypothécaire Halifax.
À Londres - autrefois place forte des investisseurs étrangers - les prix reculeront de 0,3% cette année avant de se redresser pour progresser de 2,0% en 2027 et de 3,0% en 2028, indique le sondage.
Interrogés sur les deux principaux obstacles pour les primo-accédants, les répondants en ont majoritairement retenu trois : l'importance de l'apport personnel requis, le niveau élevé des taux d'intérêt et la cherté des prix.
'L'épargne nécessaire à l'apport demeure le principal frein à l'accession à la propriété, surtout sur les marchés à forte valeur comme Londres, où les acheteurs doivent accumuler un capital substantiel avant même de pouvoir entamer leur projet d'achat', a expliqué Marc Von Grundherr, de l'agence Benham and Reeves.
'Le niveau des prix de vente constitue le second obstacle majeur.'
Le prix de vente moyen d'un premier logement, hors centre de Londres, s'élevait à 228 048 livres (303 897 dollars) en mai, selon le site immobilier Rightmove le mois dernier, rendant la constitution de l'apport habituel de 10% difficile pour beaucoup de ceux qui souhaitent accéder à la propriété.
MARCHÉ LOCATIF
L'augmentation des loyers dépassera largement celle des prix d'achat au cours des prochaines années, alors que l'offre se contracte. Certains investisseurs quittent en effet le marché locatif suite à l'entrée en vigueur le mois dernier du 'Renters' Rights Act', une loi qui impose de nouvelles contraintes aux bailleurs.
Dans la capitale, les loyers augmenteront de 3,0% cette année ainsi que les deux suivantes, selon la dernière enquête - un chiffre quasiment inchangé par rapport au sondage du trimestre précédent.
Les loyers des logements urbains progresseront de 3,3% en 2026, puis de 3,0% l'année suivante et de 2,5% en 2028, d'après l'enquête.
'À l'avenir, les loyers ne peuvent suivre qu'une seule direction, la hausse, en raison de la croissance du nombre de ménages et de la pénurie d'offre, tant dans le neuf que dans l'ancien', a affirmé Tony Williams, du cabinet de conseil Building Value.
Le spécialiste britannique de l'investissement locatif Paragon Banking Group a relevé sa prévision de marge d'intérêt nette annuelle, tout en signalant un fléchissement du moral des consommateurs et des entreprises dans un contexte d'incertitude politique et géopolitique.
(Autres dépêches issues des sondages Reuters du T2 sur le marché immobilier)
(1 dollar = 0,7504 livre)



















