Le fabricant d'arômes et de parfums Symrise a réussi à augmenter de manière surprenante son bénéfice opérationnel grâce à une politique d'économies. La rentabilité a atteint son plus haut niveau depuis dix ans, a souligné le directeur général Jean-Yves Parisot lors d'une conférence téléphonique mercredi. Selon lui, l'effet des gains d'efficacité est durable. Pourtant, l'action Symrise a poursuivi sa baisse entamée ces derniers jours et a perdu environ un pour cent.

Le résultat opérationnel ajusté a progressé de près de cinq pour cent pour atteindre 1,08 milliard d'euros. La marge opérationnelle s'est améliorée de plus d'un point pour s'établir à 21,9 %. En conséquence, le dividende doit être relevé pour la seizième fois consécutive, à 1,25 euros par action. Le mois dernier, l'entreprise avait en outre annoncé un programme de rachat d'actions pouvant aller jusqu'à 400 millions d'euros.

Le bilan pour 2025 a toutefois été affecté par plusieurs facteurs exceptionnels. Une dépréciation de 148 millions d'euros sur l'activité terpènes, destinée à être cédée, ainsi que de 150 millions d'euros sur la participation dans la société suédoise Swedencare, ont fait reculer le bénéfice opérationnel non ajusté d'environ douze pour cent à quelque 913 millions d'euros. La dépréciation du dollar et de plusieurs autres devises a réduit le chiffre d'affaires du groupe de 1,4 % à 4,93 milliards d'euros. Hors effet de change, la croissance organique s'élève à 2,8 %. Cette progression se situe au milieu de la fourchette d'objectifs, abaissée en octobre à 2,3-3,3 % en raison d'une demande affaiblie.

Pour 2026, Symrise prévoit une croissance toujours modérée. Le groupe table sur une hausse organique du chiffre d'affaires comprise entre deux et quatre pour cent, ainsi qu'une marge opérationnelle ajustée entre 21,5 et 22,5 %. Selon l'analyste Chris Counihan de la banque d'investissement Jefferies, les valeurs moyennes de ces prévisions dépassent parfois, mais restent aussi parfois en deçà des attentes du marché. Face au recul organique anticipé du chiffre d'affaires au premier trimestre, l'activité devra s'accélérer dans les mois suivants pour atteindre les objectifs annuels.

L'entreprise a confirmé ses perspectives à moyen terme. D'ici 2028, les revenus devraient augmenter de cinq à sept pour cent par an. La marge opérationnelle restera comprise entre 21 et 23 %.

(Reportage de Patricia Weiß et Hakan Ersen, édité par Myria Mildenberger. Pour toute question, veuillez contacter notre rédaction à berlin.newsroom@thomsonreuters.com (pour la politique et l'économie) ou frankfurt.newsroom@thomsonreuters.com (pour les entreprises et les marchés).)