Dans une étude sectorielle diffusée dans la matinée, le broker explique avoir porté son conseil sur le titre de "neutre" à "surpondérer" avec un objectif de cours amélioré de 9 à 15 dollars.

Si Piper reconnaît que le groupe automobile se trouve aujourd'hui dans une situation plus compliquée que d'autres constructeurs, il juge aussi que Stellantis lui semble présenter, à l'heure actuelle, le plus fort potentiel de hausse en Bourse.

Il rappelle que l'entreprise a récemment connu un certain nombre de difficultés, comme des pertes de parts de marché importantes et des changements au niveau de son équipe de direction, ce qui a eu pour effet de ramener en l'espace de quelques années sa marge opérationnelle (Ebit) de plus de 13% à quasiment zéro.

S'il prévoit une poursuite des pertes de parts de marché et de la contraction des marges bénéficiaires en Amérique Latine et au Moyen-Orient, où les marques chinoises sont très présentes, le courtier estime en revanche qu'une reprise est probable aux Etats-Unis, la région la plus critique.

Alors que ses parts de marché ont récemment touché un plancher outre-Atlantique, les nouveaux modèles devraient soutenir la croissance en 2026, assure Piper, qui se dit par ailleurs curieux sur la joint-venture créée avec Leapmotor, qui pourrait bien l'aider à limiter l'impact de la concurrence chinoise.

Jugeant que les problèmes du groupe sont déjà reflétés dans les cours avec un PER d'environ 6x, contre 3-4x auparavant, le professionnel pense que la remontée de l'action s'appuiera sur une dynamique de révision à la hausse des prévisions de résultats, mais conseille aussi de surveiller d'autres éléments comme d'éventuelles cessions de marques, une reprise des rachats d'actions ou l'implantation de mesures politiques favorables.

Suite à ces propos favorables, l'action Stellantis cotée sur le NYSE gagnait près de 1,8% en fin de matinée tandis que celle cotée sur Euronext Paris s'adjugeait 1,7% à quelques minutes de la clôture.

A noter que Piper Sandler a également relevé à "surpondérer" son conseil sur les deux autres grands constructeurs de Détroit, Ford et GM.